Crazy Taxi

Test Dreamcast

Crazy Taxi fait partie de ces jeux qui vous font instinctivement chercher la fente sur la Dreamcast afin d'y introduire une pièce de dix balles ! : de l'arcade dans toute sa splendeur, et voici pourquoi !

J'avais déjà pu tâter le terrain au Milia, où Crazy Taxi était proposé à l'essai sur de nombreuses bornes Dreamcast ; indéniablement, c'est le jeu qui m'avait fait la plus grosse impression du salon, et ce n'est pas vraiment étonnant : la Dreamcast est toujours la plate-forme la plus performante, et d'assez loin… Comme c'est très souvent le cas, une machine a besoin d'un peu de temps avant de fournir son plein rendement, c'est à dire le temps pour les développeurs de maîtriser toutes les possibilités de cette dernière et ainsi dispenser aux joueurs du monde entier des produits d'exception. On le sent, quasiment chaque titre Dreamcast qui voit le jour s'apparente de plus en plus à un événement, car le marché de la nouvelle bête de Sega est devenu matûre. Dernier et présent exemple en date : Crazy Taxi. Au volant d'un Taxi, dans une grosse ville américaine fourmillante, vous allez devoir jouer les cow-bow de la cité, mercenaire des petites besognes citadines, coursier avide de pognon et kamikaze par dessus le marché ! Les clients désireux de profiter de vos services bordent copieusement les trotoirs et vous apostrophent avec insistance… Aller, on va ramasser cette charmante demoiselle en short. Celle-ci chevauche la portiére et prend place à l'arrière : direction le centre commercial.

Let's Go ! ; la fumée s'échappe des pneus arrières du véhicule jaune et notre demoiselle trépigne déjà - «youhou !» - alors qu'on dévalle maintenant une grosse avenue le pied au plancher, à grands renforts de zigzags. L'impression de vitesse, grâce à la densité des décors, est fichtrement rapide ! Mais s'il faut aller le plus vite possible pour amasser le plus de fric, il faut aussi prendre soin de son passager. En effet, alors que certains s'enthousiasmeront de votre conduite de fou furieux et vous payeront en conséquence, d'autres s'en offusqueront… et ne vous donneront que le minimum….comme on dit, c'est à la tête du client. Essentiel, chaque personnage vous impose une limite de temps variable. Le promeneur qui s'en va picoler au bistrot de l'autre bout de la ville ne vous mettra pas trop de pression (sans jeu de mot), alors que l'homme d'affaires, costard cravate sera nettement plus exigent sur l'horaire. A ce propos, le panel des personnages est impressionnant : on en voit de toutes les couleurs.

Dans Crazy Taxi, vous êtes constamment oppressé par le temps ; quand celui-ci est écoulé, la partie est finie. Au fur et à mesure que le nombre de vos clients grossi, le parcours se rallonge… Les lieux visités sont ceux d'une ville classique : musées, centre commerciaux, parkings, gare, jardins etc etc, c'est très varié. Plusieurs modes de jeu existent, mais tous reposent sur le principe de la course. La réalisation est epoustouflante : c'est splendide, très fluide, ca va très vite, le son est parfaitement adapté, la jouabilité est miraculeuse : instinctive, technique sous certains aspects… au final le gameplay est un pur bonheur ! Il y a longtemps que je ne m'étais pas autant amusé avec un jeu, c'est tout dire… Pfff aller j'y retourne, c'est comme une drogue, j'ai l'impression ! :o)

Lightman, le 25 février 2000

  • Editeur : Sega
  • Développeur : Hitmaker
  • Type : Course / Arcade
  • Multijoueurs : Non
  • Sortie France : 25 février 2000
    (24 janvier 2000 aux Etats-Unis - 27 janvier 2000 au Japon)
  • Existe aussi sur :
    Crazy Taxi - Playstation 2 Crazy Taxi - Gamecube Crazy Taxi - PC Crazy Taxi - Playstation 3 Crazy Taxi - Xbox 360