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Test Savage 2 : A Tortured Soul sur PC du 27/01/2009

Test : Savage 2 : A Tortured Soul
PC

Savage 2 : A Tortured Soul est jouable gratuitement depuis le 12 décembre 2008, soit moins d'un an après sa sortie. C'est l'occasion pour nous de revenir sur ce titre exclusivement multijoueur qui mélange allègrement les deux genres phares du PC : le STR et le FPS, tout en saupoudrant l'ensemble de quelques éléments de jeu de rôle. N'ayez crainte, on va vous expliquer tout ça.

Savage 2 : A Tortured Soul est la suite de Savage : The Battle for Newerth, un titre sorti fin 2004 issu d'un brassage des genres aussi fascinant que déroutant. Déjà esquissée dans Battlezone II, l'idée de mêler FPS et STR dans un jeu multijoueur coopératif était d'autant plus alléchante que c'est un univers fantastique teinté de Steampunk qui avait été choisi comme toile de fond. La mise en oeuvre, moins convaincante, avait divisé : de nombreux joueurs s'étaient plaints des combats brouillons, du rôle trop prépondérant du commandant, de la courbe d'apprentissage mal étudiée et des graphismes datés. S2 Games a tout de même pu compter, pendant trois ans, sur une communauté de joueurs fidèles sur laquelle il s'est appuyé pour pondre une suite destinée à corriger les défauts du premier volet et à enrichir le gameplay. Le résultat est un jeu amélioré sur bien des points (pas tous, néanmoins) et qui se paie même le luxe d'être téléchargeable et jouable gratuitement depuis le 12 décembre dernier. Seules certaines fonctions mineures ont été bridées (accès libre aux statistiques et aux replays, slots supplémentaires dans l'inventaire et possibilité de jouer les unités Hellbourne sans restriction), sachant que vous pouvez en bénéficier pour 9,99 dollars, soit cinq à six fois moins que le prix d'un jeu traditionnel. Que demander de plus ?

La lutte pour le contrôle des mines d'or est au centre de l'aspect stratégique du jeu.

Le background de Savage 2 s'articule autour de l'affrontement entre deux factions opposées : les hommes et les bêtes. Ces deux camps-là se haïssent, et vont donc tout mettre en oeuvre pour remplir leur unique objectif : démolir la forteresse adverse. Les deux équipes peuvent accueillir de 10 à 25 joueurs chacune (en fonction des maps et des serveurs) : 50 combattants peuvent donc en découdre simultanément sur le champ de bataille. Une fois le serveur sélectionné, vous choisissez votre camp puis élisez votre commandant, c'est-à-dire celui qui, à la manière d'un STR, va se charger de construire les différents bâtiments, de booster ses unités et de passer des ordres pour élaborer des schémas tactiques. C'est en général le joueur le plus expérimenté qui, à l'issue du vote, est élu commandant, ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes. D'une part, il vous faudra jouer de multiples parties comme troufion de base avant d'atteindre un niveau de joueur suffisamment élevé pour endosser le rôle de commandant. Et une fois que cela arrivera, vous déchanterez sans doute très vite car, n'ayant aucune expérience de la chose, vous vous ferez probablement destituer par vos troupes au bout de quelques minutes. L'arrivée dans Savage 2 d'un tutorial (bien trop limité) ne change pas grand-chose à ce fameux paradoxe qui rappelle à bien des égards celui de la recherche d'emploi : l'expérience s'acquiert par la pratique mais on ne vous laisse pratiquer que si vous avez acquis suffisamment d'expérience. Cet écueil est-il inévitable ? Il n'a, en tout cas, pas été réglé depuis Savage premier du nom.

Gare à la défaite : à l'issue d'une partie, chaque commandants est noté par ses troupes !

