Driver

Test PC

Driver sort aujourd'hui sur PC, après avoir conquis les joueurs sur Playstation. Entre Midtown Madness et Carmageddon, Driver est un jeu formidable, au scénario béton et à la réalisation remarquable.

Tanner, c'est votre nom. Pilote aguerri, vous vous engagez dans la police où une mission pour le moins délicate vous est confiée : infiltrer la mafia, vous y faire une place pour finalement la démanteler ! Vos talents au volant vous amènent naturellement à devenir l'homme qu'il faut pour les situations périlleuses sur les routes. Ainsi, vous devrez faire pas mal de sales boulots, et remplir successivement de nombreuses tâches. Chaque fois, c'est votre vie qui est en danger. Au début, vous êtes au volant d'une américaine des années soixante-dix, dans un sous-sol, et devez prouver à vos futurs collègues mafieux que vous êtes en mesure de faire du bon travail : 180, 360, frein à main, slalom... il vous faut faire le maximum de figures en une minute. Si vous réussissez, vous êtes admis.

Driver était un des premiers jeux à proposer un mode scénario aussi riche en rebondissement, et non-linéaire, puisqu'il existe trois fins différentes. A ce niveau là, les versions Playstation et PC sont identiques. Une quarantaine de missions, dans trois villes (Miami, Los Angeles, New York), vous seront demandées, vous aurez donc du taf' ! Outre le mode "scénario", plusieurs mini-jeux sont proposés. Tantôt vous aurez à échapper aux flics, tantôt vous poursuivez une voiture, tantôt vous devrez atteindre de nombreux points de passage dans la ville, tantôt dégommer toute une rangée de plots etc. Il existe même un mode Carnage, dans lequel votre voiture est quasiment invincible : à vous de causer le plus de dégâts possibles. Enfin, les "Contre la montre" sont aussi de la partie. Si on résume le tout, on se dit que Driver est un jeu inépuisable...

D'autant qu'une partie, un rodéo en pleine ville, c'est vraiment excitant. On a pu connaître ça avec Midtown Madness, mais dans une moindre mesure. Ici, quand les flics vous coursent, c'est pas pour faire joli. Les gaillards sont teigneux comme c'est pas permis (de conduire), et il faut vraiment ruser pour leur échapper ; c'est dans ces moments qu'on apprécie le frein à main... Starsky et Hutch n'ont qu'à bien se tenir ! La comparaison avec le célèbre série est évidente, sauf que là, on est dans le feu de l'action et on est pas obligé d'attendre le dimanche après-midi pour les frissons. :o)

La technique... Ah ! c'est un sacré juge de paix pour les Pcéistes (beurk ! j'aime pas cette expression). C'est impeccable. Il faut certes posséder une machine puissante, mais quand c'est le cas, c'est le bonheur. Graphiquement, on n'atteint peut-être pas la beauté lunaire de Midtown Madness, mais on savoure tout de même largement... L'animation est à tomber à la renverse, et le réalisme du comportement des voitures saisissant. L'effet de suspension est poussé à l'extrême. Quoi qu'on en dise, Driver immerge totalement le joueur dans l'amérique des années 70, et rien que ça mérite les applaudissements. Enfin le son est de la même veine.

Pour couronner le tout, le jeu est d'une jouabilité ex-em-plaire, à mi-chemin entre le réalisme et l'arcade. Ni trop facile, ni trop difficile, Driver n'est pas ce genre de jeu de caisse (ou qui prétendent l'être) où on peut tout prendre les virages à fond sans sucer de la gomme ou percevoir la moindre réaction de la voiture. Ici, c'est de la sacré conduite, le pied, quoi !

Mélo, le 26 octobre 1999