TOCA Race Driver

Test PC

Déjà sorti sur PS2 l'été dernier, TOCA Race Driver trouve enfin le temps de s'arrêter au stand PC. Les joueurs peuvent dire merci à Codemasters, ce n'est pas tous les jours qu'un jeu de bagnoles sort de l'ordinaire.

Si de prime abord, TOCA Race Driver a l'allure d'un jeu de courses ordinaire, il n'en demeure pas moins très original car posé sur les rails d'un scénario qu'on suit avec plaisir. On y incarne Ryan McKane, un jeune pilote qui ne demande qu'à faire ses preuves sur l'asphalte. Perturbé par la mort de son père victime d'un accident en pleine course, et constamment dans l'ombre de son grand frère Donnie, lui aussi pilote émérite, vous devez conduire Ryan sur la voie du succès et lui faire gravir les marches des podiums les plus prestigieux. Cela se traduit à l'écran par un mode carrière vaste et complet dans lequel vous devez accepter ou refuser les offres de contrats que les différentes teams ne manqueront pas de vous faire. Vous participerez ainsi à 13 championnats internationaux répartis sur 38 circuits dont Magny Cours, Mexico, Silverstone ou même Dijon ! Pour terminer avec la partie chiffrée du jeu, sachez que vous pourrez piloter plus d'une quarantaine de voitures, toutes officielles (Mercedes-Benz, Alfa Romeo GTV, Viper GTS-R, etc.). Le menu est donc très riche et vous occupera un bon moment. D'autant que le scénario évolue grâce à de nombreuses cinématiques aux mises en scène travaillées et maîtrisées.

Limiter TOCA RD à son seul mode carrière serait bien réducteur. Le titre est plein à craquer d'autres réjouissances regroupées sous l'intitulé "Temps Libre". Citons notamment les modes courses libres, contre-la-montre ou réseau. Si le premier permet de choisir son circuit et sa voiture parmi tout ce qu'on aura débloqué, le dernier propose de se mesurer à d'autres joueurs via internet ou par réseau local. Les options sont vastes et permettent même de décider de la position de chacun sur la grille de départ.

Les parties en multi sont bien fun, c'est un fait. Mais je vous rassure, il en est de même seul contre l'ordinateur. L'IA est suffisamment développée pour offrir des pilotes aux comportements pratiquement humains, type conducteurs marseillais. Queues de poissons, remodelages de carrosserie et autres charmantes petites attentions sont monnaie courante et il faut savoir jouer des coudes pour franchir la ligne d'arrivée en premier. Le niveau de difficulté est très progressif. Si les premières épreuves sont archi-simples, rapidement le challenge monte d'un cran tandis que le nombre d'erreurs pardonnées se réduit à vue d'oeil. La conduite est un parfait compromis entre l'arcade et la simulation. Les sensations sont bien là et inutile de préciser qu'elles s'apprécient davantage un volant à retour de force entre les mains. La vitesse est bien rendue et on ne note aucune baisse de régime au niveau du frame rate. Bien entendu, ce dernier point dépendra également de la machine sur laquelle vous ferez tourner le titre.

Techniquement, le jeu est bien plus aboutie que sur PS2 grâce à un aliasing plus discret (même s'il est encore présent) et à une résolution plus élevée. Les différentes caisses sont joliment modélisées, on apprécie surtout les déformations qui apparaissent après chaque choc contre la rambarde ou contre les autres véhicules. Les pièces détachées volent après les accidents et restent même sur la piste durant toute l'épreuve. L'aspect sonore est également des plus soigné avec une bonne localisation française et des bruitages tout à fait dans l'esprit de ces courses sauvages. Les moteurs crachent leurs tripes, les tôles se froissent froidement, on peut même entendre les pilotes s'interpeller pendant les courses ! Les musiques ne sont pas en reste. Elles proposent une sélection plutôt rock mettant en vedettes des artistes tels que Iggy And The Stooges, Mocheeba ou les mythiques Lynyrd Skynyrd.

En résumé, TOCA Race Driver ouvre de nouvelles portes aux jeux de voitures. Déjà excellent sur consoles mais alors servi par une réalisation un peu décevante, le titre est ici bien plus convaincant. Ca valait le coup d'attendre !

Jihem, le 26 mars 2003