Cette suite se dote en revanche d'une nouveauté fort appréciable : le commandant délègue désormais une partie de son pouvoir à des officiers. Ceux-ci dirigent de petites escouades de 5 joueurs maximum au moyen de capacités bien pratiques : ils peuvent donner des ordres sous forme de balises, placer des portails de respawn, disposent d'une aura boostant leurs hommes à proximité et ont la possibilité de bénéficier, comme le commandant, d'une vue plus globale et plus stratégique de l'action. L'intégration de ces officiers constitue donc une grosse avancée par rapport au précédent Savage : même si les joueurs chargés de cette responsabilité s'en montrent plus ou moins dignes, ils permettent de décharger un peu le commandant sans pour autant diminuer son importance. Le rôle du commandant est d'ailleurs toujours aussi crucial : c'est lui qui prend possession des mines d'or, qui construit les bâtiments débloquant les différentes classes et leurs différentes compétences, qui booste ses unités dans la bataille ou affaiblit celles de l'ennemi, qui construit les avants-postes (permettant de gagner du terrain) et qui élabore la stratégie de sa faction en donnant des ordres. Ces derniers sont généralement obéis des joueurs, qui ne sont de toute façon nullement bridés dans leur prise d'initiatives. Ceci dit, il reste possible pour une équipe de remporter la victoire sans l'aide de son commandant, le skill des joueurs déterminant en grande partie l'issue des combats. Disons qu'un commandant chevronné à la tête d'une équipe de joueurs incompétents ne fera pas le poids face à une équipe très expérimentée privée de commandement.

Les affrontements restent lisibles tant qu'ils n'impliquent pas plus de trois ou quatre combattants.

Du côté des troupes, le gameplay reste inchangé mais s'est considérablement enrichi. Vous contrôlez votre personnage à la première ou à la troisième personne (en fonction de l'unité choisie ainsi que de l'arme ou du pouvoir sélectionné) et évoluez librement sur la carte, où vous multipliez les combats contre la faction ennemie (sous forme d'escarmouches ou de mêlée générale) tout en essayant constamment de gagner du terrain pour atteindre le fort adverse et le détruire. Avant chacune de vos réapparitions sur la map, vous passez automatiquement par votre avant-poste, représenté sous la forme d'un menu dans lequel vous pouvez choisir l'unité que vous allez incarner. Bien que prenant des formes différentes du côté des hommes et des bêtes, elles ont été conçues de façon symétrique afin de préserver l'équilibre entre les deux camps. Sept unités sont disponibles pour chaque faction : un constructeur, un éclaireur (furtivité/tir de loin), un combattant polyvalent (mêlée/distance), un guerrier tank (puissant et solide), un guérisseur, une unité de siège et une unité d'artillerie. Bien entendu, elles ne sont pas toutes accessibles d'emblée, et il vous faudra piocher dans vos économies personnelles (or glané au fil de la partie) pour avoir le droit d'incarner certaines d'entre elles. Savage 2 introduit également les unités Hellbourne : en échangeant les âmes cumulées à chaque fois que vous portez un coup fatal, et sous réserve que votre commandant ait construit un autel sacrificiel sur une faille, vous pouvez incarner des unités infernales, terriblement puissantes mais à la durée de vie limitée (du moins si vous jouez avec un compte gratuit).

Quel pied de voir les unités Hellbourne semer le chaos sur leur passage !

On apprécie vraiment la complémentarité de toutes ces unités, qui pousse à ne pas se la jouer solo. Par exemple, aussi puissant soit-il, un Béhémot doit bénéficier d'un solide soutien défensif pour espérer faire des ravages dans la base adverse. On apprécie également l'aspect stratégique lié à leur choix : dans l'idéal, vous sélectionnez votre unité non pas en fonction de votre préférence, mais en fonction de son utilité dans un contexte donné. Ainsi, les débuts de partie voient naturellement fleurir les constructeurs, qui accélèrent l'édification des structures, puis au gré de l'évolution de la situation, vous êtes amené à opter pour les unités les mieux adaptées. En appui de cette dimension tactique, Savage 2 propose un ingénieux système de combat triangulaire comparable au Shi fu mi : toute attaque peut être contrée par une parade, qu'il est alors possible de briser en effectuant une charge, au prix d'une vulnérabilité à l'attaque. Efficace dans les duels, ce système se révèle particulièrement lourd à l'usage lorsque vous êtes pris dans une mêlée, sachant qu'il faut, en parallèle, veiller sur ses jauges de vie/mana/endurance et utiliser ses compétences et ses objets. Les affrontements conservent donc l'aspect brouillon et quelque peu "bourrin" dont ils souffraient déjà dans le premier opus. Quoi qu'il en soit, il paraît nécessaire de jouer suffisamment avec chaque type d'unité avant d'escompter la maîtriser vraiment. De manière générale, ne comptez pas sur votre skill de joueur de FPS pour vous affranchir de la dimension tactique du jeu. Les erreurs stratégiques se paient comptant, et les retournements de situation ne sont pas rares.

