Menu
Dissidia : Final Fantasy
  • PSP
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
Test : Dissidia : Final Fantasy
PSP
Dissidia : Final Fantasy
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
04 septembre 2009 à 17:39:11
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (626)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
17.5/20
Tous les prix
Prix Support
17.33€ PSP
29.90€ PSP
Voir toutes les offres
Partager sur :

Conçu comme un hommage destiné à célébrer les deux décennies de la saga Final Fantasy, Dissidia tente le pari fou de réunir les principaux héros de la série dans un jeu de combat unique en son genre. Démesurément ambitieux, le soft fourmille d'idées étonnantes et sa profondeur de jeu abyssale lui assure une longévité qui défie l'entendement !

Dissidia : Final Fantasy

Et pourtant, il y avait de quoi être sceptique à l'annonce de ce projet opportuniste en lequel personne ne croyait au début. Mais avec la sortie du jeu en version japonaise, il a fallu se rendre à l'évidence : Dissidia n'a rien d'un jeu de baston simpliste et pompeux destiné aux seuls inconditionnels de la saga Final Fantasy. Il s'agirait plutôt d'un Graal aux dehors austères renfermant quelque chose de réellement fascinant pour peu qu'on lui laisse le temps de s'exprimer. Long à apprivoiser et réticent à se laisser dompter, le titre ne manquera certainement pas de diviser son public, mais même les plus réticents loueront son audace d'aller là où personne ne s'était jamais risqué.

Dissidia : Final Fantasy
Le damier de chaque scénario offre plusieurs approches tactiques différentes selon les bonus que vous visez.
Car qualifier Dissidia de simple jeu de combat serait d'autant plus dégradant que ce titre renferme une telle profusion d'idées qu'on ne peut décemment le comparer à rien de déjà connu. Si le soft est littéralement imprégné de l'aura Final Fantasy, ce n'est finalement pas ce qui caractérise le plus ce cross-over audacieux. Original de bout en bout, le système de combat monopolise très rapidement toute notre attention, sa seule faiblesse étant son délai de mise en route un peu abusé. Concrètement, lorsque le jeu démarre, les personnages sont tous au niveau 1 et ne disposent que d'un panel d'actions très limité. Si cela permet d'assimiler plus facilement les mécanismes de base du système de combat, cela nuit grandement à l'impression que l'on se fait du gameplay durant les premières heures de jeu. Des joutes, on ne retient alors que leur extrême facilité, leur redondance abusive et leur durée réduite à quelques dizaines de secondes seulement. Il faut malgré tout en passer par là pour que le jeu accepte finalement de nous donner les clefs qui nous permettront d'en percevoir le potentiel caché.

Dissidia : Final Fantasy
Ce niveau regorge de rampes sur lesquelles on peut glisser.
Faisons une ellipse d'une bonne dizaine d'heures de jeu pour nous retrouver dans une situation nettement plus intéressante ! Parvenus à mi-chemin du mode Odyssée du Destin, nous venons de boucler les scénarios des cinq premiers défenseurs de Cosmos et nous nous apprêtons à poursuivre sur notre lancée sans savoir à quel point nous sommes encore loin de pouvoir défier Chaos, le symbole du mal absolu. Les aptitudes de nos héros ont commencé à s'étoffer un petit peu et on perçoit un peu mieux les nombreuses subtilités inhérentes au système de combat. Comparables, dans une certaine mesure, à l'esprit d'un Bushido Blade où l'on pouvait pourfendre son adversaire en un coup, les affrontements dans Dissidia se résolvent généralement en une poignée de secondes seulement. C'est le temps nécessaire pour mettre en place un plan d'attaque ultra agressif, dans le but de ne laisser à son ennemi aucune opportunité de réagir. Le déroulement des scénarios fait intervenir plusieurs damiers qui se plient à des règles bien précises où chaque joueur est libre d'avancer à sa guise, selon qu'il souhaite aller vite pour engranger des bonus afin d'améliorer son score général ou au contraire prendre son temps pour affronter tous les pions ennemis et dénicher la totalité des coffres de chaque damier. Les notions de plan de jeu, de calendrier et de création d'accessoires sont autant de composantes clefs dans le mode Narration, mais nous manquerions curellement de place ici pour les détailler comme il le faudrait.

