Racing Evoluzione

Test Xbox

Plutôt discret jusqu'ici, Racing Evoluzione débarque enfin sur Xbox et pourrait bien créer la surprise. Si les joueurs sur ce support pouvaient se plaindre de ne pas avoir grand chose à se mettre sous la dent en matière de jeux de courses en dehors de quelques exceptions, voici un titre qui peut prétendre aux plus hautes marches du podium dans sa catégorie sur la console Microsoft.

Alors en premier lieu c'est sous la forme d'un concept assez original que ce Racing Evoluzione propose de traiter la course automobile. Vous voici dans la peau d'un constructeur auto qui devra non seulement créer de nouveaux modèles de voitures mais surtout les piloter et les conduire jusqu'aux premières places des classements afin de faire connaître sa marque et lui accorder la notoriété. Le titre propose deux modes de jeu principaux et si la partie arcade propose de participer à des courses rapides avec de nombreux véhicules, c'est clairement le Dream Mode qui apportera le plus de contenu.

Sous une forme assez scénarisée, vous voici face à un mécano qui vous annonce qu'il va vous pondre un modèle de concept car parmi les trois disponibles au départ, vu que dans le garage sombre et poussiéreux il vient de découvrir des plans particulièrement intéressants. Quelques mois plus tard vous voici au volant du bolide choisi et c'est à vous à présent de l'aligner sur la ligne de départ. Il faudra donc enchaîner les courses mais surtout les victoires pour progresser dans cette aventure et rapidement débloquer de nouvelles voitures et circuits. Comme si tout ceci ne suffisait pas il faudra également vous la péter devant la presse et assurer au cours des challenges qui vous seront proposés. Tout cela assurera la notoriété votre société et vous permettra de vous faire connaître du grand public mais aussi de quelques richissimes clients qui n'hésiteront pas à vous commander des modèles issus de vos concept-cars.

Au niveau du gameplay et surtout de la maniabilité, la prise en main surprend quelque peu. Les commandes sont particulièrement sensibles et les différents véhicules disponibles répondront de manière souvent très différente. Passé un léger temps d'adaptation on découvrira des virages qu'il faut soigneusement anticiper afin de les passer sans encombre tout comme des freinages à bien maîtriser pour éviter d'aller taper dans le mur. Le tout reste néanmoins très accessible et la difficulté progressive ménagera les nerfs de la plupart des joueurs. Pour le reste signalons une I.a très correcte avec des adversaires qui réagissent de manière assez crédible à votre comportement en course, ces derniers vous créeront d'ailleurs quelques surprises en n'hésitant pas à vous percuter de temps en temps. Il vous sera possible toutefois de leur rendre la politesse et de les garer gentiment dans une chicane contre un mur et ainsi gagner de précieuses places. Face à de telles méthodes peu orthodoxes signalons la gestion des dégâts qui à défaut d'influer sur la conduite de la voiture occasionnera de jolis effets.

Mais si au niveau gameplay et originalité du concept Racing Evoluzione tient la route, c'est sans compter sur sa réalisation particulièrement soignée. Les véhicules sont remarquablement modélisés, les décors foisonnent de détails en tous genres et les abords des circuits semblent tout à fait vivants. Les sensations de vitesse sont bien présentes et les joueurs disposeront de différentes vues assez appréciables pour en profiter. Au passage il sera même possible de voir les animations du pilote en train de passer les vitesses par exemple. Côté son les musiques tapent dans le répertoire arcade mais s'avèrent très correctes, les effets comme les bruitages moteurs sont quant à eux tout à fait crédibles.

En somme voici un titre qui crée une excellente surprise sur Xbox. Voici un jeu qui tiendra les joueurs un bon moment en haleine même si on peut lui reprocher de rester un peu trop arcade au niveau du gameplay. Quoi qu'il en soit voici un titre dans l'ensemble assez original, abouti techniquement et doté d'une excellente durée de vie.

Pilou, le 21 janvier 2003