Contra Advance : The Alien Wars EX

Test Gameboy Advance

L'un des titres les plus appréciés des nostalgiques de l'époque 16 bits revient sur GBA pour nous rappeler qu'avec Contra, Konami instaurait déjà les bases d'un genre particulièrement apprécié des joueurs en arcade : l'action en scrolling 2D. Aujourd'hui jugée obsolète par la plupart des joueurs, la catégorie accuse désormais le poids des ans, ce qui rend ce titre d'autant plus indispensable pour les irréductibles nostalgiques.

Depuis le temps qu'on attendait le retour de la série mythique des Contra, encore connue sous le nom de Gryzor, et élevée au rang de culte par nombre de fans de l'ère des consoles 16 bits, autant dire que c'est avec émotion et fébrilité que l'on accueille la venue de ce titre sur GBA. Directement adapté de la version Super Nintendo, sortie chez nous sous le nom de Super Probotector, ce titre en reprend avec exactitude la totalité des niveaux en scrolling 2D, mais fait l'impasse sur les niveaux en mode 7 où l'on contrôlait le personnage en vue de dessus. C'est d'autant plus regrettable que la GBA était tout à fait en mesure d'afficher les niveaux en mode 7, et que l'intérêt de ces phases de jeu était indéniable. L'autre différence avec la version européenne de Super Probotector est de conserver le design de la version originale Contra III : The Alien Wars avec les personnages sans leurs armures de robot, à l'inverse de Super Probotector.

En contrepartie, ce volet GBA nous gratifie de niveaux inédits conçus pour cette version GBA, mais dont la plupart semblent avoir pourtant inspiré la version PS2 sortie récemment. Je pense notamment à la scène fameuse avec le robot géant. Bien évidemment, le soft est toujours jouable à deux simultanément, à la condition cependant de disposer d'un câble link et de deux exemplaires du jeu. Une option vivement conseillée pour éviter de succomber après seulement quelques secondes de jeu. Car s'il est bien une chose qui n'a pas changé, c'est la difficulté. L'action ne retombe jamais et tout se joue au pixel près, obligeant le joueur à persévérer pour savoir de quelle façon progresser en limitant les dégâts. La moindre balle perdue vous fera perdre une vie, et les continues ne sont pas infinis. Pourtant, le possesseur de cette version GBA n'y perdra pas vraiment au change puisque, même si l'on ne peut pas modifier le nombre de vies et de continues dans les options, deux niveaux de difficulté sont tout de même proposés au départ, et surtout le soft fait intervenir un système de mots de passe qui faisait défaut à la version originale.

Contrairement à l'opus PS2, Contra sur GBA conserve le principe des power-up que l'on récupère dans les niveaux et qui permettent de changer d'arme sans pouvoir conserver la précédente. Il faudra donc déterminer judicieusement quelle est l'arme la mieux adaptée à chaque type de situation, et combiner deux types d'attaques différents en mode deux joueurs pour un maximum d'efficacité. Même les inconditionnels de la version SNES qui connaissent par coeur le jeu d'origine pourront donc toujours se rattraper sur les niveaux inédits qui ont le mérite d'être encore plus retords que ceux de la version 16 bits. On retrouve les incontournables véhicules spéciaux comme le tank du premier niveau ou encore les motos. On n'échappera pas aux affrontements dantesques contre les boss très impressionnants de la version originale, et encore moins aux phases mythiques en plein ciel où l'on doit s'accrocher aux missiles lancés par un hélico pour éviter de tomber dans le vide.

Si vous aimez l'action old-school et le challenge digne d'un hardcore gamer, ce Contra vous comblera de joie, du moins l'espace de quelques petites heures. Car le soft est au moins aussi court que la version SNES avec ses six niveaux de jeu, et seuls les meilleurs pourront prolonger le plaisir via les niveaux bonus qui sont à débloquer. On raconte même que Contra comporterait plusieurs fins différentes, mais j'avoue ne pas avoir été jusqu'au bout pour le vérifier. Même s'il s'avère moins indispensable qu'un épisode inédit de Castlevania sur GBA, ce Contra offrira tout de même à ceux qui s'y essaieront d'excellentes sensations, et constitue aujourd'hui l'une des dernières preuves de l'ère bénie des jeux en 2D.

Romendil, le 17 mars 2003