Dissidia : Final Fantasy
La poursuite est l'occasion d'enchaîner plusieurs attaques de bravoure avant d'infliger une grosse attaque de PV.
La grande particularité des joutes est qu'elles font intervenir deux types de frappe qui fonctionnent en complémentarité. Il faut d'abord déchaîner toute son ire sur son opposant en multipliant les attaques de bravoure, en allant, si possible, jusqu'à la syncope, avant de lui infliger une attaque de PV susceptible de réduire ses points de vie à zéro en un coup. Car si les attaques de bravoure ne font pas descendre les HP de l'adversaire, ce sont elles qui déterminent combien de dégâts vous allez lui porter à la prochaine attaque de PV. Leur rôle est donc d'autant plus crucial que chacune de vos frappes fait augmenter votre capital de points de bravoure tout en réduisant celui de votre opposant. Bien sûr, rien ne vous oblige à vaincre vos ennemis en une seule attaque de PV, mais il est en revanche plus que conseillé de chercher à leur infliger une syncope pour les neutraliser tout en vous emparant des bonus de bravoure liés aux terrains sur lesquels vous vous trouvez. Des arènes qui, justement, ont une incidence particulèrement importante dans le déroulement des combats puisque les personnages doivent y évoluer en tirant parti des cachettes et des pièges qu'elles peuvent dissimuler.

Dissidia : Final Fantasy
Acquérir toutes les invocations est une autre quête de longue haleine.
Loin d'être cloués au sol, les combattants se déplacent avec une extrême aisance, pouvant pulvériser le décor d'un simple geste et se précipiter sur leur adversaire en un clin d'oeil. Le résultat est aussi impressionnant à regarder que palpitant à jouer, car même si la vitesse des joutes nuit parfois à l'efficacité des angles de vue, le joueur n'a quasiment pas besoin de voir ce qui se passe à l'écran pour réussir à le deviner s'il a fait preuve d'anticipation. Mais tout ne se déroule pas forcément comme on le souhaite, surtout lors des phases de poursuites où les deux belligérants attaquent, esquivent et contre-attaquent chacun leur tour, jusqu'à ce que l'un des deux craque sous la pression. Toute la difficulté de la tâche réside dans le timing choisi pour esquiver la frappe de l'adversaire : rapide si c'est une attaque de bravoure, lent si c'est une attaque de PV. Le rendu à l'écran est là encore impressionnant, la poursuite étant le meilleur moyen d'augmenter son capital offensif avant d'achever son ennemi d'une seule frappe. Ajoutez à tout ceci la possibilité de prendre appui sur certaines portions du décor pour désorienter l'adversaire et vous obtenez un système de combat qui génère pas mal de montées d'adrénaline. Cerise sur le gâteau, la collecte des essences EX donne accès au potentiel caché de son personnage et permet d'exécuter une rafale EX superbement mise en valeur à l'écran.

Dissidia : Final Fantasy
On survit rarement à une rafale EX.
La découverte du mode Odyssey du Destin n'est toutefois qu'une mise en bouche qui permet de bien appréhender toutes les subtilités du système de jeu pour s'attaquer ensuite aux défis plus corsés des trois autres gros morceaux du mode Narration. On en profite aussi pour constater l'étendue des possibilités offertes par le menu de personnalisation. A mesure qu'un héros monte de niveau, il acquiert de nouvelles capacités et de nouvelles techniques d'attaque qui vont évoluer jusqu'à atteindre un niveau de maîtrise qui diminuera leur coût d'activation. Les récompenses obtenues à l'issue des combats ou les éléments achetés dans la boutique peuvent tous être équipés sur vos personnages pour renforcer leurs capacités au moyen d'armes, d'armures ou d'accessoires. Enfin, il est possible d'associer à chacun une invocation en particulier qui s'activera soit automatiquement, soit manuellement en combat. Si ces invocations sont utiles et extrêmement nombreuses, les récupérer toutes vous obligera quand même à refaire plusieurs fois tous les scénarios. Et s'il faut bien une quarantaine d'heures de jeu pour affronter Chaos et débloquer tous les modes principaux, terminer le soft à 100% en requiert donc facilement le double.

Dissidia : Final Fantasy
Les arènes piégées compliquent sérieusement la donne.
Loin de générer la lassitude, Dissidia a cette particularité unique de gagner en intérêt à mesure du temps passé sur le jeu. Dommage que les ennemis jurés des héros ne bénéficient pas d'un équivalent pour ce qui est des scénarios du mode Odyssey du Destin, car même si l'on peut les contrôler dans la plupart des modes de jeu, il faudra d'abord passer du temps à les booster pour qu'ils soient en mesure de faire bonne figure. Il en va de même pour Shantotto et Gabranth, les personnages bonus issus des épisodes XI et XII qui démarrent naturellement au niveau 1. Le mode Colisée reste toutefois un bon moyen pour faire évoluer ses troupes via un système de cartes qui permet d'obtenir des jobs qui influent sur le déroulement de la partie. Quant aux combats rapides et aux matches contre des joueurs humains, ils se chargent de booster encore un peu plus une durée de vie déjà spectaculaire pour un jeu de baston.

