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Test : Mirror's Edge
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Mirror's Edge
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Journaliste jeuxvideo.com
15 janvier 2009 à 14:38:49
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (471)
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16.9/20
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En quelques mois, Electronic Arts et DICE n'ont eu aucune difficulté à créer un buzz ultra positif autour de Mirror's Edge. Très vite séduisant, celui que l'on peut considérer comme un OVNI ne s'est cependant jamais entièrement dévoilé, se contentant de bribes de gameplay et d'une courte démo. Voici donc notre vérité sur le premier volet d'une trilogie qui, à n'en pas douter, compte déjà de nombreux fans. Les détails de cette version PC se trouvent dans le pavé de note et en conclusion.

Mirror's Edge

Il a suffi d'une vidéo en mai dernier pour susciter l'envie. Quelques sauts, deux ou trois acrobaties dignes des meilleurs yamakasis et la confirmation que la séquence fut bien du gameplay et l'affaire était entendue. Demeuraient et demeurent encore des sceptiques, évidemment. Mais force est de constater que Mirror's Edge fait partie de ces titres qui contribuent à donner au marché actuel la saveur qui peut parfois lui manquer. Des questions quant à sa réelle nature ont alors fusé. En quoi consiste Mirror's Edge ? Jeu de plates-formes ? FPS ? Nous le qualifierions de jeu de plates-formes/action à la première personne. Car s'il est bien question de dompter une architecture de niveau remarquablement pensée, par des déplacements félins et d'échapper à une poignée d'hommes armés jusqu'aux dents, le principe est celui d'une aventure vécue à travers les yeux de son héroïne, Faith. Les développeurs de DICE ont d'ailleurs misé bien plus qu'on pouvait l'attendre sur le côté immersif et émotionnel de Mirror's Edge, via entre autre, une bande-son qui frôle la perfection.

Mirror's Edge
Certains sauts sont vertigineux.
Le joueur incarne donc Faith, une jeune et jolie asiatique. Petit gabarit mais formes longilignes, d'apparence faible mais pourtant si robuste. Rien à voir avec le profil-type de l'héroïne à la poitrine siliconée, vêtue du strict minimum. Rien que pour ça, merci DICE. Faith est une résistante. Elle vit dans un monde situé dans un futur proche, où le pouvoir s'est octroyé le droit de filtrer l'information. Petit à petit, chacun est entré dans le rang, ou presque. Réfutant l'idée de se soumettre à un état totalitaire, Faith est devenue le moyen de transport le plus sûr pour la transmission d'informations d'un bout à l'autre de la ville. Elle est une Messagère. Ils sont une poignée comme elle à proposer leurs services à des clients décidés à faire rejaillir la vérité. Son rôle est simple. Transporter des sacs ou des mallettes bourrés de données sensibles en évitant toute confrontation humaine. Loin d'être une guerrière, notre héroïne sait cependant se défendre lorsque cela est nécessaire. Alors qu'elle n'use jamais de la force, certains événements vont la contraindre à muscler ses déplacements et surtout à enquêter plus qu'à transmettre. Tout ce qui lui est utile au quotidien dans la pratique de son métier va donc lui servir à des fins personnelles, pour percer le mystère qui entoure sa soeur Kate, accusée de meurtre.

