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Test : Fuel
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Journaliste jeuxvideo.com
13 juillet 2009 à 09:39:04
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (83)
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14.2/20
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Imaginez un gros carré de 120 km de côté. Découpez-le en 19 portions de tailles variables. Combinez plaines, montagnes, lacs, volcans et cratères, mélangez les atmosphères, des plus glaciales aux plus brûlantes, ajoutez-y un soupçon de mini-catastrophes naturelles et vous obtenez le terrain de jeu le plus vaste, le plus périlleux et le plus imprévisible qui soit : Fuel.

Fuel

Fuel fait partie d'une lignée de jeux qui boudent les circuits fermés pour se donner entièrement à la nature ainsi qu'aux courbes et aux dénivelés qu'elle a tracés avec le temps. Rien d'original me direz-vous, MotorStorm, Baja et compagnie l'ont fait avant lui, offrant plus ou moins de liberté et avec plus ou moins de succès. Certes, mais lorsque l'aire de jeu est immensément vaste au point de ressembler à une map de MMORPG qu'on aurait multipliée par 10 ou par 20, l'aventure et les sensations ne sont plus les mêmes. Il n'y avait rien d'hasardeux dans la communication de l'éditeur Codemasters à vouloir insister sur les 14 400 km² de terrain ouvert proposés aux joueurs de Fuel. Fini les conventions qui imposent des murs invisibles, des tracés linéaires ou d'enchaîner les courses dans un ordre bien précis. Si Fuel ne fait pas l'impasse sur les inévitables checkpoints, c'est davantage pour s'assurer qu'aucun concurrent ne s'est définitivement égaré, en souhaitant défier le GPS, que pour contraindre huit furieux à suivre un itinéraire prédéfini. Vous êtes prévenu, la carte de Fuel est une sorte de no man's land où votre sens de l'orientation peut rester au placard, aussi puissant soit-il.

Fuel
Même à plus de 140 km/h, on n'a pas toujours l'impression d'aller vite.
Dans Fuel, vous débutez tout à l'ouest d'une map entièrement bloquée. Il vous incombe, en remportant vos premières étoiles de victoire, de dévérouiller l'accès à des zones limitrophes pour glisser tout doucement vers l'est. A chaque zone ses couleurs et sa personnalité. De l'épave d'un pétrolier à une centrale nucléaire en passant par un hangar à dirigeables ou une ville engloutie, chaque terrain de jeu a sa propre histoire et tourne autour d'un lieu ou d'un bâtiment en particulier. La progression n'est ni lente, ni rapide, elle dépend de votre niveau et de la façon dont vous aborderez les courses. Une catégorie de joueurs souhaitera réussir toutes les épreuves en augmentant la difficulté dès qu'ils jugeront connaître suffisamment leur tracé. D'autres préfèreront directement provoquer l'IA en mode Légende (le plus élevé des trois niveaux de difficulté) afin de gagner plus de "Fuel" à chaque victoire. Le Fuel est la monnaie virtuelle de... Fuel. Sans elle, impossible de prendre part à toutes les courses dans la mesure où il est nécessaire d'investir régulièrement dans de nouveaux bolides. En effet, à l'instar de jeux plus classiques, certaines épreuves ne sont ouvertes qu'aux motos, d'autres qu'aux 4x4 et aux buggies... Au total, on compte six catégories de véhicules que l'on retrouve mélangées par binôme dans certaines épreuves : motos, quads, buggies, 4x4, trucks et voitures de courses. La variété est belle et bien là. Plus vous progressez, plus il est important de pouvoir compter sur une bonne "bécane" et cela a forcément un coût, à moins que vous souhaitiez vous traîner sur un modèle de base, faible en performances.

Fuel
Inutile de paniquer, le GPS indique tout droit, alors...
L'environnement de Fuel est le plus vaste de l'histoire du jeu vidéo. Ce n'est pas nous qui l'affirmons, c'est le Guinness World Records. Une notion qui attire mais qui amène le joueur à se poser certaines questions, notamment concernant les déplacements et les recherches d'épreuves, une fois que l'on a bien fait mumuse en free ride. Heureusement, les développeurs ont choisi la facilité, en parfaite harmonie avec la mentalité très arcade du soft, à savoir qu'il est non seulement possible d'enchaîner les courses sans avoir à se rendre au point de départ, mais aussi de se téléporter d'une zone à l'autre de la map, le temps d'un chargement. Rien n'empêche le joueur têtu de se taper les 120 km (maximum évidemment) "manuellement" mais il lui faudra prévoir les chips, le soda et avoir fait son pipi avant de partir ! Ceux qui ont l'esprit aventureux et qui ont confiance en eux pourront pousser le vice jusqu'à désactiver le radar, le GPS et la boussole mis à leur disposition, à leurs risques et périls. Pour éviter toute frustration, nous conseillerons plutôt de les conserver en course et pourquoi pas, de s'en passer en free ride, pour se sentir plus libre que jamais !