Dissidia : Final Fantasy
La rencontre improbable entre les principaux personnages de la série Final Fantasy.
Notez quand même que la version européenne de Dissidia comporte un certain nombre de suppléments intéressants qu'il convient de répertorier ici. On y trouve notamment un mode Arcade complètement inédit qui permet d'affronter une série d'adversaires à la suite sans passer par le colisée. Le gameplay a également été rééquilibré et le jeu comporte de nouveaux didacticiels très précis et quelques séquences supplémentaires. En contrepartie, on nous impose un doublage en anglais nettement moins satisfaisant que l'original japonais, ce qui est assez regrettable. Pour finir, le soft nous est proposé en version normale ou en version collector limitée. Vendue au prix de 49 euros, celle-ci comporte, en plus du jeu, un mini-CD de la bande originale, un artbook de 48 pages, un mini guide officiel de 32 pages en couleur et deux lithographies exclusives. De quoi récompenser ceux qui n'avaient pas encore craqué pour les versions import de Dissidia.

Dans l'incapacité de prendre nos propres images sur la version française, les screens qui ornent cette page sont tirés de la version japonaise de Dissidia.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Les screens ne rendent pas vraiment justice à la qualité de la réalisation, tant pour les cut-scenes narratives que pour les combats en eux-mêmes. Le rendu à l'écran est impressionnant et les personnages sont plus beaux que jamais, mais on regrettera l'absence de certaines figures marquantes de la saga.

  • Jouabilité 16 /20

    Long à mettre en route, le système de combat gagne en intérêt à mesure que les personnages voient leurs compétences se renforcer. Nerveux et souvent très brefs, les affrontements se renouvellent bien selon le personnage joué et font rapidement monter l'adrénaline.

  • Durée de vie 19 /20

    Si l'on s'en tient simplement au mode Narration en solo, il faut déjà compter une bonne quarantaine d'heures de jeu pour affronter Chaos, tout ça en ligne droite ! Comptez facilement le double pour compléter le titre à 100% (création d'accessoires, achèvement des réalisations, développement de tous les personnages...). Si l'on y ajoute les échanges et les combats en ligne, la durée de vie devient tout simplement indécente.

  • Bande son 17 /20

    La bande-son de Dissidia ne peut qu'avoir un impact monstrueux sur les joueurs qui connaissent par coeur les musiques de la série Final Fantasy. Presque tous les thèmes de combat y sont et les arrangements sont, dans l'ensemble, fort réussis. Dommage que les voix en anglais nous soient imposées.

  • Scénario 13 /20

    L'histoire est loin d'être passionnante et ce n'est pas la présence des personnages les plus incontournables de la saga Final Fantasy qui peut y changer quelque chose. En revanche, les cut-scenes regorgent de références pointues aux différents volets de la série, ce qu'apprécieront tout particulièrement les fans.

Premier cross-over digne de ce nom dans l'histoire de la saga Final Fantasy, Dissidia est un jeu que l'on aurait tort de cataloguer trop vite comme un titre purement fan-service, et donc dépourvu d'intérêt pour tous ceux qui ne frémiraient pas à l'idée de voir Cloud croiser le fer avec Squall dans l'usine magitek de Final Fantasy VI. Incroyablement long et étonnamment riche dans sa conception, ce titre n'a pas d'équivalent dans sa catégorie et marque les vingt ans de la série d'une façon admirable.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
04 septembre 2009 à 17:39:11
17/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (626)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
17.5/20
Mis à jour le 04/09/2009
PlayStation Portable Combat Square Enix
DERNIÈRES PREVIEWS
  • Preview : Call of Duty : Mobile, du multi accessible dans le creux de la main – E3 2019
    IOS - ANDROID
  • Preview : Destroy All Humans ! – Vers un remake respectueux et déjanté – E3 2019
    PC - PS4 - ONE
  • Preview : Carrion - L'horreur inversée dans un Metroidvania brutal et jouissif - E3 2019
    PC - PS4 - ONE - SWITCH
Dernières previews
Jeuxvideo.com
JEUX LES PLUS ATTENDUS
  • Cyberpunk 2077
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Final Fantasy VII Remake
    PS4
    Vidéo - Gaming Live
  • Pokémon Épée / Bouclier
    SWITCH
    Vidéo - Bande-annonce