Mirror's Edge
Et voilà comment les ennuis commencent.
Vous noterez en parcourant les screens qui accompagnent ce test que l'écran n'est pas encombré d'HUD. Pas la moindre information. Pas de jauge de vie, pas de compteur de munition, pas de radar. Nada. L'immersion avant tout. Lorsque l'état de santé de la demoiselle se dégrade, tantôt par une chute un peu trop rude, tantôt par une blessure par balle, les bords de l'écran rougissent, jusqu'à la régénération complète et automatique de la vie de Faith. Quant aux armes, elles se déchargent bien, malgré l'absence de toute donnée à ce sujet. A chaque désarmement, vous récupérez une arme peut-être à moitié vide mais vous ne le saurez pas. Il faudra de toutes façons vous en débarrasser rapidement. Dans Mirror's Edge, l'utilisation d'armes à feu n'est pas fréquente. Elles restreignent trop Faith dans ses mouvements. Enfin, de carte, notre héroïne n'en a guère besoin. Elle utilise un combo composé du Sens Urbain qu'elle possède et des instructions que lui distille Merc, par l'intermédiaire d'une oreillette. Le Sens Urbain se matérialise par une couleur rouge attribuée à chaque élément du décor qui permettra à la gazelle de progresser. Une porte, une échelle, un tuyau, une tyrolienne... Une sorte d'assistance légitimée par les compétences intrinsèques des Messagers qu'il est possible de désactiver pour laisser votre instinct décider du chemin à emprunter. Quant à Merc, il est les yeux de Faith, planté devant un ordinateur affichant tout ce que l'héroïne ne voit pas.

Mirror's Edge
Les effets PhysX apportent un peu d'animation aux décors.
Non sans rappeler le principe du Parkour, Mirror's Edge est un jeu de plates-formes nouvelle génération. Votre objectif est de vous mouvoir le plus rapidement possible dans l'espace. Grâce à des commandes très simplistes, vous sauterez, glisserez, enchaînerez les roulades, vous accrocherez, tout ceci entre deux interactions basiques avec des valves ou des interrupteurs. Ici, on n'exigera pas de vous d'apprendre des combinaisons de commandes complexes. Simplement de presser la bonne touche et d'être impeccable en termes de timing. Le reste, Faith le fera automatiquement. Si le joueur n'est pas directement assisté, toute la frustration qui peut émaner d'un oubli ou d'avoir ripé sur une touche n'existe pas. Certes, le gameplay n'est pas parfait et durant l'aventure, trois ou quatre passages mettront vos nerfs à rude épreuve tant ils réclament une synchronisation sans faille de deux ou trois actions de base. Vous chuterez régulièrement de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, un saut de l'ange qui vous tuera évidemment sur le coup. Mais la progression est pensée de sorte que de nombreux checkpoints vous permettent de reprendre à quelques pas de votre échec. Le fait est qu'il vous faudra quelques dizaines de minutes pour réellement faire confiance à Faith et sa capacité à bondir et à s'appuyer sur tout élément susceptible de l'aider. "Je ne passerai jamais ici, c'est impossible." Si, vous passerez.

Mirror's Edge
On ressent en permanence un sentiment d'urgence, même lorsqu'on est relativement tranquille.
Vous passerez à plusieurs conditions. La première étant d'analyser justement l'environnement dans lequel vous évoluez. Faith est agile mais pas surhumaine. Pas outre mesure en tout cas. La seconde étant d'apprendre à manier la caméra comme un élément essentiel du gameplay. C'est l'une des originalités de Mirror's Edge. En fonction de l'angle choisi, il vous sera possible ou impossible de sauter dans certaines directions. Vous souhaitez courir parallèlement au sol en prenant appui sur le mur de droite pour atteindre la corniche de gauche ? Soit, mais il faudra être capable de combiner clavier et souris et d'assurer votre timing tout en orientant la caméra dans la bonne direction. Cette subtilité n'intervient qu'à de rares occasions mais une fois maîtrisée, elle donne naturellement accès à des itinéraires que vous pouvez penser irréalistes de prime abord. La plupart du temps, Faith devra courir, prendre son élan et sauter depuis un tremplin pour atteindre le toit d'en face. Ensuite, tel un chat, elle grimpera sur les parois verticales des bâtiments qui ne se limitent pas qu'à une suite de toits. Si l'héroïne est dans son élément en hauteur, il lui faut parfois pénétrer ces buildings, la plupart du temps investis par ceux qui lui veulent du mal. Si les gunfights sont plutôt rares et aisément évitables sur le fil du miroir, c'est une tout autre histoire en intérieur.

