Kaan

Test PC

Mouarf !!! Hum pardon, reprenons. Bien alors Kaan, quoi qu'est-ce ? Tout simplement un jeu de hack'n slash particulièrement risible. Risible pourquoi ? Parce qu'il s'agit d'un titre qui fait franchement kitch et qui devrait à la fois vous faire perdre votre temps et votre argent...

Dans la pratique, Kaan c'est donc du hack'n slash tout ce qu'il y a de plus classique et légèrement teinté de plates-formes. On incarne un jeune guerrier nordique qui devra au fil de cette aventure trucider toutes sortes de soldats ennemis afin de ramener la paix dans son monde en récupérant l'orbe de l'espoir qu'un infâme sorcier vient de chaparder. Scénario anecdotique et peu mis en valeur par le titre, voici ce que l'on découvre de manière plus ou moins évidente avec Kaan. Au programme, pas loin d'une trentaine d'ennemis à zigouiller, une demi-douzaine d'armes à se procurer, des combos à réaliser, ou encore des symboles à ramasser pour accéder à l'arène de combat, histoire de gagner des pièces d'armure qui s'avéreront d'une aide précieuse pour qui voudra terminer l'aventure. Kaan nous précipite sans ménagement dans un univers de jeu assez kitch et à l'action franchement rébarbative. On se jette sur ses ennemis en tentant de réaliser des combos et on progresse dans des environnements archi-limités qui proposent un zeste de plates-formes afin de varier les plaisirs.

Techniquement le jeu fait sourire et ses graphismes s'avèrent malheureusement un rien dépassés, même s'ils sont corrects dans l'ensemble. Les environnements sont assez pauvres, les animations limitées et le résultat au final s'avère assez peu probant. Les angles de caméra sont gérés de façon automatique et dévoilent différentes actions à accomplir de manière très dirigiste. A tout ceci viennent s'ajouter quelques bugs de collision et une vue pas toujours idéale pour la progression du joueur. Les phases de plates-formes peuvent en effet s'avérer assez agaçantes dans ce conteste.

En termes de maniabilité, on a le choix entre le clavier et l'utilisation d'un joypad. Dans les deux cas le tout s'avère malheureusement peu ergonomique avec des commandes brouillonnes et des action assez pénibles à réaliser. Notre héros dispose de différentes armes pour venir à bout de ses ennemis, il faudra multiplier les combos pas évidentes à effectuer pour se débarrasser de ses adversaires qui apparaissent comme par magie dans les univers de jeu. La sauvegarde en cours de partie s'effectue de manière automatique en passant différents points de contrôle. A la fin de chaque niveau, le joueur aura la possibilité peu motivante d'aller combattre en arène et de gagner des pièces d'armure qui l'aideront dans sa progression, en rendant le héros un rien plus solide. Sa jauge de vie s'accroît en effet avec l'acquisition de ces précieux éléments et il est par ailleurs possible de gagner de nouveaux coups ou pouvoirs. Des coups qui s'exécutent presque tout seuls et qui limitent le plaisir de jeu en offrant peu d'initiative au joueur. En gros on martèle son clavier ou son pad sans réelle motivation, histoire d'aller voir ce qui nous attend plus loin.

Globalement, Kann se veut un titre particulièrement décevant et à la réalisation dépassée. Techniquement le jeu ne fait pas le poids face à d'autres productions du même genre que ce soit sur PC ou sur consoles. Le design des niveaux et la modélisation des personnages laissent l'impression d'un titre franchement kitch même s'il est toutefois loin d'être désagréable visuellement. La pauvreté du gameplay et la rejouabilité quasi nulle offrent à ce soft une longévité toute relative. En clair, voici un jeu que l'on prendra soin d'éviter tant il se veut décevant et dépourvu d'un quelconque intérêt. Copie à revoir pour Eko Software avec ce titre franchement défraîchi. Kaan, comme le héros qu'il met en scène, semble véritablement tout droit débarqué d'un autre âge. Nous voici face à un soft peu stimulant et que l'on devrait tout au plus achever par curiosité, tant son gameplay se veut limité et dirigiste s'associant à une réalisation qui a du mal à tenir la route de nos jours.

Pilou, le 21 mai 2003