Panzer Dragoon Orta

Test Xbox

Après une longue attente, Panzer Dragoon Orta est enfin prêt à débarquer en Europe. C'est toute l'émotion des premiers opus que le joueur pourra retrouver dans ce titre aussi old school que lyrique. Un grand jeu mais qui ne plaira probablement pas à tous les joueurs.

On remonte le temps, direction la Saturn, 32 bits de Sega au destin malheureux. La console aura accueillie sont lot de hits, mais il en est un parmi eux qui a su marquer les esprits, Panzer Dragoon. Trois volets d'une saga devenue culte. La revoici aujourd'hui sur Xbox, toujours aussi envoûtante. Mais il n'est pas certain que tous les joueurs apprécieront fortement le titre de Sega tant son gameplay peut sembler préhistorique. Smilebit à choisi d'effectuer un retour aux sources, aussi n'attendez pas d'éléments d'aventure ou de RPG tels qu'on en a vu dans le troisième opus de la série. Panzer Dragoon Orta est un shoot, un rail shoot même.

Ce qui signifie que l'on ne contrôle que très peu le dragon sur lequel on chevauche. Juste de quoi éviter les tirs ennemis pendant que le décors défile seul. Il est cependant possible de contrôler la cadence en freinant ou en accélérant. Une possibilité qui sera mise à contribution aussi bien pour réaliser des manoeuvres d'évitement que pour affronter des boss autour desquels on devra tourner histoire de pouvoir cibler leurs points faibles. Autre possibilité de mouvements, vous pourrez à l'aide des touches de la tranche vous orienter sur les côtés ou carrément vers l'arrière du dragon et donc shooter dans tous les sens. Pour shooter d'ailleurs, vous disposez d'un tir de base qui vous permet de locker vos cibles et de lancer ensuite des missiles auto-guidés ou plus simplement de tirer en flux tendu, vous remplirez au passage une jauge Bersek avec laquelle vous activerez un tir surpuissant idéal pour se débarrasser des gêneurs.

Autre élément crucial du gameplay, les transformations du dragon. Votre compagnon peut ainsi prendre 3 formes distinctes, les ailes standards, les ailes lourdes et les ailes légères. La première forme offre un bon compromis des deux autres. L'aile lourde vous permet d'adopter une plus grande puissance de feu au détriment de la vitesse (l'accélération et le freinage n'étant plus disponibles) pendant que l'aile légère se montre moins puissante mais plus manoeuvrable et rapide. Libre à vous de passer de l'une à l'autre quand bon vous semble et en fonction de la situation, ce qui ne manquera pas d'arriver. De plus, au fil du jeu, vous pourrez faire évoluer ces 3 types de transformations (ou vous focaliser sur une seule, à vous de voir). Attention toutefois, ce n'est pas digne d'un RPG non plus mais la différence est là.

Voilà, vous savez à peu près tout du gameplay. Je vous l'ai dis, c'est très old school et même assez minimaliste à l'heure actuelle. Aussi, certains seront-ils troublés voire dégouttés d'une telle simplicité, d'une jouabilité aussi préhistorique. Pourtant, il y a quelque chose qui nous scotche devant Panzer Dragoon Orta, qui fait qu'une fois qu'on a posé les mains dessus, on ne s'arrête plus. Peut-être est-ce le caractère onirique du titre ?

Car Panzer Dragoon ce n'est pas qu'un gameplay, c'est un univers créé de toutes pièces. C'est dans un monde post-apocalyptique complètement délirant que l'aventure prend place. Un monde étrange et envoûtant aussi bien par son histoire complexe et mystérieuse que par son aspect. Il faut dire que les designers se sont bien lâché sur le titre qui revêt un aspect poétique, presque lyrique qui côtoie des formes torturées et totalement invraisemblables. Ce design, dont un bon psychanalyste dirait probablement beaucoup de bien, et le gameplay à forte tendance hypnotique font qu'il est facile de perdre des heures de sa vie dans Panzer Dragoon. Et en plus c'est beau. Certes, l'animation est pré-calculée alors il n'y a pas de quoi crier à la super merveille technique mais on s'en fout un peu finalement. C'est beau, point barre.

Le hic assez fâcheux, c'est la durée de vie. Bon j'avoue que j'ai pas joué avec un chrono, mais à vue de nez, 5 ou peut-être 6 heures de jeu suffisent à boucler le jeu une première fois. Mais on s'y replonge facilement pour passer au niveau de difficulté supérieur. De plus, le jeu est bigrement bien fourni en bonus en tout genre à commencer par le jeu original Panzer Dragoon complet ! Vous aurez également l'occasion de consulter toutes sortes de documents sur l'univers de Panzer Dragoon ou de jouer à quelques missions bonus

Au final, il est clair que je ne conseillerai pas P.D.O à n'importe qui tant il est probable que certains joueurs risquent de demeurer de glace devant ce gameplay antédiluvien (mais qui réserve sont lot de petites subtilités). Mais si vous savez de quoi il retourne, voilà un excellent investissement.

Dinowan, le 19 mars 2003