Mirror's Edge
Le sens urbain peut être désactivé pour augmenter le challenge et l'immersion.
En effet, l'espace étant réduit, les courses fréquemment interrompues, la progression au cœur des immeubles offre une autre perspective. Si les développeurs ont insisté sur le fait qu'il est possible de terminer Mirror's Edge sans blesser personne, dans l'action, il est bien délicat d'éviter la confrontation. Au départ désarmée, Faith devra donc aller chercher de quoi se défendre au corps-à-corps. Le moment idéal pour utiliser l'"état de grâce". Il s'agit d'un bullet-time qui rend le désarmement relativement facile. Si tous vos ennemis n'ont pas la même rapidité, leur point commun est d'être faillibles au même moment. Approchez-vous d'eux, ils tenteront de vous assommer avec la crosse de leur arme. Pendant un laps de temps extrêmement court, celle-ci deviendra rouge, le moment idéal pour presser la touche qui déclenchera une courte animation voyant Faith prendre la mesure de son adversaire. Elle fera d'une pierre deux coups. K.O., le garde cèdera donc son arme bien malgré lui. Il est vrai qu'on est à des années-lumière des mécanismes utilisés par les meilleurs jeux d'action. Le mouvement varie mais demeure redondant. La facilité que l'on a à désarmer l'IA pourra faire grincer des dents. D'autant que celle-ci n'est pas la plus réactive qui soit, souvent campée sur ses positions, comme transie lorsque vous rushez en sa direction. Mais Mirror's Edge ne prétend être ni un FPS, ni un jeu d'action pur et dur.

Mirror's Edge
Toi, tu vas faire un sacré boucan en tombant.
Ce qui nous a réellement frappé dans le jeu de DICE, après avoir terminé le mode Histoire, c'est l'intensité de la progression. Rares sont les titres à offrir une telle immersion. Sa linéarité supposée et quelque part constatée n'est au final pas vraiment un point faible. Bien au contraire. Elle contribue à faire des courses-poursuites des moments d'angoisse pendant lesquels vous fuyez la mort au rythme des ricochets des balles contre les murs, échouant à quelques centimètres de vos oreilles. Oppressé par des ennemis dont vous entendez les pas se rapprocher, les coups de taser vous frôler, vous fuyez, interrogeant du regard chacun des lieux parcourus, espérant trouver l'échappatoire salvatrice. Et pour appuyer cette impression de ne faire qu'un avec l'héroïne, le joueur entend chaque souffle de Faith, sa respiration s'accélérant crescendo. Tout juste si l'on ne ressent pas le besoin de faire une pause après quelques secondes d'une course folle. Ce stress n'a cependant rien d'inhibant. Au contraire, il a parfois la qualité de rendre vos déplacements euphoriques, à tel point que vous êtes inexplicablement attiré par le bon itinéraire. L'instinct de survie sans doute.

Mirror's Edge
Mieux vaut éviter les combats, Faith n'encaisse pas les coups comme un Space Marine.
En plus de l'histoire principale, Mirror's Edge propose deux modes de jeu supplémentaires. Le contre-la-montre et le parcours. Ils sont un moyen de prolonger le plaisir mais surtout de défier le chrono. Le premier permet de repasser les dix épisodes du jeu, en comptant le prologue et de les boucler en un temps record. Pour ce faire, le joueur doit être capable d'oublier l'itinéraire qu'il a emprunté en mode Histoire pour en inventer un nouveau. Ce sera le seul moyen de gagner suffisamment de temps pour répondre aux exigences du chrono. En Parcours cette fois, le principe est identique mais vous vous concentrez sur des portions de niveaux. Des indicateurs de couleur précisent alors au joueur s'il est en avance ou en retard sur le temps référence. Notez qu'une option fantôme, retraçant les déplacements du meilleur temps, peut être activée ou désactivée. Enfin, si Mirror's Edge ne propose pas de réel multijoueur, il jouit tout de même du Online. Vous pourrez en effet comparer vos temps avec d'autres joueurs et tenter de battre leur ghost. Histoire de devenir, pourquoi pas, le Messager le plus rapide au monde...