Fuel
Les voitures de courses manquent énormément de pêche.
Vous devinerez que la distance d'affichage est démentielle et là aussi, sans doute record, ce qui contribue à plonger le joueur dans un rapport avec la map qui le réduit à l'état de moustique. Mais cette prouesse a un prix qui se paie cash. En effet, Fuel est sujet à un clipping omniprésent et d'autant plus dérangeant que les yeux du joueur ont tendance à scruter tout l'écran pour profiter des paysages. S'il est parfois pardonnable (on ferme les yeux sur le pop d'une mauvaise herbe qui dépasse du sol), il peut s'avérer relativement déconcertant. Notre expérience est bourrée d'exemples dont les plus flagrants concernent des ombres et des lumières qui clignotent sur une grande superficie ou l'affinement tardif de certaines textures, floues au départ. A cela s'ajoute un aliasing assez étonnant sur le contour des véhicules ou un léger manque de fluidité, tellement régulier qu'il finit par ne plus déranger. Pour finir, bien que les bolides subissent les effets d'une course jouée dans la boue, la terre ou le sable, aucune modélisation de dégâts n'est au rendez-vous. Si Fuel est donc techniquement juste à bien des égards, il s'appuie sur un cycle jour/nuit accéléré sublime, qui, mêlé à des conditions météo variant du calme plat à la tornade infernale, donnent naissance à des atmosphères complètement différentes. L'ambiance est tantôt apaisée, au point d'être inquiétante, tantôt surexcitée, au rythme des éclairs et de la foudre qui vient parfois s'abattre, de manière scriptée sur des éléments du décor, un tronc d'arbre par exemple.

Fuel
Plus que quelques mètres et c'est la victoire.
Scriptée, l'IA peut l'être par moments, ce que l'on constate en recommençant plusieurs fois une course et en remarquant que le véhicule qui vous précède commet toujours la même erreur au même moment. Cela dit, elle demeure variée et s'inspire du comportement quasi humain des pilotes de MotorStorm. Tous n'emprunteront pas le même itinéraire lorsque la physionomie du tracé suggérera plusieurs chemins possibles. Le contraire aurait été un comble pour un titre qui mise beaucoup sur le côté ouvert de chaque épreuve. Si l'on pourra en revanche parfois pester contre l'idiotie de certains adversaires dans les deux premiers niveaux de difficulté, on apprécie que cette dernière soit parfaitement dosée en mode Légende. Ils sont rapides, bien inspirés et connaissent les meilleurs raccourcis sur le bout des doigts. De quoi aider à ce que la durée de vie soit impressionnante, d'autant qu'aux 70 courses de base s'ajoutent une mine de défis à réussir ainsi que divers bonus à découvrir, comme des points de vue magnifiques, localisés sur votre GPS. Le GPS, qui, s'il est d'une utilité incontestable, a un gros défaut : celui de ne pas indiquer la distance qui vous sépare du prochain checkpoint. Pire, en ligne, il se peut qu'il disparaisse une petite seconde après chaque point de contrôle.

Fuel
Fuel accouche parfois de couleurs exotiques.
Finalement, le point noir de Fuel n'est autre que la conduite. Il apparaît clairement que l'équipe de développement n'a pas eu le temps de peaufiner certains mécanismes ou d'apporter sa touche au gameplay et à la prise en main des véhicules. Tout d'abord, il faut composer avec une impression de vitesse réduite, même au volant de modèles puissants et avec un manque de pêche flagrant ponctué par des glissades par moments incontrôlables. Le joueur aura parfois l'impression de conduire sur des œufs et que sa conduite en dérapages et en braquage contre-braquage n'est d'aucune efficacité, la faute à beaucoup de sous-virage. De plus, le système de collisions et de respawn des véhicules est doublement foireux. Tout d'abord parce qu'il suffit parfois d'un rien, d'une petite touchette, pour que le jeu considère que vous vous êtes crashé et qu'il faut vous repositionner automatiquement dans l'axe de la piste. Frustrant ! Ensuite, parce que la réapparition se fait plusieurs dizaines de mètres avant l'impact ! La perte de temps est énorme et le risque de commettre l'erreur une seconde fois très important... Cela pourra pourrir une course si le crash est intervenu dans une forêt d'arbres et qu'il vous faut parcourir ce lieu une seconde fois, pendant que vos adversaires prennent leurs distances.

