VIP

Test Gameboy Advance

Arf, et ben, qu'est-ce qui nous arrive là encore ? Ce serait-y pas la Pamela, la sirène de Malibu reconvertie en garde du corps à 1 euro ? Mais si. Et dans un jeu d'action tellement bon qu'il énerverait presque un escargot de Bourgogne.

Ne rigolez pas, j'ai fait l'essai et je peux vous assurer que si l'on présente V.I.P sur GBA à un escargot de Bourgogne, il se suicide dans l'heure. Même s'il n'est pas de Bourgogne d'ailleurs. Et un suicide d'escargot, c'est très gore. Pour vous donner une idée de la chose, je dirais que le terme « répétitivité » est sans doute le qualificatif le plus approprié pour résumer l'essence de ce soft... Le terme « répétitivité » est sans doute le qualificatif le plus approprié pour résumer l'essence de ce soft. C'est énervant hein, de voir deux fois de suite la même chose ? Et encore, quand c'est que deux fois...

Au cas où vous ne l'auriez pas saisi, j'ai une légère dent contre ce VIP qui est d'une lourdeur peu commune. « Mais quelle lourdeur ? » vous demandez-vous car vous n'avez toujours pas compris. Et bien celle qui vient de la répétitivité, qui vient de la répétitivité (promis je le ferai plus) de l'action. VIP est un jeu d'action dans lequel on fait toujours la même chose. On avance on tire, on avance on tire, on monte sur l'échelle, on tire, on avance... hop, play it again. On essaie bien de nous faire passer la pilule en nous faisant switcher d'un personnage à l'autre mais faudrait voir à pas nous prendre pour des buses. Des personnages d'ailleurs, il y en 6 je crois. Tout droit sortis de leur écran de télé. On passe de l'un à l'autre comme ça, en pleine partie, sans crier gare et au grès du « scénario ». Dire que chacun possède ses propres aptitudes serait exagérer... en fait ça serait parler comme un communiqué de presse. Dans les faits, c'est seulement leurs armes qui changent, mais franchement la différence n'est pas flagrante.

A la rigueur, que l'action se répète, ça pourrait être supportable si au moins c'était défoulant, que le jeu fasse preuve d'un certain dynamisme mais en l'occurrence, il faudra se contenter de minables petits coups et d'effets totalement absents. Résultat, c'est purement gonflant et ennuyeux.

Évidemment, quitte à faire dans la médiocrité, autant y aller de bon coeur. Car si l'action lasse, les musiques se montrent elles aussi excessivement fatigantes puisqu'elles souffrent, comme le reste, du syndrome de la « récurencite aiguë ». Elles se ressemblent toutes. Les effets sonores sont bien sûr tout aussi pitoyables Quant à l'aspect graphique de la chose, si on a vu pire, on a surtout vu beaucoup mieux. Les décors sont, cela va de soit tout aussi ********* (je ne veux plus l'écrire) que le reste et d'une pauvreté à rendre Job jaloux. Même s'ils sont moins nases que ce que l'on aurait pu craindre.

Moche, ennuyeux, énervant, voilà comment résumer en quelques mots ce VIP. A éviter vous l'aurez compris.

Dinowan, le 29 août 2002