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F.E.A.R. 2 : Project Origin
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Test : F.E.A.R. 2 : Project Origin
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F.E.A.R. 2 : Project Origin
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Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
13 février 2009 à 16:48:25
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (226)
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15.6/20
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Lorsque Monolith décide de reprendre en main son bébé, F.E.A.R. est voué à renaître de ses cendres. Faisant table rase des deux add-on de TimeGate, certes sympathiques mais ayant troqué le scénario contre une surenchère d'action, Project Origin débute là où le premier épisode s'achevait. Une entrée en matière cataclysmique puisque se déroulant dans l'ombre d'une gigantesque explosion dont vous, Michael Becket, venait juste d'échapper. Les acteurs sont en place, le rideau vient de tomber, la tragédie d'Alma peut continuer.

F.E.A.R. 2 : Project Origin

Sans faire montre d'une originalité hors normes, F.E.A.R. aura marqué les esprits à l'aide d'une IA d'une redoutable efficacité mais aussi et surtout grâce à son ambiance, digne héritière de films d'action hollywoodiens et du cinéma d'horreur made in Japan. Pourtant opposés, ces deux univers parvinrent malgré tout à fusionner pour nous donner un FPS aussi énergique que terrifiant. Si les deux suites tentaient tant bien que mal de poursuivre l'oeuvre de Monolith, le résultat s'avéra quelque peu décevant. Ainsi, la firme américaine choisit sciemment de reprendre la série là où elle s'était arrêtée à la fin du premier volet pour son Project Origin bien plus ancré dans la mythologie F.E.A.R. que ne l'étaient Extraction Point et Perseus Mandate. Pour autant, le scénario de Project Origin est-il si évolué que celà ? Eh bien, pas vraiment.

F.E.A.R. 2 : Project Origin
L'horreur n'est pas nécessairement là où on l'attend le plus !
En effet, lorsqu'on joue et a fortiori termine le titre, après une petite dizaine d'heures, on se rend compte que les développeurs ont réalisé une sorte de copier/coller du premier épisode. Le personnage qu'on incarne reste très esquissé et si le dernier plan de l'aventure nous donne plusieurs éléments de réponse sur son Origin (que nous n'aborderons pas ici), on ne peut s'empêcher de penser à l'épisode original. Toutefois, du strict point de vue de la mise en scène, Monolith s'est grandement amélioré en nous offrant plusieurs apparitions de la fillette savamment dosées venant concourir avec des sortes de flashback baignés d'une couleur ocre du plus bel effet. Si l'aspect purement scénaristique, bien plus cohérent si on récupère tous les documents traînant ici et là, peut décevoir, il est contrebalancé par une réalisation beaucoup plus classieuse se permettant même quelques sommets dans la dernière ligne droite.

F.E.A.R. 2 : Project Origin
Cette question trouvera une réponse à la toute dernière minute de l'aventure.
A contrario, on pourra être déçu par la liberté toute relative de Project Origin. Si il faut avouer que cet aspect ne nous a nullement gâché notre plaisir, disons que l'éclectisme des environnements ne masque en rien des "niveaux couloirs" faisant le jeu d'un level-design rectiligne. On "tripera" d'ailleurs beaucoup plus dans des espaces confinés à même de nous offrir une atmosphère bien plus étouffante qu'en extérieurs, ceci collant bien plus à F.E.A.R. Pour autant, on appréciera de retrouver moins de décors en contreplaqué, et une certaine diversité dans les lieux visités, certains évoquant beaucoup ceux de Condemned, l'école abandonnée en tête de liste. En somme, on pourra scinder l'aventure en deux phases nous amenant à progresser à travers des bâtiments dévastés ou dans des ruelles détruites qui seront généralement le théâtre d'affrontements dantesques ou juché dans un énorme mecha, vous devrez user de deux gatlings et de missiles afin d'éradiquer les hostiles.

F.E.A.R. 2 : Project Origin
Les actions contextuelles sont souvent synonymes de dégagements. Tapotez mes braves, tapotez.
Là-dessus, je serais déjà plus réservé puisque si ces passages semblent de prime abord assez jouissifs, ils s'avèrent rébarbatifs et peu intéressants. En somme, vous n'aurez qu'à passer en vision thermique afin de repérer rapidement vos adversaires et à les éparpiller en petits morceaux avant de passer à la prochaine salve d'ennemis. Bref, peu ou pas d'intérêt comme quelques éléments de gameplay plutôt mal intégrés. Je pense ici aux actions contextuelles, élément dont les développeurs sont très friands depuis quelques années, quel que soit le genre abordé. Dans F.E.A.R. 2 Project Origin, disons qu'elles sont bien et mal utilisées. De fait, vous devrez parfois tapoter une touche (ou un bouton de souris sur PC) pour vous sortir des paluches d'un ennemi en lui assénant un coup de poing ou pour effectuer une action précise, menant généralement à la mort du personnage avec qui vous venez d'interagir. De ce point de vue là, le dynamisme du jeu en sort grandi. Par contre, lorsque l'idée est utilisée pour débloquer le chemin en poussant divers objets ou pour ouvrir des portes d'ascenseur, elle devient complètement poussive. Certes, elle sert dans tous les cas le "body awareness" mis en exergue dans Mirror's Edge mais ceci représente au final du temps de perdu à même de nous faire tourner en rond à cause d'un élément interactif à côté duquel on serait passé.

