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Test Tomb Raider sur PS1 du 03/08/2009

Test : Tomb Raider
PS1

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Elle est une jeune anglaise sexy, arborant une chevelure brune et osant l'assortiment short marron et tunique grise moulante. Elle est aussi une aventurière aguerrie, avide de sensations fortes. Mais surtout, elle est une icône vidéoludique des plus emblématiques qui soient, star d'un jeu phare de la Playstation. "Elle" a un nom : Lara Croft.

Considérée par beaucoup comme la fille spirituelle du Docteur Jones, Lara n'était pourtant pas nécessairement destinée à être une star. Mais son sex-appeal et surtout sa personnalité solitaire ont su la faire passer du statut de simple personnage de jeu vidéo à celui d'icône. Au cours de sa carrière qui débuta en 1996, l'héroïne de Tomb Raider aura su séduire aussi bien les joueurs en manque d'action que la presse qui aura tout fait pour s'approprier son physique attrayant. Il était donc temps de s'attarder sur les clés de sa réussite. Pour sa toute première aventure, Miss Croft est contactée par une certaine milliardaire du nom de Natla. Cette dernière lui propose de partir à la recherche de la dernière relique de l'Atlantide, le Scion, dissimulé au coeur du Pérou. Une fois sur place, notre aventurière fétiche échappe à une meute de loups et se retrouve bien malgré elle prisonnière des cavernes enneigées de la cordillère des Andes. Désormais seule, elle devra alors faire preuve de sang-froid pour trouver l'objet de sa quête et découvrir quelle étrange machination se cache derrière l'entreprise de Natla. Voici ce que les deux premières cinématiques, en images de synthèse du plus bel effet, laissent entendre du scénario. Il faut savoir que de nombreuses séquences se déclencheront à la fin de certains mondes et développeront la trame principale en apportant de multiples rebondissements. En résumé, Tomb Raider propose une histoire bourrée de péripéties à en faire pâlir Indiana Jones.

Le célèbre saut de l'ange de Lara.

Vous commencez votre quête dans les cavernes proprement dites. La première chose que l'on constate est bien entendu l'immense travail graphique effectué sur la modélisation des décors. Tous les éléments du jeu ont bénéficié de la 3D. Les architectures anciennes sont clairement reconnaissables par leurs textures caractéristiques. Prenons par exemple le tout premier monde au Pérou. Les parois de roche et de neige encadrent des chemins étroits au sol couvert d'empreintes de loups. Après un parcours sinueux, vous voilà devant l'entrée d'une ancienne ville Inca, avec au programme : huttes désaffectées, statues sacrées, végétation luxuriante et même une vallée perdue peuplée de dinosaures ! De plus, l'impression de profondeur ténébreuse est accentuée par un somptueux jeu de lumière faisant baisser l'éclairage déjà très faible à l'arrivée de zones de plus en plus oubliées. Notre chère Lara se voit elle aussi attribuer son lot de polygones. La vue à la troisième personne nous permet d'admirer ses courbes généreuses et sa poitrine opulente. Hélas, la qualité a pris le dessus sur la fluidité. En effet, des ralentissements se font sentir lors de quelques passages de plates-formes critiques ou lorsque l'environnement est surchargé d'ennemis. Cela arrive malheureusement assez souvent, ce qui devient pénible à la longue.

Un niveau égyptien. Notez le travail effectué sur la luminosité.

Parlons maintenant du déroulement du jeu. Ce sont en tout quinze niveaux répartis en quatre mondes qui vous attendent. L'univers Inca initial précédera le monde gréco-romain, qui vous fera voyager au travers d'un monastère à la gloire des dieux antiques puis dans un colisée paumé au beau milieu de nulle part. Enfin, l'Egypte pharaonique avec ses déserts de sable, ses sarcophages et son sphinx imposant sera votre dernière escale avant d'entreprendre l'exploration du continent perdu (et volcanique) de l'Atlantide. Le level-design est plus ou moins tortueux selon les endroits traversés. La linéarité des quatre ou cinq premiers niveaux va peu à peu laisser la place aux labyrinthes machiavéliques des derniers, où les allers-retours seront fréquents. En plus des actions traditionnelles des jeux de plates-formes (courir, sauter, s'agripper...), notre héroïne dispose de mouvements inattendus comme le célèbre saut de l'ange (véritable marque de fabrique de la saga) ou encore le poirier au-dessus des rebords. Vous devrez aussi partir à la collecte de clés pour ouvrir de nouvelles portes, actionner des leviers, etc. Lara sait également nager, l'aventure propose donc des passages sous-marins, qui regorgent d'items plus que nécessaire d'ailleurs. Saupoudrez le tout avec des blocs à tirer ou à pousser, des rochers dévalant les pentes abruptes, des fosses garnies de piques et d'autres pièges anti-Lara et vous obtenez un jeu très ardu plutôt réservé à un public averti. Il est primordial d'user de la vue panoramique pour se repérer et dénicher la petite corniche vers la suite de votre épopée faute de quoi vous vous perdrez.

La demeure de Lara a tout d'un vrai gymnase !

