Asphalt : Urban GT 2

Test Nintendo DS

Asphalt : Urban GT étant a priori destiné à devenir une franchise de Ubisoft, la saga se pare de nouveaux épisodes à un rythme qui semble plus ou moins régulier. Cependant, nous n'en sommes ici qu'au deuxième épisode (alors que le troisième est d'ores et déjà disponible sur téléphones portables) et si la courbe d'évolution semble encore assez pentue, on notera malgré tout que Gameloft a su rectifier le tir depuis le premier opus en corrigeant quelques défauts.

Electronic Arts a Burnout, Ubisoft, Asphalt : Urban GT. Si la série des frenchies n'est pas aussi connue que celle rachetée par le géant américain, elle n'en possède pas moins une histoire qui remonte déjà à quelques années, puisque le premier épisode sortit sur mobiles en 2004. Par la suite, Gameloft et Ubisoft portèrent leur bébé sur feue la N-Gage (comment ça, la mort clinique n'a pas encore été annoncée ?!) et la Nintendo DS. Si, comme précisé dans l'introduction, le troisième segment est actuellement dispo sur téléphones portables, la console de Big N accueille pour sa part le deuxième épisode qui se veut toujours aussi influencé par des titres comme Burnout, justement, Chase HQ ou une tripotée de films dont Fast & Furious représente le fer de lance. De fait, ne vous étonnez pas de retrouver les mots "tuning" et "arcade" dans ce test qui débute maintenant, là, tout de suite.

Le premier Asphalt n'était pas avare et le deuxième épisode fait honneur à son aïeul en proposant pas mal de contenu aux joueurs. Tout d'abord, sachez que bien qu'on retrouve plusieurs modes, ces derniers sont plus ou moins constitués des mêmes challenges. Ainsi, le mode Arcade se compose de la Course unique, le Contre la montre, la Course poursuite, la Chasse à l'homme et l'Elimination. En fait, par rapport au mode Evolution, l'Arcade vous propose de vous essayer directement à une des épreuves sans perdre de temps. Par contre, si vous décidez de récupérer prestement de nouveaux véhicules, l'Evolution vous permettra de gagner de l'argent qui vous servira ensuite à récupérer de nouveaux deux ou quatre roues, à les tuner, etc. Ainsi, ce dernier mode se scinde en 61 championnats eux mêmes divisés en plusieurs challenges décrits plus avant. De plus, on vous obligera à acquérir des bolides spécifiques pour pouvoir continuer l'aventure, ceci vous condamnant souvent à revenir sur les défis précédents pour améliorer votre position et ainsi obtenir plus de deniers.

De fait, si votre pécule vous servira à remplir votre garage, il sera également la donnée essentielle pour changer l'apparence de vos acquisitions ou pour booster les caractéristiques de vos caisses en achetant de nouveaux pneus, moteurs... Sachant que le jeu comprend une bonne palanquée de marques (Chrysler, Dodge, Ducati, General Motors, Kawasaki, Lamborghini, McLaren, BMW, Nissan, Subaru, Triumph et bien d'autres), vous aurez vite compris qu'il vous faudra passer un bon bout de temps devant votre console pour espérer tout débloquer. De plus, le Multijoueur comprend trois modes (Course Unique, Championnat et Course Poursuite pour deux joueurs uniquement) dont deux peuvent accueillir jusqu'à 4 pilotes chevronnés. Une bonne opération pour la longévité d'un jeu qui se savoure de plus en plus à mesure qu'on progresse. Le petit plus de Asphalt : Urban GT vient aussi de ses nombreuses idées provenant pour la plupart de la concurrence directe. Par exemple, au sein d'une même course, on retrouve un aspect "destruction", popularisé par Burnout, des poursuites avec les flics (Need For Speed et Chase HQ), l'utilisation intensive de turbos (re-Burnout) ou bien encore le flashage par les radars qui pour la peine nous rapportent ici un bon paquet de fric à défaut de nous faire perdre des points. Tout ceci concourt donc à une conduite débridée, décomplexée dont Asphalt se fait le porte-étendard.

Concernant la jouabilité d'ensemble, on est agréablement surpris de pouvoir profiter d'une maniabilité aux petits oignons. Les voitures répondent au doigt et à l'oeil, les commandes sont souples et c'est un régal de pouvoir enchaîner les doubles ou triples turbos sans crainte de partir en vrille au premier coup de volant. Et bien que la conduite des motos ne soit pas en reste on reprochera tout de même une difficulté plus importante de ce côté-là, surtout en ce qui concerne les challenges "Radar" où il faut se faire flasher à une certaine vitesse. En effet, il est étrange que ces défis soient bien plus difficiles en deux roues qu'en quatre roues. Ensuite, si les courses-poursuites avec les flics sont fort dynamiques, il est regrettable qu'il soit parfois si ardu de les distancer malgré l'utilisation de boosts. Mais bon, ces passages ont au moins le mérite de faire monter la pression d'un cran vu que pour chaque arrestation, vous perdrez un peu de pognon. Il sera alors temps de rouler à tombeau ouvert, d'effectuer des sauts de cabri en s'aidant de tremplins ou de foutre un joyeux bordel sur le périph. en dégommant barrières de chantier et autres feux de signalisation, tout ceci nous rapportant un maximum de liquidités. Ha bel exemple pour la jeunesse française ! Mais en même temps, le jour où vous pourrez vous payer une Mustang GT 390 flambant neuve afin de vous faire un remake de Bullitt près du rond-point de votre collège n'est pas encore arrivé. Là-dessus, Start your engine et advienne que pourra.

Logan, le 04 janvier 2007