Les Razmoket à Paris : Le Film

Test Nintendo 64

La Nintendo 64 ne pouvait pas échapper aux facéties des Razmoket qui profitent de la sortie du long métrage pour faire une incursion sur consoles. Cette version vidéo-ludique des Razmoket à Paris reprend donc globalement l'univers du film sans toutefois en suivre à la lettre le scénario. Thq nous propose en effet un soft davantage axé sur les mini-games que sur la plate-forme 3D.

Toujours en quête de nouvelles idées susceptibles de mettre à mal la patience des adultes, les Razmoket ont encore imaginé un plan incroyable : s'infiltrer dans l'Euroreptarland pour tenter de gagner le fameux casque du Reptar. Casse Bonbon, Couette-Couette, La Binocle et les jumeaux vont donc sillonner ce parc d'attractions imaginaire situé en plein coeur de Paris et participer à de multiples épreuves qui leur permettront de gagner des tickets spéciaux. Au bout du chemin, les attend le terrible Escargot Robot, pour une confrontation dont vous devrez sortir vainqueur si vous voulez faire triompher les affreux bébés.

Tout commence donc par le choix d'un membre des Razmoket, parmi six personnages proposés. Les fidèles du DA retrouveront avec plaisir tous leurs personnages favoris. Il est tout de même regrettable que ce choix n'influe en rien sur le déroulement de la partie. En effet, le gameplay reste identique, et seules les répliques et l'apparence de votre personnage s'en trouveront modifiées. Ce dilemme passé, vous serez projeté immédiatement dans le vif du sujet au beau milieu de l'Euroreptarland. Cette première phase de jeu est vue en 3D, et vous place aux commandes de votre personnage, libre de déambuler où bon vous semble dans toutes les allées du parc.

Une expérience assez pénible, tant les déplacements du Razmoket sont lents et laborieux. Le personnage se traîne lamentablement, et l'on perd du temps à chercher en vain une attraction dans laquelle on pourrait rentrer, tout en récoltant quelques tickets disséminés à tous les coins de rue. Un train vous permettra ensuite d'accéder à d'autres parties du parc pour essayer de nouvelles attractions. Une phase de jeu dont on aurait pu allègrement se passer, et qui n'apporte rien de réellement positif au jeu, si ce n'est des graphismes en 3D de piètre qualité.

Intéressons-nous plutôt au coeur du jeu, à savoir les mini-games, jouables jusqu'à quatre alternativement. On en dénombre une petite dizaine qui demandent, pour la plupart, davantage d'adresse que de réflexion. Un rapide descriptif de ces différentes épreuves devrait facilement vous convaincre du manque de fun de ces mini-jeux. Le lancer de balle de baseball consiste à viser des cibles en mouvement, et se retrouve de façon quasiment similaire dans l'épreuve de destruction de ninjas. Un autre jeu consiste à utiliser un marteau pour écraser des monstres en utilisant les quatre bouton jaunes du paddle. Si tout cela ne vous dit rien, l'épreuve de cassage de planches avec La Binocle ne devrait guère plus vous enthousiasmer. Mais il reste encore les trois variantes des auto-tamponneuses et le mini-golf. Des épreuves plutôt originales mais au final peu divertissantes.

Pour chaque mini-jeu, vous devrez passer trois étapes de difficulté progressive pour obtenir des tickets d'or qui vous permettront d'acquérir des prix plus intéressants. Le scénario et les informations concernant les mini-jeux sont toutefois entièrement en anglais, ce qui est assez dommage pour un soft qui s'adresse principalement aux plus jeunes. On appréciera tout de même la bande-son, fidèle au DA, et qui intègre des airs plutôt sympathiques. Des voix sont même présentes dans le jeu et reprennent des répliques en accord avec le caractère des personnages. Ces voix sont les voix officielles que l'on retrouve dans la série de dessins animés et dans le film,version anglophone bien sûr.

Cette adaptation des Razmoket n'offre donc pas tout le plaisir que l'on aurait pu escompter de ce type de jeu. Le soft se révèle beaucoup trop court malgré ses cinq modes de difficulté. Les mini-jeux ne sont pas particulièrement amusants, et même à plusieurs, il n'est pas possible de jouer simultanément. Un titre à réserver aux plus jeunes, inconditionnels de la série.

Romendil, le 09 mars 2001