Les Sims 2 : Animaux & Cie

Test Gameboy Advance

Déménager dans une ville inconnue, se faire de nouveaux amis, décrocher d'autres jobs : une seconde vie. Voilà le principe des Sims. Avec cette quatrième apparition sur GBA, issue de l'add-on PC Animaux & Cie, c'est votre fibre "poupouilles et gratouilles sur Felix et Medor" que les inoffensifs bonshommes virtuels désirent titiller.

Ce retour sur GameBoy Advance reprend la structure de l'adaptation de Permis De sortir et non celle des Sims 2. Il n'y a plus vraiment de scénario à proprement parler, juste la nécessité de trouver sa place à Clebsville, votre nouveau bourg. Sitôt arrivé, après l'étape obligatoire de création de votre Sims, qui est en tout point similaire à celle de Permis De Sortir, on vous explique comment vous sentir à l'aise ici-bas. Tout passera par les animaux. A commencer par les jobs, qui sont ici au nombre de quatre : vétérinaire, la garde d'animaux, le dressage et la parapsychologie, c'est-à-dire la communication avec nos amis les bêtes. L'exécution de ces carrières est toujours très simpliste, à l'image de la garde d'animaux, un mini-jeu ou vous devez juste retenir l'animal dans un couloir malgré ses incessantes envie de s'en aller. Ces jobs sont utiles pour gagner de l'argent et éviter de vous retrouver sans meubles, sans WC et sans douches très rapidement. Cela dit, ce n'est pas dans l'aménagement de votre appartement que vous allez mettre votre argent cette fois-ci, mais dans tous les besoins propres à votre familier : nourriture, vitamines, jouets, etc...

Comme sur les autres versions, quand EA parle d'animaux, il ne s'agit que de chiens et de chats. Clebsville est remplie d'autres espèces mais vous ne pourrez posséder que ces deux là. Heureusement, une certaine personnalisation de sa bestiole est possible, avec différents caractères et comportements : joueur, calme, actif.... Divers possibilités et problèmes accompagnent l'acquisition d'un animal. L'apprentissage de tours "complexes" vous permettra ainsi de participer à des concours tandis que le dressage vous permettra d'automatiser certaines tâches qui seront dès lors effectués par votre poilu. Dans l'autre sens un animal peut vous tourner le dos si vous ne vous occuper pas de lui. Nutrition, amour (par quelques caresses régulières) et soins sont impératifs. Si votre animal est malade, foncez chez le véto. S'il mange trop, imposez-lui de l'exercice. Et ainsi va le lien qui vous unit à lui. Problème : c'est un peu tout ce qu'il y a à faire dans ce jeu.

Bien sûr, les mécanismes inhérents aux Sims sur GBA ont été conservés. Et il est d'ailleurs toujours aussi peu dynamisant de devoir veiller aux désirs si fréquents et redondants de notre avatar. Dans le même ordre d'idée, l'aménagement des horaires, pour l'ouverture des boutiques par exemple, est pénible dans le sens où l'on passe pas mal de temps morts, à simplement attendre que l'horloge tourne. Même frustration dans l'éxécution des tâches : le compteur défile souvent trop lentement. C'est ce genre de problèmes que EA devrait rectifier en permettant, comme sur PC, d'accélérer le temps par exemple. Par contre, l'humour assez loufoque, fait de jeux de mots et de références aux extraterrestres est bien aussi présent et s'inscrit toujours dans un ton assez second degré voire même auto-parodique, ce qui allège pas mal vos pérégrinations. Lesquels sont assez confuses pendant la première heure de jeu. Cela tient à la disposition de Clebsville, faite d'une dizaines de tableaux d'extérieurs assez mal signifiés, par des éléments visuels marquants par exemple. De fait, la navigation dans cet environnement est laborieuse au début.

Toutefois, c'est bien la légèreté du contenu qui se distingue comme la grosse faiblesse du titre. Une fois que vous avez mené à la baguette un ou deux animaux et que vous avez pu toucher un peu à toutes les activités liées à ces bestioles, le jeu ne propose aucune richesse supplémentaire. Il y a trop peu de meubles, de boutiques, de jobs, de maisons à louer ou à acheter. On regrette aussi qu'il n'y ait aucune quête annexe ni aucune possibilité de créer des liens sociaux avec des PNJ, autre que le simple ajout du personnage dans sa liste d'amis. Bref, à part multiplier le nombre d'animaux sous sa coupelle, le titre ne vous retient pas comme les versions PC, et à moindre mesure celles des consoles de salon, savent le faire.

Aiste, le 18 novembre 2006