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Le joueur évolue dans un environnement immaculé, rarement dominé par plus de deux couleurs principales simultanément. Des lignes épurées qui font de Mirror's Edge un titre au design très singulier. Cette version PC profite de textures plus fines et moins sobres, un très léger changement de design en somme. On note surtout la gestion de PhysX pour les possesseurs de cartes nVIDIA (série 8 minimum). Des effets qui n'ont rien de rare sur PC, malgré la grosse campagne de communication menée par nVIDIA et EA, mais qui ajoutent un peu de vie aux environnements. Les effets de lumière sont également plus subtils.

  • Jouabilité 18 /20

    En dépit de quelques passages réellement pompeux ou d'autres où la solution peine à s'imposer à vos yeux, le gameplay tient franchement la route. Parfois énervé, parfois pressé, on pourra avoir tendance à omettre le timing et la synchronisation, pourtant nécessaires à une progression fluide et rapide. L'animation de Faith est vraiment convaincante, suffisamment pour que l'on ressente les efforts qu'elle consent pour franchir certains obstacles. Ce portage PC offre une prise en main excellente et les habitués sauront apprécier la plus grande précision apportée par la souris, vraiment appréciable dans certains cas.

  • Durée de vie 10 /20

    Comptez entre 6 et 7 heures pour terminer le mode Histoire, ce qui est fichtrement court. Certes, le titre profite d'une véritable rejouabilité dans la mesure où les trois niveaux de difficulté apportent la dose de challenge qui peut manquer aux gunfights. Certes, on pourra toujours s'évertuer à débloquer tous les trophées ou à trouver les 30 sacs cachés. Certes, le contre-la-montre et le parcours apportent, notamment grâce aux ghosts online, un bonus non négligeable. Mais l'on était en droit d'espérer un peu plus, qu'il s'agisse d'une trilogie ou non.

  • Bande son 19 /20

    D'un point de vue sonore, Mirror's Edge est un chef-d'oeuvre. En plus de s'appuyer sur une tracklist magnifique, parfaitement adaptée à chaque situation, qu'il s'agisse de morceaux d'ambiance ou plus orientés action, le jeu de plates-formes brille par l'ensemble des bruitages et sonorités qui accompagnent notre progression. Du souffle de Faith à ses cris proportionnels à l'intensité de la douleur, rien n'est à jeter. Cerise sur le gâteau, les doublages sont réellement excellents.

  • Scénario 12 /20

    Dans ce premier volet de la trilogie Mirror's Edge, le scénario est des plus prévisibles et ne présente pas énormément d'intérêt, d'autant qu'il dévie rapidement de sa trajectoire de départ. Il a cependant le mérite de se clore de sorte à ouvrir l'histoire à une suite trépidante.

Il existe des titres dont on est bien incapable de prédire un plébiscite ou un rejet du public. Mirror's Edge en fait partie et accumulera sans doute autant de fans que de détracteurs. Pourtant, de notre point de vue, il paraîtrait bien étrange de tourner le dos à un jeu de cette trempe. Ses défauts sont souvent éclipsés par l'originalité du concept, par la maîtrise d'un design aussi singulier et surtout par l'immersion proposée 7 heures durant. Si vous êtes avide d'une expérience d'un nouveau genre, Mirror's Edge est fait pour vous. Quant à cette version PC, elle apporte un petit bonus graphique, une prise en main clavier/souris d'une grande précision et les effets PhysX pas vraiment inédits sur PC mais qui rendent l'univers un peu plus vivant.

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15 janvier 2009 à 14:38:49
17/20
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16.9/20
Mis à jour le 15/01/2009
PC Action Plate-Forme Dice Electronic Arts
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