F.E.A.R. 2 : Project Origin
Autre exemple d'action contextuelle beaucoup moins inspirée...
Malgré cela, Project Origin reste un jeu très accessible, plus orienté grand public que ses grands frères. On regrettera d'ailleurs quelques choix passablement inutiles, surtout lorsqu'on s'aperçoit qu'en mode Ralenti, les ennemis sont désormais entourés d'un halo disgracieux afin qu'on les repère plus facilement. Dans le même registre, votre pointeur virera désormais au rouge lorsque vous viserez un ennemi. Ici aussi, on se demande bien l'intérêt d'un tel élément de gameplay puisque le jeu reste très abordable même en Moyen, grâce audit Ralenti. Néanmoins, les gunfights sont à nouveau au centre de cet épisode qui impressionne tout de même moins que l'opus original question IA. Précisons tout de même qu'elle n'est pas mauvaise, loin de là, d'autant que les ennemis peuvent désormais renverser des éléments pour se planquer derrière ou disposent d'une panoplie plus étendue d'actions pour nous prendre à revers. Au rayon des petites nouveautés, on signalera la lampe torche qui ne s'éteint plus. Vous aurez bien droit à quelques interférences de temps en temps influençant l'intensité de la lampe mais rien de bien grave. Enfin, ceci vaut surtout sur PC et Xbox 360 puisque malheureusement, l'utilisation de la lampe provoque de gros ralentissements sur PS3, ceci étant synonyme d'un plaisir de jeu moins grand sur cette machine.

F.E.A.R. 2 : Project Origin
Sans étonner, Project Origin sait manier les filtres graphiques pour des séquences d'un onirisme morbide.
Dans tous les cas, Project Origin s'en tire fort honorablement. Au-delà de pas mal de déceptions et d'une énorme impression de déjà-vu, Monolith est parvenu à redresser la barre en maximisant sur l'action tout en diluant plus habilement des éléments scénaristiques. S'inspirant par moments de quelques autres productions maison, les développeurs ont ainsi réussi à obtenir un bon équilibre parfois plombé par de mauvaises idées mais avant tout soutenu par de fulgurantes échauffourées. En somme, à moins de se poser comme le défenseur absolu du saint FPS, il serait dommage de passer à côté d'autant que le multijoueur rajoute en durée de vie malgré ses six modes d'un classicisme certain. Au final, la seule interrogation qu'on peut avoir sur l'avenir de la série concerne Alma dont le passé, le présent et l'avenir semblent voués à constamment tourner en rond. Cependant, faisons confiance à ses talentueux géniteurs pour s'attarder sur ce détail préfigurant pourquoi pas une préquelle à même d'éclairer quelques pans d'ombre.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Plus éclectique que les premiers volets, Project Origin alterne entre beaux effets visuels et textures très moyennes. Les décors restent toutefois beaucoup plus nombreux même si la progression est toujours aussi linéaire. Beaucoup plus gore que ses prédécesseurs, le titre utilise la plupart des ennemis et armes (dans des designs diffèrents) des précédents volets tout en s'inspirant par moments de Condemned.

  • Jouabilité 16 /20

    Plus axé grand public que ses aïeuls, F.E.A.R. 2 n'en propose pas moins des gunfights aussi intenses. Cependant, les actions contextuelles sont plus ou moins bien utilisées et la linéarité de l'aventure pourra en rebuter certains même si au final elle permet à la mise en scène d'être plus oppressante. Le choix du viseur changeant de couleur lorsqu'on cible un ennemi qui devient également phosphorescent en mode Ralenti, est également assez étrange d'autant que la jouabilité est déjà très bien calibrée à la base.

  • Durée de vie 12 /20

    Pour venir à bout des sept intervalles découpés en 14 chapitres, il vous faudra entre 10 et 12 heures maxi. Optez donc dès le départ pour le mode Difficile vu que le jeu reste très abordable grâce au Ralenti. Le mutlijoueur, pour 16 petits fragueurs, vient rallonger la durée de vie même si avec ses six modes très classiques (Deathmatch, CTF, Contrôle...), il ne surprendra personne.

  • Bande son 16 /20

    Dans la droite lignée de son aîné, Project Origin préfère les ambiances musicales discrètes (à une exception hard-rock près) aux grandes envolées cuivrées. Si le résultat ressemble énormément au score du premier F.E.A.R., il reste toujours aussi efficace de même que le doublage français, impliqué et appliqué.

  • Scénario 12 /20

    On attendait beaucoup du scénario de Project Origin qui en fin de compte s'avère décevant. L'histoire de Project Origin ressemble à s'y méprendre à celle du premier F.E.A.R., très peu de nouveaux éléments apparaissent et si le tout est mieux amené avec une fin réussie, le scénario aura du mal à convaincre le baroudeur rompu aux précédents volets. A l'inverse, la mise en scène, elle, s'avère bien plus élaborée et immersive grâce à une réalisation très inspirée.

Après maintes péripéties liées aux droits de l'oeuvre, Project Origin aura enfin étendu son noir manteau sur nos machines. Le résultat, toujours aussi dynamique et torturé que ses aïeuls, aura toutefois de quoi étonner. Sorte de copier-coller du premier volet, au scénario assez quelconque, Project Origin a malgré tout de quoi convaincre, à commencer par des gunfights jouissifs et une mise en scène très habile. Sans être définitif, ce volet s'avère prenant et même parfois flippant.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
13 février 2009 à 16:48:25
15/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (226)
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15.6/20
Mis à jour le 13/02/2009
PC FPS Monolith Productions Warner Interactive
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