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Final Fantasy VI
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Test Final Fantasy VI sur SNES du 08/09/2009

Test : Final Fantasy VI
SNES
Final Fantasy VI
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Dunslim
L'avis de Dunslim
MP
Journaliste jeuxvideo.com
08 septembre 2009 à 11:27:04
19/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (111)
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18.7/20
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Après un cinquième volet fort réussi quoique légèrement en retrait sur le plan de l'histoire, Final Fantasy VI devait opérer la synthèse entre narration poussée, rythme irréprochable et richesse du système de jeu pour donner naissance à l'épisode le plus abouti de la saga. Sans surprise, le résultat est largement à la hauteur des ambitions, à tel point que beaucoup d'amateurs voient en ce jeu l'un des plus fabuleux RPG de la période faste Super NES, tandis qu'un certain nombre de fans le considèrent encore aujourd'hui comme le meilleur épisode de l'immense saga de Square. D'autres enfin se contentent de le présenter, excusez du peu, comme la plus grande œuvre que le genre ait produit depuis son émergence. Un culte justifié pour l'un des rares opus de la monumentale saga qui met tout le monde d'accord. Posé sur son piédestal, FFVI resplendit comme au premier jour de son existence...

Final Fantasy VI

Dès la séquence d'introduction, un constat s'impose : ce titre se présente comme l'un des plus beaux jamais vus sur Super Nintendo. Scrolling différentiel et Mode 7 réquisitionnés à outrance, niveau de détail impressionnant, textures superbes et variées... Et si tout cela peut paraître bien dépassé à l'heure de la haute définition et du tout-3D, le cachet artistique dont bénéficie FFVI, lui, est intemporel. C'est un univers steampunk/fantasy d'une richesse inouïe qui se dévoile au joueur, tout émerveillé qu'il est de constater, au fur et à mesure du déroulement de l'aventure, le degré de cohérence et d'aboutissement artistique de ce fabuleux monde de pixels. Cela dit, ajouteront peut-être certains fans, c'est d'abord l'histoire, alliée à une progression parfaitement rythmée et une puissance émotionnelle inédite, qui constitue la réussite fondamentale de ce sixième FF. Une histoire qui, par sa profondeur et son intensité dramatique, reste probablement l'une des plus marquantes de la série. Certains pics allant même jusqu'à imprégner à jamais la mémoire du joueur lambda.

Final Fantasy VI
Une séquence d'introduction mémorable..."
Mystérieuse jeune femme amnésique capable d'utiliser la magie, ô miracle dans un monde où le mot même semble refléter un phantasme séculaire, Terra se voit libérée du joug de ses oppresseurs impériaux à la suite de la découverte inattendue d'une créature légendaire près de la petite ville minière de Narshe. Point de départ d'une quête de longue haleine dont l'issue conditionne bien entendu le salut de l'humanité. Oubliés les grands moments et les scènes de bravoure du spectaculaire FFIV : nous atteignons ici un palier dramatique inédit. Plusieurs années avant FFVII, Metal Gear Solid ou encore Half-Life, Final Fantasy VI est celui qui repousse les limites connues en termes de narration et de mise en scène dans un jeu vidéo. Épiques ou tragiques, cocasses ou poignants, les événements amenés par la trame du jeu affectent réellement un joueur nécessairement impliqué allant de surprise en surprise tout au long d'une quête douloureuse et désespérée. Impossible, aussi, de ne pas se sentir totalement embarqué dans l'aventure après quelques heures passées en compagnie de personnages aussi profonds et consistants que ceux que l'on découvre ici, par ailleurs imaginés par l'excellent Yoshitaka Amano.

