Bienvenue chez les Robinson

Test Gameboy Advance

La nouvelle production Disney ne pouvait décemment pas ignorer la GBA et c'est donc sans surprise que l'on découvre un énième jeu d'action/plate-forme. Malheureusement, Bienvenue Chez Les Robinson n'apporte strictement rien au catalogue déjà saturé de la portable. Pire, le jeu de Disney s'inscrit directement en bas de tableau, dans la liste de ses plus mauvais titres.

S'il fallait me baser uniquement à la cartouche de jeu, je serais bien incapable de vous mettre dans le bain en résumant l'histoire. Je n'ai absolument rien compris à l'aventure. Tout ce qui ressort de mes séances de jeu est que d'étranges chapeaux melon ont décidé d'attaquer la ville et que Wilbur et Lewis devront voyager dans le temps pour mettre un terme à l'invasion. Voilà pour le pitch. Pour plus d'informations, je vous renvoie donc vers les sites de cinéma, où vers les cinémas eux-mêmes pour voir le film. Quoi qu'il en soit, nous sommes ici pour parler du jeu. Enfin si on peut appeler ça un jeu. Dénué de toutes formes d'amusement, Bienvenue Chez Les Robinson se compose de trois phases distinctes que l'on enchaînera en fonction du "scénario". Avec Wilbur, le jeu s'affiche en vue de profil pour des phases de pure plate-forme tandis qu'en compagnie de Lewis, le titre bascule en vue de haut pour des séquences lorgnant un peu plus vers l'action/aventure. Le troisième type de niveaux se déroule à bord de la machine temporelle et s'apparente à un shoot'em up mou du boulon, pénible et poussif.

En réalité, Bienvenue Chez Les Robinson est une plaie à tous les niveaux. L'histoire, comme on l'a dit, n'a ni queue ni tête, ni quoi que ce soit d'ailleurs. Pour sa part, le gameplay est très mal pensé avec des objectifs à n'en plus finir dans chaque niveau, au point que l'on zappe simplement l'écran des directives. On sait de toute manière que les niveaux se résumeront à une seule et unique chose : détruire tous les chapeaux melon ainsi que toutes les caisses tout en ramassant autant d'objets que possible. Ces derniers serviront à débloquer des écrans bonus ou des mini-jeux idiots. Les deux garçons peuvent se défendre au moyen d'inventions de leur cru qu'ils devront confectionner en récoltant différentes pièces dans les niveaux. L'activation de ces engins se fait par des phases de réflexion où il faudra aussi bien répéter une séquence de touches, que deviner une combinaison pour allumer des diodes. Chaque invention s'active d'une manière spécifique, ce qui constitue peut-être la seule petite éclaircie dans cette cartouche qui n'a franchement rien pour elle. Enfin, pour ne pas finir sur une note à demi positive, précisons que le titre est plombé par une jouabilité répondant très mal aux sollicitations du joueur et surtout par d'affreux ralentissements qui surviennent dès que trois ennemis courent à l'écran. Un jeu qu'il convient donc d'ignorer royalement.

Jihem, le 31 octobre 2007