New Zealand Story Revolution

Test Nintendo DS

Le nom de New Zealand Story évoque probablement à certains d'entre vous des souvenirs. En effet, ce jeu est sorti en 1988 sur borne d'arcade et a ensuite été adapté sur plusieurs supports (Amiga entre autres). De plus, on a récemment pu y jouer sur PC, PS2 et Xbox grâce à la compilation Taito Legends qui regroupait d'anciens titres de l'éditeur. Avec New Zealand Story Revolution, on ne nous propose pas seulement un simple portage, mais une véritable adaptation avec de nouvelles fonctionnalités, une bande-son remixée mais aussi des graphismes améliorés. Voyons de quoi il retourne.

La nostalgie a l'air de faire recette puisqu'outre le titre qui nous occupe aujourd'hui, d'autres jeux Taito sont aussi réapparus en 2005 et 2006 sur DS. Ce fut le cas avec Rainbow Island Revolution et Bubble Bobble Revolution, deux remix tout de même vendus à 40 euros, ce qui est un peu élevé, vu que c'est aussi à ce tarif que sont disponibles les véritables nouveaux jeux sur DS. Pour justifier ce prix (qui est aussi celui de New Zealand Story Revolution), les développeurs ont décidé d'apporter de nombreuses améliorations à commencer par une réalisation remise au goût du jour : graphismes et bande-son ont donc été affinés.

La jouabilité a elle aussi été remaniée, mais avant d'en parler, il semble utile de rappeler quel est le principe du jeu. Vous contrôlez Tiki, un Kiwi qui doit tenter de retrouver ses amis kidnappés par un méchant phoque. Ce dernier les a emprisonnés à différents endroits situés en Nouvelle-Zélande (d'où le titre du soft). Vous allez devoir parcourir 5 mondes comportant trois niveaux chacun (plus un boss) pour les libérer. Bien sûr, de nombreux ennemis tenteront de vous empêcher d'avancer. Mais pas de panique puisque pour les contrer, vous disposez d'un arc capable de lancer des flèches. Une attaque puissante est aussi disponible si vous maintenez le bouton B appuyé. La flèche envoyée sera alors plus grosse et fera plus de dégâts. C'est bien utile pour vaincre les boss qui, soit dit en passant, sont souvent assez délicats à battre. Le niveau de difficulté est en effet plutôt corsé. Pour compléter votre arsenal, vous pourrez aussi trouver des items disséminés dans les niveaux capables de changer l'arme que porte Tiki. L'oiseau peut ainsi se transformer en chevalier armé d'une épée ou encore disposer de flèches enflammées ou glacées.

Pour progresser, il faut donc trucider les adversaires qui se mettent en travers de votre route, mais aussi sauter de plate-forme en plate-forme, s'accrocher à des ballons pour voler... Bref, on retrouve évidemment la jouabilité du jeu de base. Quelques modifications ont cependant été apportées, essentiellement pour prendre en charge l'écran tactile de la console. Ainsi à certains moments, vous devrez utiliser le stylet pour actionner des leviers, maintenir Tiki en équilibre en touchant son balancier lorsqu'il joue au funambule ou encore le rattraper lorsqu'il tombe dans un trou et le renvoyer avec le stylet sur l'écran du haut. Certains de ces passages qui font partie intégrante de l'aventure solo sont jouables indépendamment en multijoueur (jusqu'à 4 joueurs). Mais cette fonctionnalité tient plus du gadget que du mode qui booste véritablement la durée de vie. Cette dernière en aurait pourtant eu vraiment besoin car elle n'est pas des plus élevées. Certes, le jeu est difficile, mais il n'y a pas assez de tableaux. A ce titre, le prix de 40 euros semble très excessif.

Super.panda, le 05 février 2007