Final Fantasy VI
L'étendue des pouvoirs de Terra va bien au-delà de sa propre imagination.
En ce qui concerne le casting du jeu, précisons que FFVI est le seul épisode à ne pas élever un protagoniste en particulier au rang de héros, et si certains personnages auront évidemment un rôle un peu plus crucial que d'autres à jouer au cours de l'histoire, aucun n'est réellement mis en avant au détriment du reste de l'équipe. Un choix judicieux qui, du point de vue narratif, met tout le monde sur un pied d'égalité et permet de faire ressortir la richesse et la variété dont jouit le petit groupe - quoique numériquement assez conséquent vers la fin du cheminement puisqu'on parle quand même d'une grosse douzaine de figures. Signalons sans trop en dévoiler que l'aventure est scindée en deux morceaux par un événement des plus critiques survenant assez tardivement. Tandis que, dans la première partie du jeu, l'histoire dicte ses règles et vous impose l'utilisation de tel ou tel personnage suivant ses aléas, la seconde tranche du récit laisse à vos bons soins l'exploration d'un monde ouvert et étendu. Grisant. Par ailleurs, il semble important de mettre en avant la qualité franchement exceptionnelle des pistes musicales composées pour le jeu. Aucune contestation possible, Uematsu exploite le potentiel sonore de la modeste 16 bits avec un talent et une maîtrise extraordinaires, poussant l'emphase jusqu'à reproduire synthétiquement une prestation mélodramatique chantée, façon ténor, durant la fameuse scène de l'opéra - du jamais vu auparavant sur console. Une séquence théâtrale absolument sublime, d'une puissance lyrique déchirante et qui se trouve être un échantillon particulièrement révélateur du génie dont transpire l'œuvre de Square dans les domaines technique et artistique. Inoubliable, la bande-son de Final Fantasy VI est à mettre au panthéon musical, non seulement de la saga, mais aussi de l'histoire du jeu vidéo.

Final Fantasy VI
Ignoble bouffon sarcastique, Kefka nourrit une ambition dévastatrice.
Après quatre paragraphes destinés à vanter les qualités artistiques et narratives du soft, peut-être est-il temps de s'attaquer au flanc de la jouabilité. Car si FFVI brille par ses scènes cultes et son intrigue excellemment cadencée, il n'en est pas moins tout à fait passionnant à jouer. Commençons donc par exposer le cœur du système. A l'inverse de FFV qui faisait intervenir des combattants neutres que l'on pouvait vêtir et spécialiser à sa guise, ici chaque personnage possède des compétences et un arsenal qui lui sont individuels. L'utilisation des compétences en question nécessite de passer par la commande de Skills qui - je le disais - diffère en fonction du personnage. C'est là le grand intérêt des combats de ce jeu, puisqu'il s'agira d'exécuter certaines manipulations bien précises afin de déclencher telle ou telle technique. Par exemple, en vue de tirer profit des diverses aptitudes martiales de Sabin, vous devrez au préalable mémoriser une combinaison de touches propre à chacune d'entre elles, avant de l'exécuter sans faute sur le champ de bataille. Setzer, joueur invétéré, dispose quant à lui d'une roulette de sorts aux effets incertains, et ainsi de suite... Et quand ce n'est pas, comme décrit ci-dessus, la manipulation même des techniques qui présente une particularité, c'est généralement que leur méthode d'apprentissage demande un effort spécifique, à l'image de Gau dont l'épreuve d'assimilation consiste en une chasse aux différentes espèces sur un continent donné de l'Atlas. S'il n'est pas utile de présenter chaque guerrier en détail, on retiendra que chacun d'entre eux maîtrise un style unique dont le maniement et l'évolution le sont également, et c'est véritablement ce qui fait le sel du système de combat proposé dans cet épisode. Autrement, les batailles se déroulent de façon plutôt classique, au tour par tour et en compagnie de la désormais célèbre jauge ATB. Naturellement, les invocations font leur grand retour et, pour la première fois depuis les débuts de la série, occupent même une place centrale dans le scénario. De même, elles s'avèrent particulièrement importantes au niveau de la progression puisque c'est principalement par leur biais que la quasi-totalité des combattants pourront apprendre à faire usage de la magie, et a fortiori apprendre de nouveaux sorts.

Au final, ce sixième opus se dote d'un système de jeu extrêmement efficace et complet, certes légèrement moins ouvert que celui du précédent volet, mais indéniablement plus varié d'un point de vue ludique, et plus jubilatoire aussi. Une grande réussite, FFVI l'est donc également sur ce point. Enfin, au très bref chapitre des regrets, on signalera tout de même une navigation dans les menus pas encore tout à fait optimale, parfois même quelque peu inconfortable, ainsi que des villes un peu trop semblables les unes aux autres. Tout juste de quoi justifier le retrait d'un point à la note générale.

