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Test : Tales of Symphonia : Dawn of the New World
Wii

Avec tout de même un an de retard sur la version sortie aux Etats-Unis, Tales of Symphonia : Dawn of the New World nous arrive finalement en français. Un événement attendu avec la plus grande impatience par la communauté de fans du premier Tales of Symphonia qui désirait cet instant sans trop y croire. Il faut dire que les suites directes sont rares au sein de la grande famille des « Tales of », et l'annonce d'un prolongement à l'épisode GameCube en avait surpris plus d'un.

L'histoire de Tales of Symphonia : Dawn of the New World se déroule deux ans après la fin des événements du premier volet. Ce laps de temps non négligeable qui sépare les deux opus aura vu survenir bon nombre de bouleversements majeurs au sein du monde réunifié par Lloyd et ses compagnons. Le périple de la régénération du monde entamé par Colette, l'Elue, et ses gardiens, s'était soldé par la fusion de Sylvarant avec Tesséha'lla. Mais, en l'espace de deux ans, les choses ont pris une tournure totalement inattendue. Les conflits émergeant entre les deux peuples ont vu la formation d'un groupe de résistants appelé Vanguard, qui agit contre l'église de Martel sans afficher clairement ses ambitions. Victime d'une purge sanglante et réduite en cendres, la ville de Palmacosta est tombée avec ses habitants, et parmi eux se trouvaient les parents d'Emil, le nouveau héros de cet épisode.

Les monstres qui combattent à vos côtés facilitent la capture des autres monstres.

Lorsque démarre le soft, Emil n'a pourtant rien d'un héros. Son caractère démesurément timide et craintif l'a rendu lâche aux yeux des autres, l'adolescent n'osant jamais hausser la voix pour défendre ses convictions. Et cela même lorsqu'on l'oblige à s'incliner devant la statue de Lloyd Irving, le héros qui permit à l'Elue de sauver le monde deux ans plus tôt, mais qu'Emil déteste au plus haut point. Car c'est à Lloyd que beaucoup imputent le massacre de Palmacosta et la mise à mort de ses habitants. Ne le considérant plus que comme l'assassin de ses parents, Emil a juré de se venger de lui, et l'intervention d'un certain Richter pourrait bien lui donner les moyens d'y parvenir. Mais ce dernier est à la recherche de Marta, une jeune fille qui a elle aussi ses propres raisons de vouer une haine sans borne aux anciens héros de Sylvarant. Entraîné dans une série d'événements qui le dépassent et contraint de faire un choix, Emil va très vite signer un pacte avec Ratatosk, l'esprit de l'arbre sacré qui commande à tous les monstres. Dès lors, le garçon sera partagé entre deux personnalités diamétralement opposées : son ancien caractère timoré et l'esprit incontrôlable du chevalier de Ratatosk. En compagnie de Marta et de Tenebrae, un Centurion de forme animale qui commande à tous les monstres affiliés aux ténèbres, Emil va partir en quête des noyaux qui permettront l'éveil de Ratatosk et éviteront à l'équilibre naturel du monde d'être brisé.

Sous l'emprise de Ratatosk, Emil n'est plus le garçon timoré qu'il était auparavant.

Le titre a donc la bonne idée de nous placer du point de vue de ceux qui ont juré la perte de Lloyd, de Colette et de tous les anciens héros de Tales of Symphonia. Un choix audacieux qui n'évite cependant pas au scénario de reprendre un cours un peu plus prévisible à chacune des rencontres avec l'un des anciens gardiens de l'Elue. Un prétexte pour nous permettre de savoir ce qu'ils sont devenus mais aussi pour nous donner la chance de faire un bout de chemin avec eux jusqu'à ce que d'autres viennent prendre le relais. Car si ces derniers peuvent être inclus temporairement à l'équipe, leur niveau est fixe et on ne peut jamais les considérer comme des personnages évolutifs faisant partie intégrante du groupe. Emil et Marta sont en effet les seuls sur lesquels vous pourrez compter jusqu'au bout, les seuls dont vous pourrez personnaliser l'équipement de la tête aux pieds et gérer librement les capacités. Le soft prend en effet le parti de nous faire jouer soit avec des alliés temporaires aux talents bridés, soit avec... des monstres.

Les déplacements sur la carte du monde sont désormais automatiques.

En tant que chevalier de Ratatosk, Emil a pour mission de réunir un maximum de créatures susceptibles d'accepter de se battre pour lui et pour le Centurion Tenebrae. Par la force des choses, on se retrouve donc très vite aux commandes d'une véritable armée de monstres en tout genre, chacun d'entre eux pouvant être inclus dans l'équipe à n'importe quel moment via la guilde des Minouz. Une tribu qui fait également son retour dans cet épisode pour nous donner accès à des quêtes optionnelles et nous permettre de cuisiner pour nourrir nos monstres. En se débrouillant bien, on peut ainsi les faire évoluer de manière considérable et développer leurs capacités quitte à les transformer pour en faire de véritables machines de guerre. Autant dire qu'une grande partie de l'intérêt du jeu réside dans cet élevage intensif de monstres et qu'il vaut donc mieux ne pas négliger cet aspect même si la tentation de s'entourer des anciens héros de Tales of Symphonia est parfois très forte !

Lloyd est-il réellement l'auteur des crimes dont on l'accuse ?

