Petanque : Le Jeu du Centenaire

Test PC

La pétanque a 100 ans. Une occasion en or qu'Artefacts a saisi à la volée pour développer le seul et unique concurrent du très récent Pétanque Pro. Basé sur les règles établies par la Fédération Française de Pétanque et du Jeu Provençal, le jeu se présente sous la forme d'un condensé d'arcade et de simulation destiné à attirer le joueur averti comme le moins pratiquant.

Il aura fallu attendre 2007 et la motivation née d'un anniversaire historique pour voir débarquer coup sur coup deux représentants de ce sport si noble qu'est la pétanque. Alors que d'autres disciplines moins anciennes (volley-ball, tennis de table...) jouissaient d'une médiatisation sans comparaison, la pétanque se devait de patienter en espérant qu'un duo soit un jour capable de prendre le risque que d'autres refusaient d'envisager. C'est désormais chose faite avec un éditeur (SdLL) et un développeur (Artefacts) qui ont acquis quelques licences régionales pour permettre aux joueurs PC de pratiquer cette discipline si populaire sans bouger de leur salon.

Assez complet dans le fond, Le Jeu du Centenaire s'appuie sur des tournois nationaux fictifs pour instaurer un esprit de compétition que l'on ne ressent pas forcément au premier abord lorsqu'il s'agit de jouer aux boules. Composé de trois modes de jeu (Compétition, Match et Entraînement), il vous fait voyager dans quatre environnements ensoleillés différents pour affronter des joueurs inconnus issus des quatre coins de l'Hexagone. Arborant les emblèmes régionaux, le titre met malheureusement de côté les matches internationaux. Très basique, cette base de données suffit finalement amplement à prendre un certain plaisir puisque face-à-face, doublettes et triplettes sont au rendez-vous, au même titre qu'un multijoueur en LAN ou sur Internet où six utilisateurs peuvent s'affronter, ce qui est plutôt rare pour un jeu à moins de 30 euros.

Concrètement, le joueur a le choix entre six avatars avant de se munir de ses boules et d'atteindre les 13 points synonymes de victoire. Il peut opter pour un pointeur, un milieu ou un tireur en fonction de ses préférences, caractéristiques de puissance, d'équilibre, d'effets, de mental et de physique à l'appui. La suite est une question d'enchaînements d'actions pour parvenir à un maximum de précision. Aidé par des indications visuelles, le joueur doit, avant de jouer un point (et après avoir joué le tos et lancé le but/cochonnet/bouchon/petit/gari/let), choisir le type de coup qu'il va tenter (tirer ou pointer), la hauteur du lancer (roulé, normal, sauté), l'effet (aucun, gauche, droite, rétro) et la puissance qu'il va lui donner ainsi que sa trajectoire. Le tout grâce à des jauges, des couleurs, des icônes qui feront de vous un joueur de bon niveau très rapidement.

Seuls soucis à cela, la non prise en compte du relief des terrains et le côté très automatisé des lancers qui, s'ils sont droits et bien dosés déboucheront systématiquement sur des biberons. Ainsi, les puristes ne trouveront pas un grand intérêt à suivre un schéma extrêmement classique qui consistera à tirer la boule qui colle au but pour tenter un carreau. La seule subtilité du gameplay vient de la possibilité de mettre de l'effet dans une boule lors d'un pointage délicat pour peu que les alentours du bouchon soient encombrés. Un effet d'ailleurs légèrement surréaliste dans la mesure où les terrains sont plats et sans danger aucun. Toutefois, on parvient à s'amuser et à se prendre au jeu d'affrontements indécis même si on ne pourra que déplorer la redondance des modes Coupe, Carrière et Championnat.

Rivaol, le 06 juillet 2007