Fuel
La distance d'affichage est relativement bluffante mais est à l'origine de nombreuses difficultés techniques.
Enfin, les amateurs de multijoueur seront à la fois lésés et gâtés. Lésés puisque Fuel, comme la plupart des autres jeux de courses du marché, se permet de faire l'impasse sur le multi en écran splitté. Dommage... Gâtés car le jeu en ligne est riche, complet et permet de créer des courses originales et même de partager celles que vous aurez imaginées dans l'éditeur prévu à cet effet. Cet éditeur est limité puisqu'il n'est possible que de poser des points de contrôle les uns derrière les autres, sans pouvoir y mêler des orages, des incendies, des tempêtes de neige, des pluies torrentielles ou des tornades, ce qui est en revanche tout à fait possible en paramétrant une course en ligne, ce qui est un vrai petit bonheur. Quoi qu'il en soit, le Online est aussi important dans Fuel qu'il l'est dans un titre comme Test Drive Unlimited. Rien ne vous empêche par exemple d'organiser des courses sauvages en free ride ou de vous balader avec vos amis sur toute l'étendue de la map. Jusqu'à 10 joueurs peuvent partager une course simultanément et profiter d'un univers ouvert comme aucun jeu de courses n'en a jamais proposé.

Jeu testé avec un contrôleur Xbox 360.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Entre une distance d'affichage bluffante et des soucis techniques trop voyants, il y aurait beaucoup à dire de la performance graphique de Fuel. Le plus important est là, à savoir une immersion visuelle largement assurée par des décors carte postale ou des conditions météo parfois extrêmes. Fuel a beaucoup de personnalité et profite du soin porté aux différentes zones pour nous faire oublier un clipping désastreux et une animation pas toujours irréprochable.

  • Jouabilité 13 /20

    Avec un peu plus de temps, les développeurs de Fuel auraient sans doute réussi à faire en sorte que l'on ne parle pas de gameplay mou et poussif et de mécanismes buggués. Malheureusement, les faits sont là, Fuel est un jeu de courses qui manque de pèche, de finition et d'originalité dans la prise en main des véhicules. Parallèlement, il profite de la nature qui entoure les courses pour les rendre différentes d'un jeu Off-Road classique. Dommage que les scripts ne laissent pas davantage de place à l'imprévu. Enfin, une vue intérieure n'aurait pas été de trop, à l'instar de celle utilisée dans les trailers de... Fuel.

  • Durée de vie 16 /20

    En plus de s'appuyer sur un terrain de jeu immense au point qu'on n'en fera jamais le tour à 100%, Fuel compte un bon nombre de courses, de nombreux bonus (permettant notamment de personnaliser son avatar) et une difficulté progressive bien dosée. De plus, les défis sont parfaitement inclus au mode Carrière, sans nuire à la progression du joueur. Enfin, l'éditeur de courses et le jeu Online sont deux éléments clés de cette bonne longévité. Un bon moyen de combler le vide laissé par le multijoueur en écran splitté, absent à notre plus grand regret.

  • Bande son 15 /20

    Si les bruitages sont très répétitifs (notamment les crissements de pneus et les bruits de chocs), les musiques semblent en adéquation avec l'esprit de Fuel, quels que soient les goûts des uns et des autres.

  • Scénario /

Fuel est riche d'un terrain de jeu historiquement vaste. En prenant certains risques, comme celui de transformer un jeu de courses Off-road en un semblant de MMO, le studio Asobo a réussi son pari en prenant le temps de soigner l'atmosphère, capitale dans ce titre en particulier. En effet, sans l'originalité de son cycle jour/nuit et des impactantes variations météorologiques, Fuel n'aurait finalement pas ce charme et cette personnalité qui le distinguent de la concurrence. Bien qu'il ne donne pas toutes les garanties espérées en termes de gameplay, la faute à quelques loupés et à une conduite perfectible, bien qu'il paie le prix de l'immensité de sa map par de gros soucis techniques, ce nouveau venu n'aura aucun mal à se faire une place de choix dans le marché très ouvert des jeux de courses.

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13 juillet 2009 à 09:39:04
15/20
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14.2/20
Mis à jour le 13/07/2009
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