Dracula : Résurrection

Test PC

Avec Dracula, l'éditeur français Index continue sur sa lancée des jeux d'aventure, mais cette fois sans le volet éducatif. Voyage et peur au coeur de la Transylvanie...

Vous incarnez Jonathan Harker, héros de Dracula, le célèbre roman de Bram Stoker. Votre épouse Mina, qui avait failli être vampirisée par le Comte Dracula sept ans auparavant, a quitté Londres pour se rendre en Transylvanie, dans le château du vampire, victime d'une sorte d'appel. Vous faites alors vous aussi le voyage, pour sauver votre bien-aimée de l'emprise du mal... Mais faites vite ! Le temps vous est compté. A l'instar de L'Amerzone ou d'Atlantis 2, Dracula se joue en vues panoramiques précalculées à 360 degrés, de telle sorte que vous pouvez lever, baisser, tourner la tête à souhait, et ainsi fouiller chaque écran de fond en comble, nécessaire pour ce genre de jeu où la recherche d'objet est à la base de l'intrigue. Dès lors, vous devrez ouvrir des armoires, des tiroirs, bouger des meubles, scruter le pied des arbres, trouver des passages dissimulés etc., il sera également indispensable de discuter avec les personnages (rares) que vous rencontrerez, faute de quoi vous ne pourrez avancer dans la partie. De même, le sens de l'orientation est mis à mal, surtout au début du jeu, où vous devez trouver votre chemin dans les alentours de l'auberge, la nuit, en pleine forêt...

Il règne dans Dracula une atmosphère angoissante et très pesante. Comme c'est souvent le cas en ce moment, les développeurs aiment apporter une dimension cinématographique à leurs jeux, pour les rendre ainsi plus vrais, et plonger plus facilement le joueur dans l'histoire. Ici par exemple, chaque dialogue pourrait être une pure scène du septième art : gros plans, plongées, contre-plongées, profils... c'est d'autant plus saisissant que les visages des personnages sont absolument criants de réalisme, un peu comme dans L'Amerzone. De plus, le mouvement des lèvres colle exactement aux remarquables voix, prêtées par des comédiens de talent. Les lieux, hostiles et lugubres, semblent cacher un terrible mystère ; à tout instant, on redoute que du fin fond du décor, ne surgisse une créature diabolique. Le son sert magnifiquement cette impression générale : des craquements de plancher, des bruits en forêt, le crépitement du feu, le souffle du vent... bonjour l'ambiance !

Le problème de Dracula se situe au niveau du scénario et du déroulement de l'enquête. Les énigmes, de difficulté inégale, ne sont pas toutes forcément logiques par rapport à l'histoire, et on est parfois amené à faire de grandes manoeuvres pour bien peu de choses. Par ailleurs, Dracula est on ne peut plus linéaire, ce qui s'avère dérangeant si vous oubliez un objet ou une discussion en cours de route. Il vous faut alors faire machine arrière (parfois longtemps) pour colmater les brèches et reprendre le bon itinéraire. Enfin, on peut regretter le peu de rencontres, seule une douzaine de personnages vont tiendront compagnie durant la longue partie. Terminons ce petit tour d'horizon par un bon point : le jeu, qui tient sur deux CD, promet une bonne vingtaine d'heures de casse-tête - ce qui est satisfaisant pour une aventure de ce type. En fin de compte, la légende de Dracula trouve dans ce produit, co-édité en partenariat avec Canal + et France Télécom, sa plus prenante des réalisations dans le petit monde du jeu vidéo.

Lightman, le 22 novembre 1999

  • Editeur : Index +
  • Développeur : Index +
  • Type : Aventure
  • Multijoueurs : Non
  • Sortie France : Octobre 1999
  • Version : Française intégrale
  • Config minimum : Pentium 133 Mhz, 16 Mo RAM, Carte SVGA
  • Config conseillée : Pentium 166 Mhz, 32 Mo RAM, Carte SVGA
  • Existe aussi sur :
    Dracula : Résurrection - Playstation Dracula : Résurrection - iPhone/iPod
  • Similaire à :
    L'amerzone
    Atlantis 2