Les notes
  • Graphismes 18 /20

    Techniquement, FFVI reste probablement l'un des jeux les plus aboutis de la génération 16 bits, avec des graphismes particulièrement fins et détaillés pour l'époque. En parallèle, il nous permet de partir à la découverte d'un monde riche et fouillé où chaque ville, chaque donjon est susceptible de provoquer émerveillement et plaisir des yeux. A noter une utilisation remarquable du fameux Mode 7 propre à la SNES, pour un rendu 3D très agréable (notamment lors des phases à dos de Chocobo et en vaisseau). Au final, on se retrouve face à un titre qui a très bien vieilli de ce côté-là et dont le charme est resté intact.

  • Jouabilité 17 /20

    Sans être le plus profond ni le plus ouvert de la saga, le système de combat proposé dans FFVI se révèle pourtant être l'un des plus "interactifs" qu'elle ait connus. Qu'il s'agisse du Blitz de Sabin dont l'efficacité repose sur la mémoire et la dextérité, des techniques d'escrime de Cyan qui réclameront patience et endurance, ou encore de la roulette de Setzer dont le succès repose sur la chance et la rapidité, chaque aptitude possède son propre mode de fonctionnement. On signalera l'apparition fugitive d'assauts désespérés qui, tout en restant beaucoup trop rares, préfigurent les fameuses Limites des opus suivants. En somme, un gameplay à l'image du jeu dans son entier : riche, passionnant et équilibré.

  • Durée de vie 17 /20

    Bouleversée par un événement-clé à l'impact considérable, l'aventure se divise en deux blocs distincts formant un tout gigantesque. La saga de Square gagne sans aucun doute avec FFVI son épisode le plus long, du moins jusqu'à la sortie du septième du nom. En effet, l'aventure principale ne demandera pas moins d'une grosse quarantaine d'heures avant d'être convenablement pliée (comprenez par là en ayant dûment complété la seconde partie), et le jeu recèle évidemment quantité de quêtes secondaires, toutes plus captivantes les unes que les autres et dont certaines sont agréablement scénarisées.

  • Bande son 19 /20

    Nobuo Uematsu au sommet de son art ? Sans aller jusque-là, puisque tout est affaire de goûts et de ressenti, on peut cependant affirmer que l'OST de ce volet transcende allègrement ce à quoi nous avions l'habitude dans la plupart des jeux de rôle de l'époque. Épique, bouleversante, tout simplement géniale, la musique du jeu n'est pas près d'être délogée de la mémoire de n'importe quel joueur un tant soit peu réceptif au style. Ayant rendu honneur, je l'espère, à la bande-son du jeu au travers d'un paragraphe entier, je terminerai sur ce point en soulignant la fusion parfaite opérée par les concepteurs entre l'image et le son. Du grand art.

  • Scénario 18 /20

    Square renoue ici avec la puissance dramatique et symbolique de FFIV. Non content de nous placer au beau milieu d'un univers des plus fascinants, ce titre nous embarque dans l'une des intrigues les plus prenantes jamais imaginées dans un RPG. Nombreux et charismatiques, les protagonistes plongent en même temps que nous au cœur d'un récit à la fois fabuleux et technologique, truffé de châteaux mécaniques, de vestiges enchantés et autres édifices métalliques. Un scénario aux allures de fresque théâtrale, parsemée de scènes comiques et de grands moments tragiques. Au final, il n'est pas une émotion que Final Fantasy VI ne nous fasse ressentir.

Sans doute le RPG console le plus apprécié de sa génération en compagnie de Chrono Trigger, Final Fantasy VI s'avère incontestablement un joyau absolu du genre. Parfaitement équilibré, grandiose sur le plan de l'intrigue et doté d'une réalisation graphique et sonore au sommet, il réunit tous les ingrédients qui font d'un jeu, une œuvre culte et intemporelle. Dense, grandiose et excellemment menée, l'histoire apparaît peut-être comme la qualité essentielle du titre, mais ce sont aussi une aventure longue, une atmosphère exceptionnelle ainsi qu'un gameplay particulièrement riche et varié qui font sa réussite. On aura beau tergiverser, c'est bel et bien cet épisode qui, en conjuguant excellence ludique, artistique et scénaristique, élève définitivement le nom de Final Fantasy au rang de chef-d'œuvre. Intouchable et indépassable.

Profil de Dunslim
L'avis de Dunslim
MP
Journaliste jeuxvideo.com
08 septembre 2009 à 11:27:04
19/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (111)
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18.7/20
Mis à jour le 08/09/2009
Super Nintendo RPG Squaresoft Heroic Fantasy Steampunk
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