GP 500

Test PC

Microprose nous livre une fois encore une simulation de sport mécanique de haut niveau avec GP 500, l'occasion de piloter les plus gros cubes en compétition moto, l'équivalent de la F1 chez les quatre roues. Et qui dit simulation, dit précision, détail... et difficulté !

Petit à petit, les jeux de course de moto font leur nid sur PC, et il se passe aujourd'hui rarement plus d'un mois entre deux sorties dans la catégorie. Pourtant, on se cherche encore une référence, et ce malgré les récents très bons produits que sont par exemple Superbike World Championship ou Castrol Honda Superbike. Eliminons tout de suite Microsoft Motocross Madness et MotoRacer qui sont orientés Arcade et n'ont rien à voir avec de la simulation.

Microprose, ça nous rappelle des sacrés souvenirs... Formula One Grand Prix, le premier chef-d'oeuvre de course auto, où le jeu à proprement parlé n'en était déjà plus vraiment un. Puis vint F1GP 2, autrement plus difficile et complet, destiné aux purs accrocs de la F1. Avec de pareils softs dans la collection de l'éditeur, on peut attendre beaucoup de GP 500... et on n'est pas déçu. Microprose a sorti le chéquier pour obtenir la licence de la FIM, ce qui permet de profiter des vrais noms des écuries, des motards, et même des pubs ; indispensable pour le réalisme... On a touché là avec ce mot fatidique l'essence même de GP 500 : le Ré-a-lisme.

Avant de prendre la piste, on se rend compte que le jeu a pris bonne note des leçons de F1GP 2 pour le menu des options : vidéo, son, commandes, aides au pilotage, nombre et niveau des concurrents, distance de course, détails visuels... tout est là... sauf le choix de la météo ! Dommage, car ça n'est pas un petit paramètre. La moto est bien entendu configurable à souhait, et son comportement varie réellement sur la piste. Les quatorze circuits empruntés dans le championnat sont modélisés avec une fidélité probablement jamais atteinte, c'est prodigieux. A propos de circuit, soulignons qu'aucune carte n'est dispensée pendant le jeu, curieux non ? Bref.

Une fois en selle, la première chose qui saute aux yeux, c'est l'impression générale... Quand on voit ce que donne l'image, on peut être convaincu que dans très peu de temps, on ne fera plus la différence entre la télé et son micro ! Les textures sont toutes appropriées (bitume, graviers, gazon...), même le public est pour une fois réaliste ! Pareillement, les effets sont criants de vérité ; les traces de pneu laissées sur le goudron semblent sentir le caoutchouc brûlé, la fumée occasionnée par une sortie dans les graviers est fine et forte à la fois (comme la moutarde), les étincelles émanant de la carrosserie quand la moto frotte le sol lors des chutes sont très chouettes également... Admirez encore les pilotes sur leurs montures, c'est tout simplement réel !

Causons jouabilité à présent. Là c'est une autre paire de manches. Les programmeurs ont eu le bon goût de faire un mode Arcade... Hum ! ça n'empêche pas les gamelles à tous les virage au début (et même au milieu et à la fin du circuit :o) ! GP 500 est carrément très difficile, et pour bien appréhender le comportement de la moto, il faut plusieurs heures de jeu. Et encore, une fois arrivé là, il vous faudra gagner les courses... GP 500 est sans doute encore plus difficile que F1GP 2, et c'est aussi vrai par rapport à Superbike World Championship ou Castrol Honda Superbike. Pour ne rien arranger à l'affaire, une fois dans le décor, il faut d'interminables secondes avant de retrouver le confort précaire du siège de sa motobylette. C'est le prix à payer si on veut imiter au maximum les fous du guidon. Il existe trois vues principales : la vue de dos, la subjective, et la plein écran. Ces deux dernières sont les meilleures pour qui veut se procurer des frissons, mais ce sont les plus difficiles (c'est presque gerbant tellement c'est bien fait !) ; c'était déjà le cas dans Superbike ou Castrol.

Et le son me direz-vous ? La version testée était buggée à ce niveau, mais il est possible de se faire un avis sur la version finale. Les moteurs grondent, l'effet Doppler est encore de la fête et on peut entendre l'enthousiasme du public quand on passe devant les tribunes. Une option 3D est prévue, ce qui laisse augurer de belles sensations. On pourrait en dire toujours plus, alors cessons un peu la causette. Maintenant, il faut se lancer dans le grand bain !

Mélo, le 08 octobre 1999