Astérix & Obélix XXL

Test Gameboy Advance

Après les consoles de salon, la nouvelle adaptation des aventures des irréductibles gaulois vient se montrer sur GBA dans une version tout en 3D développée par Etranges Libellules. Une jolie prouesse mais qui ne va finalement pas bien loin.

La 3D sur GBA on commence à y être habitué finalement. Depuis V-Rally 3, d'autres softs ont débarqué, FPS ou jeux de course, avec des résultats plus ou moins bons. Astérix & Obélix XXL a pour lui d'être le premier titre 3D en vue à la troisième personne, ce qui peut étonner sur le coup et constituer une belle prouesse sur GBA. Une prouesse qu'on relativise une fois qu'on se rappelle que finalement, la 3D, c'est toujours de la 3D, en vue subjective ou à la troisième personne. Enfin, on saluera tout de meme le fait que le développemment du titre a été pris en charge par deux personnes uniquement, Fernando Velez et Guillaume Dubail.

Graphiquement, le résultat est là en tout cas, on ne peut pas dire le contraire, l'animation est tout à fait convenable, on ne note guère de ralentissements et la GBA nous livre de jolis décors et des modèles relativement clairs (bien qu'un peu pixélisés mais bon) et même une distance d'affichage qui, si elle n'échappe pas au clipping, se montre toutefois assez large. Mais c'est pour le reste que ça coince. Pour rester sur la 3D, celle-ci pose un problème de gameplay un peu ballot : la caméra placée trop bas rend délicate l'appréciation de la distance entre vous et l'ennemi, engendrant énormément de coups qui ne portent pas et une sérieuse difficulté à éviter ceux des romains, on ne sait jamais quand on se fait toucher, ce qui pose un problème évident. Dans le même ordre d'idées, dès que le nombre d'ennemis devient trop important, on se retrouve submergé, privé de visibilité. Le héros disparaît pour ne réapparaître que si on se sort de là ou qu'un romain décide de s'écarter.

Outre ces déconvenues relatives à la maniabilité du titre, il faut admettre qu'Astérix & Obélix s'avère plutôt limité dans son gameplay. Sympathique, certes, mais pas très profond. En bon beat'em all qu'il est, le titre propose d'acquérir une série de combos que l'on paiera en casques romains. Mais ces combos ne sont qu'au nombre de 4, un chiffre bien maigre. Quant à l'action, même pour un beat, elle est trop répétitive. Noyé sous une impressionnante abondance d'ennemis en 3D, on se contente de marteler le bouton d'attaque sans vraiment savoir qui on frappe (ou pas). En sus de la castagne, on devra également résoudre des "énigmes", en clair activer un mécanisme planté au milieu d'une place et monter sur une plate-forme ou, à l'aide d'Obélix, déplacer un gros bloc de granit. On réalise vite que l'action tourne en rond et que rien ne vient vraiment nous scotcher devant la GBA. Dommage.

Dinowan, le 17 juin 2004