En dépit de la richesse du jeu, l'interface reste un modèle de clarté et de praticité.

Sachez enfin que Savage 2 s'enrichit d'une composante jeu de rôle non négligeable. Outre les compétences liées à chaque unité, qui s'étoffent au fur et à mesure des améliorations effectuées par votre commandant, vous pouvez toujours accumuler de l'expérience et monter de niveau (sachant que certains serveurs limitent le niveau maximum). Il est même possible de "creeper", à la manière de Warcraft III, en allant occire les PNJ dispatchés sur la carte. Mais désormais, à chaque niveau franchi, vous devez également répartir les points obtenus entre quatre caractéristiques : force, endurance, dextérité et intelligence. Chacune de vos incarnations bénéficiera des bonus (de santé/de mana/d'endurance/de dommages) liés à cette progression. Avec l'or accumulé au fil de la partie, vous pouvez aussi acheter les objets débloqués à la faveur des différentes réalisations, sachant qu'il est également possible d'en faire don à votre commandant. Ces objets sont périssables, à l'image du niveau atteint qui revient à zéro à chaque partie. Il existe toutefois des objets persistants, droppés durant les parties (mais ils sont rares) ou achetés dans l'item shop du jeu. De même, vous disposez d'un niveau de joueur permanent, basé sur l'expérience accumulée dans la somme de toutes vos parties. Cela permet au matchmaking de vous trouver des joueurs de votre rang, sachant qu'il existe parallèlement des serveurs réservés exclusivement aux débutants. Quelques mots, pour finir, sur l'aspect graphique de Savage 2 : rien de bien transcendant, mais le rendu est propre et le moteur suffisamment souple pour faire oublier le rendu désuet de l'épisode précédent.

Les notes
  • Graphique 14 /20

    Bien qu'un peu terne et assez chiche en matière d'effets spéciaux, le rendu visuel a été particulièrement soigné, ce qui le rend comparativement plus attractif que ne l'était son prédécesseur à l'époque. Pour ne rien gâcher, l'animation des différentes unités est de bonne facture et l'action conserve sa fluidité en toutes circonstances.

  • Jouabilté 15 /20

    Le gameplay est technique et stratégique sans jamais se défaire de son fun et de son dynamisme : on choisit son unité (l'interface est d'une remarquable praticité), son point de spawn et on pénètre sur le champ de bataille, prêt à en découdre. Deux réserves toutefois : l'une concerne les combats encore trop brouillons, l'autre la courbe d'apprentissage toujours aussi insatisfaisante.

  • Duree 15 /20

    Soyons clairs : le tutorial proposé ne servant pas à grand chose, vous passerez les premières heures de jeu à spawner et respawner encore et encore, avant de pouvoir maîtriser chaque classe et chaque compétence. Et c'est encore pire du point de vue du commandant. Pourtant, passée cette lourde phase d'apprentissage, le plaisir de jeu commence à poindre et ne vous quitte plus.

  • Son 14 /20

    Les thèmes musicaux, plutôt efficaces, portent bien l'action, tandis que les bruitages se montrent quant à eux très inégaux : certains sont convaincants, d'autres vraiment médiocres. A noter qu'un tutorial parlé vous enseigne (en anglais) les différents aspects du jeu la première fois que vous y êtes confronté dans vos parties multijoueurs.

  • Scénario /

Plus abouti et plus équilibré que son prédécesseur, Savage 2 en corrige les principaux défauts tout en s'enrichissant de nouvelles fonctionnalités : l'apparition judicieuse des officiers, l'arrivée des unités Hellbourne qui mettent du sel dans les parties et l'accentuation convaincante de l'aspect jeu de rôle font de cette suite une vraie réussite. Hélas, il subsiste encore quelques points noirs qui la privent des plus hautes marches du podium : les combats de mêlée toujours trop confus et la fastidieuse phase d'apprentissage qui s'accomplit dans la douleur sont susceptibles de rebuter certains joueurs. Pourtant, vu la gratuité de ce sympathique titre multijoueur, on aurait tort de bouder son plaisir.

Profil de pixelpirate
L'avis de pixelpirate
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
27 janvier 2009 à 17:38:03
15/ 20
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L'avis des lecteurs (19)
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16/ 20
Mis à jour le 27/01/2009 Voir l'historique
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