En plus d'être une gymnaste accomplie, Lara Croft est aussi friande d'armes à feu. Entre deux phases de plates-formes, vous aurez droit au bestiaire ayant élu domicile en ces lieux maudits. Pour leur faire face, vous commencerez avec deux simples pistolets aux chargeurs illimités, puis vous acquerrez par la suite un arsenal plus puissant. Celui-ci sera disponible dans votre inventaire qui se présente sous la forme d'un anneau tournant. Très pratique. Cependant, il faudra cette fois-ci penser à récolter les munitions adéquates. La visée se fait de manière automatique, Lara pointant ses armes sur le premier adversaire venu. Parmi les bêtes immondes, on compte des chacals, des loups, des ours, des chauves-souris, des dinosaures (dont le fameux T-Rex), puis des créatures mythologiques (momies, centaures) et issues de la science-fiction (mutants...). Les ennemis sont rarement humains. Les seuls que vous croiserez feront office de boss de fin de niveau et disposeront d'une résistance aux balles et d'une puissance de feu assez proches des votres. Ils demeurent toutefois assez lents et, aussi étrange soit-il, sauter leur est inconnu. C'est donc à vous que revient l'avantage. Tirer tout en sautant et utiliser judicieusement le décor comme couverture est parfois nécessaire.

La jouabilité sous l'eau est assez délicate.

Si les moments d'action ont de quoi pimenter votre progression, la difficulté déjà mal dosée est accrue par une maniabilité bien trop rigide. Manoeuvrer notre exploratrice est aussi délicat que de conduire un semi-remorque ! C'est certainement le plus gros point faible du soft. Tomb Raider étant le genre de jeu où l'erreur est interdite, et même si les trousses de soins foisonnent, la plupart des pièges ne sont que des allers simples au cimetière. Par ailleurs, la jouabilité sous l'eau est aussi délicate que sur terre. Vous vous retrouverez plusieurs fois à nager dans le vide car un satané mur vous bloque ou parce que les courants vous emportent. La jauge d'énergie s'épuisant assez vite, remonter à la surface pour reprendre de l'air en devient exaspérant. Ainsi s'installe un ingénieux système de sauvegarde par récolte de cristaux (PSone et Saturn uniquement). Ces derniers sont éparpillés aux moments critiques du jeu et permettent au joueur de recommencer les passages les plus délicats. De plus, un niveau d'entraînement est disponible dès le départ. Il se déroule dans la luxueuse villa de Lara qui, au passage, tient plus du gymnase que de la maison. Vous y suivrez les précieux conseils de la belle qui vous apprendra toutes les bases à connaître comme les sauts latéraux ou les roulades. Ce sera aussi l'occasion d'entendre la sublime voix de l'aventurière.

Voici le célèbre T-Rex, qui vous donnera pas mal de fil à retordre.

Terminons en apothéose en parlant de la bande-son très caractéristique du soft. Déjà, on apprécie dès le départ le thème doux et mélodieux du menu principal. Ensuite, une musique répétitive, discrète et angoissante se fait entendre en bruit de fond dans chaque monde. Ce rythme colle à vos agissements à la moindre seconde. Quand vous arrivez dans une pièce où une menace se cache, celui-ci change et vous averti immédiatement du danger qui guette. Une idée magistrale pour retranscrire l'atmosphère ténébreuse qui vous entoure. Au final, l'association entre Core Design et Eidos aura permis la naissance d'un mythe vidéoludique qui aura prouvé que les femmes ont leur place dans les jeux vidéo. Un mythe qui fête aujourd'hui ses 13 ans.

Les notes
  • Graphique 17 /20

    Tous les éléments ont eu droit à leur lot de polygones. Les décors sont diversifiés et mis en valeur par des effets de lumière utilisés à bon escient. Les ralentissements sont cependant plus qu'agaçants.

  • Jouabilté 14 /20

    Pourquoi diable Lara est-elle si pesante ? Il est quasi impératif de faire un tour dans sa maison pour mieux maîtriser vos pulsions et éviter de passer vos nerfs sur la manette. Probablement le seul point noir du jeu, mais une fois la bête domptée à vous les joies de l'exploration en terres inconnues !

  • Duree 18 /20

    Une vingtaine voire une trentaine d'heures collé à votre canapé. Tomb Raider est un véritable dédale où il est fréquent de se retrouver devant une porte verrouillée par une clé que l'on a oubliée d'amasser préalablement. Une fois le jeu achevé, les plus courageux tenteront de s'attarder sur tous les petits secrets disséminés dans les niveaux.

  • Son 15 /20

    Oublions les cris répétitifs des méchants et les bruitages assez sommaires des coups de feu. Ce qui est frappant, c'est le rythme des percussions que l'on entend faiblement en fond, vous donnant allégrement le sentiment d'entrer dans un royaume sacré où les intrus sont prohibés : le rêve quoi.

  • Scénario 15 /20

    L'histoire est un savant mélange de mythologie et de science-fiction qui sert surtout de prétexte pour faire le tour du Monde. Tout se centralise autour de Lara. Il est plaisant de la voir évoluer et de s'interroger sur le sens de sa quête.

"Aventure" est le terme qui vient à l'esprit quand on parle de Tomb Raider. Le titre constitue une épopée magique merveilleusement orchestrée. Ce premier né d'une longue série peut se targuer d'avoir créé un style de jeu à part entière. Fort de son succès, Lara connaîtra de nouvelles péripéties aussi bien sur nos machines favorites que sur grand écran.

Profil de Trikmoumoutte
L'avis de Trikmoumoutte
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
03 août 2009 à 11:28:24
18/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (164)
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17/ 20
Mis à jour le 03/08/2009 Voir l'historique
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Tomb Raider
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