Green Devils

Test PC

Blitzkrieg inspire les développeurs de tout bord, c'est incontestable. En effet, tout un chacun pouvant créer librement ses propres missions et apporter des modifications au jeu, cela a considérablement augmenté la durée de vie puisqu'on a vu apparaître toute une flopée de mods, d'add-on et autres stand alone. Green Devils fait partie de toute cette mouvance et a été développé non pas par les géniteurs du jeu original, mais par LaPlata Studios, créateurs d'un des add-ons les plus appréciés : Rolling Thunder.

La première des choses à dire, c'est que le soft est bien un add-on dans la plus pure tradition du genre. Pour fonctionner, il a donc besoin soit de Blitzkrieg, soit de Burning Horizon soit de Rolling Thunder. Il reprend d'ailleurs à ce dernier plusieurs éléments de gameplay qui lui sont spécifiques et qui furent un véritable bon en avant dans la série. Pour la première fois par exemple, une nouvelle fonctionnalité faisait son apparition : celle de capturer les bâtiments. Dans le cas de Green Devils, cela donne la possibilité d'obtenir des renforts d'infanterie si on possède un aéroport. Visuellement, on a droit à de petites animations : on voit des avions de transport de troupes débarquer lesdits renforts et re-décoller juste après.

L'aviation joue d'ailleurs un rôle beaucoup plus important que dans le jeu de base. Il faut bien souvent utiliser au mieux les bombardements et les parachutages dont on dispose si l'on veut gagner les missions très délicates qui nous sont confiées. Et quand je dis "délicates", c'est un doux euphémisme au vu de la difficulté de cet add-on qui est par moment, absolument diabolique. Il ne s'adresse donc qu'aux joueurs invétérés de Blitzkrieg car les débutants risquent de ne pas s'y retrouver malgré la présence d'un tutorial fort bien conçu. Au menu, on retrouve deux nouvelles campagnes pour un total d'une vingtaine de cartes. Dans la première, vous commanderez la célèbre neuvième division blindée allemande dans des missions qui vous mèneront aussi bien sur le front de l'ouest que de l'est. On retrouve de grands classiques comme la bataille des Ardennes ou encore des combats qui se déroulent en Normandie.

Plus originale, mais aussi plus courte, la seconde campagne nous fait toujours diriger le camp allemand et nous entraîne en France, aux Pays-Bas et surtout, en Grèce. C'est la première fois que l'on a l'honneur de fouler le sol grec dans Blitzkrieg et c'est d'ailleurs assez rare que l'on ait à le faire dans un jeu sur la Seconde Guerre mondiale, la plupart préférant se concentrer sur des batailles un peu plus connues. Au cours de vos pérégrinations, vous ne manquerez pas de remarquer qu'une fonctionnalité inédite a fait son apparition pour les commandos qui peuvent désormais s'infiltrer derrière les lignes ennemies en utilisant des unités civiles ou militaires adverses. A part ça, le gameplay reste très proche de ce que l'on a pu voir dans Rolling Thunder aussi bien de part ses points forts (l'intelligence artificielle des ennemis leur permet de mettre sur pied des stratégies complexes pour vous contrer) que du point de vue des défauts. En effet, on constate que certains points critiqués depuis la sortie de Blitzkrieg par les joueurs n'ont toujours pas été corrigés. C'est le cas du pathfinding souvent défaillant. Vos unités ont du mal à s'organiser pour traverser les ponts et bloquent bien souvent sur une rive. Au final, cet add-on ne plaira qu'aux inconditionnels de la série qui y trouveront un défi à leur mesure grâce à la difficulté très élevée du titre.

Super.panda, le 22 mars 2006