Test 
Dans la grande famille des petites bêtes qui se plaisent à voler tous les deniers de nos chères têtes blondes je voudrais les Pokémon. Mauvaise picohe ! N'en déplaise à Romendil (grande prêtresse de la secte des moines Pickachutites), c'est de Digimon dont nous allons parler aujourd'hui, série bien plus évoluée que la première nommée, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots.
Le pitch de départ donne bien le ton. De puissants Digimon viennent de faire main basse sur le Digimonde en contrôlant chacun une des régions de la surface du globe. Le seul moyen de parvenir jusqu'à eux pour déjouer leurs plans : une course Digimon. Dès lors, ce sera à nos petits Digimon adorés qu'incombera la tâche de faire un peu le ménage dans tout ce foutoir et de sauver tous leur congénères composés de 1 et de 0. Si on pouvait s'attendre à un produit bâclé et sans intérêt (c'est bien connu que l'association Bandaï + licence d'anime = résultat souvent très moyen), la surprise est malgré tout au bout du chemin avec cette simulation de kart. Non pas qu'on soit devant un titre en tout point parfait, capable de vous accrocher à votre GBA SP des heures durant, non, mais le fait est que Digimon Racing est des plus sympathiques malgré un gameplay manquant un peu de saveur. Tout débute donc entre le mode Solo ou le mode 4 joueurs grâce auquel vous pourrez affronter trois amis si tant est que vous possédiez autant de câbles link et cartouches qu'il y a de joueurs.
Pour les modes en solitaire, aucune surprise : Championnat, Course rapide et Contre la montre. En fait, si petites nouveautés il y a à trouver, c'est en pleine course qu'on les dénichera. Dans le principe on ne change rien à la formule Mario Kart puisqu'il s'agira toujours de concourir contre plusieurs adversaires (5 pour être exact), de ramasser des bonus (offensifs ou défensifs) et d'essayer d'être parmi les trois premiers à l'issue du championnat pour pouvoir passer au challenge suivant. Les petits plus dont je parlais plus avant se basent donc sur les caractéristiques (inspirées de l'animé) des bestioles qu'on dirige. Ainsi si vous commencez sous votre forme primaire, vous pourrez vous digivolver sous trois autres formes pour gagner en puissance et en vitesse. Ceci se fait d'ailleurs le plus naturellement du monde (enfin si je puis dire) en passant sur des zones en fil de fer étant sujet à un virus informatique. Par contre il vous faudra tout de même faire attention par la suite car vous régresserez dès que vous vous ferez toucher ou buterez contre un obstacle. Ceci étant, libre à vous de repasser sur une des zones évoquées plus haut pour retrouver à nouveau votre forme et remplir par la même occasion votre barre d'évolution. L'autre petit truc est qu'à chaque niveau, vous aurez droit à une sorte d'autochtone qui, situé à certains endroits du parcours, essaiera de vous ralentir. Chaque course vous demandera ainsi de faire attention à vos adversaires, les multiples virages à négocier et ces fameux habitants spécifiques à chaque circuit.
C'est donc après avoir parcouru plusieurs circuits se déroulant dans des univers variés (désert, marais, ville futuriste, plage...) et plus ou moins peaufinés d'un point de vue graphique que vous vous retrouverez à la fin du championnat où vous devrez affronter un boss dans une arène. Une technique particulière sera requise pour venir à bout de chacun et c'est seulement après votre victoire que vous pourrez accéder à une nouvelle région renfermant quatre autres courses. La durée de vie est à ce titre des plus honorables, 3 niveaux de difficulté étant sélectionnables pour participer aux 15 courses qui vous attendent. Pour ce qui est du gameplay, rien de particulier à signaler. Les bonus sont classiques (bouclier défensif, missiles à tête chercheuse, colonnes de feu, bonus d'accélération, etc.), le maniement est calqué sur celui du hit de Nintendo (une touche pour accélérer, une autre pour freiner et les boutons de la tranche pour sauter - voire écraser un concurrent - ou utiliser une option) et si la vitesse d'animation est bonne, on aurait aimé un moyen de prendre les virages en dérapant, système issu de Mario Kart qui avait également été repris dans Crash Nitro Kart. Mais ne boudons pas notre plaisir et contentons-nous de ce que nous avons sachant que Digimon Racing ne cherche pas à détrôner le plombier moustachu mais uniquement à faire plaisir aux fans de la série animée en leur faisant passer un bon moment. Le pari est donc plutôt réussi, le titre étant plaisant à parcourir et ce malgré un manque de sensations et de bonus à débloquer.
Logan, le 30 avril 2004
Ca ne confine pas au génie mais la réalisation est satisfaisante dans sa globalité. Les circuits sont de nature variée et si les bonus sont moyens d'un point de vue visuel, le coup de la Digivoltation (qui voit votre pilote se transformer en cours de route) est une bonne idée.
On ne peut plus classique avec ce que cela implique de sauts, de virages à négocier ou de bonus à attraper. Dommage qu'il n'y ait pas de système de dérapage car ceci aurait pu aider à rendre le tout un peu plus nerveux.
Le multi permet à 4 joueurs de s'affronter et le solo se dote de 15 circuits et de 3 modes de difficulté. Plusieurs pilotes sont également à débloquer parmi les 11 jouables.
Pas mal de voix digits lors des courses (notamment pendant les Digivolvations) mais les bruitages et musiques restent sommaires.
Voici donc un petit jeu sans prétention mais qui fera plaisir aux fans. On aurait aimé des courses un brin plus nerveuses ou un gameplay amenant quelques nouveautés mais malgré ces tares, Digimon Racing est un cht'it soft amusant qui vous fera passer d'agréables moments pour peu que vous n'ayez rien contre des bêbêtes criant leur nom dès qu'ils subissent la plus petite transformation.