Ben 10 : Protector of Earth

TEST PC

Et c'est en découvrant le Ben Tennyson, dit Ben 10, que je me vois dans l'obligation de le reconnaître : ma culture en matière de dessins animés actuels est proche du néant. Trop éloigné des enfants et emprisonné dans un monde d'adultes, j'ignore aujourd'hui le nom des véritables défenseurs de l'espèce humaine et autres sauveurs de la planète. Heureusement que je fais un métier qui me rappelle souvent à l'ordre. Quelle chance, moi qui pensais que Ben 10 c'était la version Energy Drink du Benco.

Tiré d'une série à succès actuellement diffusée en France, Ben 10 ne va pas chercher bien loin les ficelles justifiant sa présence en boutiques : c'est Noël et il a un nom connu. Du coup, la démarche est simple, on pond un jeu de plate-forme et d'action vite emballé et zou, en avant. Si dans la série animée le jeune Ben Tennyson peut adopter 10 formes distinctes, dans le jeu il devra se contenter de 5 transformations. Si c'est pas la super classe ça quand même, on se demanderait presque pourquoi ne pas avoir été jusqu'au bout en renommant carrément le personnage en Ben 5. Notre petit camarade devra donc user et abuser de son pouvoir de métamorphose pour devenir une sorte de torche humaine, une grosse brute à 4 bras, un genre de kangourou hyper rapide, une drôle d'araignée ou un spécialiste du roulé-boulé. Des transformations finalement assez sympathiques puisque complémentaires et offrant des pouvoirs variés. On notera par exemple le pouvoir de vitesse qui permet de définir une trajectoire puis de contempler le héros filer à toute vitesse d'un ennemi à l'autre.

Le hic, c'est que tout ceci ne sert qu'à enfiler une suite de séquences sans originalité. Quelques pseudos énigmes redondantes ponctuent la progression mais reviennent toujours à trouver un moyen d'appuyer sur un bouton et de franchir une porte avant sa fermeture. Ce qui n'est pas toujours évident compte tenu de la désagréable inertie du personnage qui répond toujours avec un léger temps de retard et souffre de contrôles manquant de souplesse. De plus, malgré l'apparente diversité offerte par les 5 formes du héros, le jeu est dans l'ensemble bien trop répétitif. Au milieu d'environnements fort peu inspirés, la progression se résume à passer d'une zone à une autre en la vidant de ses quelques ennemis sans plus de subtilité. Une longue suite de matraquage de boutons en somme qui peinera même à divertir les jeunes joueurs amateurs de la série.

Dinowan, le 21 décembre 2007