Nos Voisins les Hommes : Zamy Pète les Plombs

Test Playstation Portable

Second jeu inspiré du film d'animation des studios Dreamworks, Nos Voisins Les Hommes : Zamy Pète les Plombs s'éloigne un peu de la trame du long métrage pour s'attarder sur une histoire annexe tout aussi saugrenue. On y retrouve les trois principaux héros du film dans leur quête obsessionnelle de nourriture, ce qui aurait pu s'avérer très sympa si le soft ne manquait pas autant d'intérêt.

Vous vous en doutez probablement, mais il peut être bon de préciser que les trois versions de ce titre, disponibles sur DS, PSP et GBA, n'ont rien à voir entre elles. Si l'idée de départ est la même, chaque opus se démarque complètement des autres en proposant une approche bien distincte. La version exclusive à la PSP se rapproche un petit peu de l'adaptation sortie sur consoles de salon, mais dans un style encore plus classique. La coopération entre les trois héros est gérée de manière à ce que vous puissiez les contrôler tour à tour, mais seulement lorsque le jeu vous y invite. Par conséquent, celui-ci se résume finalement à des séquences de plate-forme on ne peut plus conventionnelles, dans un style pas très éloigné d'un jeu comme Daxter, si ce n'est que le gameplay est très loin d'arriver à la cheville du titre de Sony.

Riton, Zamy et Verne sont donc les trois animaux qui se partagent la vedette de cet épisode PSP. Mais alors qu'on s'attendait à découvrir des séquences de jeu vraiment distinctes d'un personnage à l'autre, on se rend finalement compte que leurs capacités son tellement similaires qu'on a plus ou moins l'impression de contrôler toujours le même personnage. Le raton laveur utilise un club de golf pour assommer ses ennemis au corps-à-corps, un boomerang pour toucher à distance et une canne à pêche pour s'agripper sur les murs. L'écureuil Zamy se contente d'absorber des canettes de soda pour passer en mode transe et devenir totalement incontrôlable. C'est l'inverse qui se produit en réalité puisque tout autour de lui se retrouve ralenti, ce qui lui laisse le temps de se glisser entre des pièges mobiles ou de frapper à la vitesse du son. Quant à Verne, la tortue, il préfère se camoufler discrètement sous sa carapace lorsque la situation s'envenime. Ce trio ne fonctionne donc pas vraiment en coopération mais plutôt en relais, leur objectif commun étant de stocker des réserves de nourriture en allant les chercher à la source : chez l'homme.

Le concept aurait d'ailleurs logiquement pu déboucher sur un jeu d'infiltration, et c'est justement l'impression que donnent les premiers briefings où tout semble planifié au mieux pour vous permettre de subtiliser la nourriture sous le nez des humains sans qu'ils ne s'en rendent compte. En réalité, les animaux se contentent de s'infiltrer de manière grossière dans les habitations, puis ils sortent de leur cachette et n'hésitent pas à sortir leurs griffes si quelqu'un tente de leur mettre des bâtons dans les roues. La furtivité n'est donc pas vraiment de mise dans le titre, le jeu se résumant davantage à de la plate-forme qu'à de l'infiltration. Les ennemis, la plupart du temps des chats ou de simples rats, se contentent de se laisser taper dessus sans vraiment réagir, dans le seul but de vous faire perdre du temps lorsque vous videz les placards et autres garde-manger. Ces phases sont d'ailleurs chronométrées, vous obligeant à aller chercher rapidement les sachets de nourriture que vous pouvez empiler les uns sur les autres avant de les envoyer à un acolyte qui se chargera de les acheminer vers l'extérieur. Un score vous sera alors attribué en fonction de votre efficacité, mais même un fiasco complet vous permettra de continuer.

Tout ceci semble, à première vue, plutôt efficace, du moins jusqu'à ce qu'on se rende compte que d'énormes lacunes de gameplay viennent tout gâcher. La rotation de la caméra, beaucoup trop lente, pose problème continuellement, nous obligeant sans arrêt à balayer l'écran en vue subjective pour comprendre comment est faite la pièce dans laquelle on se trouve. Les phases de plates-formes sont tellement approximatives qu'on croirait presque qu'aucun bêta-testeur n'est passé derrière pour vérifier que le soft était jouable avant de le valider. Il faut souvent s'y reprendre maintes fois avant d'accomplir ce qu'on a dans la tête, et on finit fatalement par se lasser et par perdre patience. D'autant plus que le principe reste désespérément le même tout au long du jeu, enchaînant jusqu'à plus soif les scènes de vol de nourriture et d'exploration laborieuse. Ce nouvel épisode de Nos Voisins Les Hommes n'était donc pas vraiment indispensable, mais ceux qui attendaient de retrouver Zamy et les autres personnages du film sur PSP pourront toujours y jeter un oeil.

Etant dans l'impossibilité de réaliser nos propres screenshots, les images de ce test proviennent de chez l'éditeur.

Romendil, le 22 février 2007