Tomb Raider : La Révélation Finale

Test Dreamcast

Les Tomb Raider-like – c'est le cas de le dire – ne sont pas monnaie courante sur Dreamcast. C'est donc avec un certain plaisir que l'on salue l'arrivée de la belle Lara, et pourtant…

C'est l'héroïne des temps modernes. Une icône de la « youth generation », une figure incontournable à l'aube de ce nouveau millénaire, marqué par l'explosion du virtuel et du cyber. Lara est reconnue aussi bien par ses pairs que par majorité du public. Déjà de cire au musée grévin (une première pour un jeu vidéo), bientôt étoile d'hollywood, la belle a de quoi rendre jalouses les femmes de ce monde. Mais la gloire, ça se mérite.

Ce n'est pas un hasard si Tomb Raider fut l'un des plus grands succès du jeu vidéo. D'abord parce que le jeu premier du nom proposait un technique remarquable pour l'époque, une jouabilité exemplaire et poussée, pour une aventure singulière et prenante. Enfin évidemment, le physique avantageux de l'héroïne à fait pencher la balance du côté de la popularité. Deux autres jeux ont logiquement suivi, avec chaque fois de nouvelles améliorations, mais sans apport majeur. Pour ce quatrième opus, les développeurs de Core Design avaient promis de placer la barre beaucoupu plus haut et d'offrir LE meilleur Tomb Raider, sans contestation possible. Peut-être est-ce justement à cause de cette annonce, mais le fait est que Tomb Raider 4 a beaucoup déçu lors de sa sortie. Dans quelle mesure l'adaptation Dreamcast peut-elle gommer les défauts de ses ainées ?

C'est un peu le contraire qui se passe, en bonne partie à cause de la jouabilité qui est, il faut bien le dire, mauvaise. Dommage, car Lara est de plus en plus agile, et possède plus de mouvements, toujours plus complexes. En fait, l'héroïne se traîne lamentablement, son pas est lourd, sa course engourdie et son répondant moins efficace que par le passé (enfin le futur puisque Lara est adolescente dans cet épisode). Celle-ci, quand elle se colle trop près des murs, passe à travers ou reste coincée - génial. De plus, la technique du jeu n'est pas au niveau que l'on pouvait espérer pour la console. Déjà le graphisme, fade, n'est pas spécialement joli, au contraire même puisqu'on peut apercevoir en permanence les jointures des polygones sur les murs ou le sol. Les textures, si fines d'habitudes sur la machine, sont ici floues et disgracieuses. L'animation est décevante, elle aussi, car un peu saccadée et lente.

A part tout ça, le challenge proposé au joueur est toujours le même : on escalade, on cherche, on actionne des leviers, on se cache, on tire sur les ennemis etc. ; le tout semblant se rapprocher plus facilement du tout premier Tomb Raider, avec plus de linéarité et moins de confusion que pour les deuxième et troisième jeux. Ce qui n'empêche pas Tomb Raider 4 d'être bien peu attractif et trop stressant à jouer, à cause toujours de cette fichue maniabilité dont on a vraiment du mal à s'habituer.

Test PC de Tomb Raider 4 par Kornifex

Mélo, le 28 mars 2000