S'échelonnant sur huit chapitres pour une trentaine d'heures de jeu, l'aventure nous donne l'occasion d'arpenter des environnements déjà connus qui ont toutefois radicalement changé après la fusion des deux mondes. Le level design de certains niveaux a parfois été repris à l'identique, mais le cheminement et les énigmes diffèrent la plupart du temps. Il en ressort tout de même une très forte impression de déjà-vu qui donne le sentiment que les concepteurs de cette suite ont joué la carte de la facilité en reprenant l'essentiel du travail effectué par les développeurs du premier Tales of Symphonia. Des lieux déjà visités par le passé, des musiques déjà entendues, des personnages qu'on avait déjà appris à connaître, pour ne rajouter finalement que très peu d'éléments inédits à l'ensemble. Le plus frustrant dans tout ça reste quand même l'abandon pur et simple des déplacements sur la carte du monde. Celle-ci est désormais réduite à un simple plan qui permet de passer instantanément d'un lieu à un autre, et tant pis pour ceux qui aiment voyager ! Pratique mais beaucoup moins immersif que lorsqu'on arpentait à pied les mondes de Sylvarant et Tesséha'lla, avec le risque de se faire courser par des monstres mal intentionnés...

Les Artes mystiques sont propres à chacun des protagonistes.

Calqué sur le gameplay du premier volet, le système de jeu s'inscrit dans la lignée de celui que l'on connaissait, avec tout de même quelques modifications liées au bestiaire allié. En fonction des Artes utilisés, des symboles représentant différents éléments naturels s'accumulent en bas de l'écran, et c'est leur alignement qui permet ensuite d'enrôler un monstre pour l'ajouter à sa réserve. En combattant aux côtés d'un monstre affilié au même élément, on peut d'ailleurs optimiser l'opération pour avoir moins de risques d'essuyer un refus. En bas de l'écran, une jauge permet de déclencher des attaques à l'unisson avec ses coéquipiers, à moins que vous ne préfériez la conserver pour lancer vos Artes mystiques. Ces derniers sont propres à tous les personnages humains du jeu et suffisent, bien souvent, à renverser une situation à votre avantage. Il faut dire que les boss ne plaisantent pas dans Tales of Symphonia : Dawn of the New World et que le recours à ces Artes mystiques constitue un joker dont il vaut mieux ne pas se priver !

Les héros du premier volet viendront vous prêter main forte à tour de rôle.

Pour finir, précisons que cette version française se retrouve dépossédée de la chanson d'introduction originale ainsi que des voix japonaises. En contrepartie, on hérite d'un doublage anglais, d'une traduction des textes en français, de l'ajout d'accessoires exclusifs à la version PAL ainsi que d'un mode Galerie riche en bonus à débloquer en fin de jeu. Moins indispensable que son aîné, Tales of Symphonia : Dawn of the New World accuse le poids de ses compromis. Les choix opérés ne feront sans doute pas l'unanimité auprès des fans du premier volet, d'autant que sa durée de vie est moindre et le sentiment de déjà-vu omniprésent. Malgré un début de partie laborieux et une histoire qui ne dévoile tout son intérêt que dans les tout derniers chapitres, on ne regrette cependant pas ce nouvel aller-retour privilégié dans le monde de Tales of Symphonia à l'heure où les RPG ne se bousculent pas au portillon de la Wii.

Les notes
  • Graphique 14 /20

    Assez fidèle à l'original, le style visuel abandonne les contours noirs du cel-shading pour un rendu un peu plus fin mais néanmoins dépassé à l'heure actuelle.

  • Jouabilté 15 /20

    La principale particularité du système de jeu réside dans la gestion des monstres qui seront vos principaux alliés en combat. Les héros du premier Tales of Symphonia se contentent de vous accompagner de temps à autres, Emil et Marta étant les deux seuls personnages librement customisables. Heureusement, le gameplay gagne en nervosité au fil du jeu et les Artes mystiques sont vraiment utiles.

  • Duree 13 /20

    Comptez 30 heures en moyenne pour terminer l'aventure, avec tout de même une bonne flopée de quêtes optionnelles et des affrontements tendus contre certains boss. Mieux vaut adhérer au concept de capture et d'élevage de monstres pour rallonger la durée de vie de manière un peu plus décente.

  • Son 13 /20

    La plupart des musiques sont déjà connues car reprises du volet GameCube. La chanson d'introduction a mystérieusement disparu, tout comme les voix japonaises, il faut donc se rabattre sur le doublage anglais parfois agaçant.

  • Scénario 14 /20

    La traduction des textes en français ne justifie peut-être pas la longue année d'attente entre la sortie américaine et européenne, mais elle permet d'apprécier l'histoire à sa juste valeur. Plus étonnante au début que dans la manière dont elle évolue, l'histoire devient vite prévisible et seuls les tout derniers chapitres parviennent à nous tenir en haleine.

S'il est vrai que Tales of Symphonia avait grandement marqué les joueurs lors de sa sortie sur GameCube il y a quelques années, sa suite n'a malheureusement pas bénéficié des mêmes soins de la part de ses concepteurs. En jouant la carte de la facilité, ces derniers ont opté pour un épisode moins dense, plus court et offrant beaucoup moins de liberté. A moins d'adhérer complètement à la nouvelle gestion des monstres, le fan sera donc forcément déçu, même s'il aura tout de même plaisir à s'imprégner à nouveau de l'ambiance inimitable de la saga Tales of.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
13 novembre 2009 à 17:17:08
14/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (316)
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14/ 20
Mis à jour le 13/11/2009 Voir l'historique
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