Homeworld

Test PC

Il nous a fallu 60 ans pour concevoir et créer le Vaisseau Mère. 60 ans où tous nos concitoyens se sont sacrifiés jusqu'à donner leur vie pour ce projet. Maintenant, nous sommes prêts, prêts à reconquérir notre monde natal et à quitter cette planète morte et désolée qui nous a servi de refuge. L'aventure commence...

Enfin ! Enfin Homeworld arrive. Après une petite démo qui nous avait beaucoup laissé sur notre faim de space-opera, IL est là. Bien, ne nous laissons pas emporter et tentons de percer à jour tous les secrets du jeu tant attendu. Homeworld vous place à la tête du Vaisseau Mère. Après plus de mille ans d'histoire, la découverte des restes d'un vaisseau spatial en plein désert relance le débat sur l'origine des habitants de la très inhospitalière planète Kharak. Eux qui avaient cru avoir toujours appartenu à cette planète découvrent qu'ils ont été exilés de leur planète d'origine, Homeworld. Ils décident donc de construire une gigantesque vaisseau spatial, le Mothership (vaisseau mère) qui partira à la recherche de leur planète originelle.

Vous vous retrouvez donc aux commandes de ce gigantesque navire, secondé par un ordinateur de bord omniscient à la voix aussi féminine que métallique. Ce vaisseau se trouve en fait être une véritable usine à navettes spatiales et servira de coeur, de cerveau et de bras pour lancer vos attaques. Comme tout bon STR qui se respecte, votre rôle est de collecter des ressources afin de pouvoir construire des unités de combats, de recherche etc. Le tout sur fond d'épopée spatiale. Le grand changement d'Homeworld est de proposer un environnement totalement en 3D mais pas seulement pour les unités mais aussi dans l'espace (logique me direz vous). Le problème de ce type d'essai, ce n'est pas tellement le moteur car les décors sont limités vu que nous sommes dans le vide mais plutôt d'offrir une ergonomie telle que les mouvements soient naturels et que l'on puisse s'y repérer. C'est chose quasiment faite avec Homeworld qui propose une interface simple et complète. Tout se fait à la souris et le bouton de droite vous permet d'obtenir des menus contextuels et de tourner atour du point de sélection. Pratique et intuitive, l'interface demande peu d'efforts d'apprentissage et un tutoriel très bien fait ainsi qu'un récapitulatif des commandes cartonné permettront aux plus novices de s'y retrouver.

Deux clans sont disponibles, les Kushans et les Taiidans. Les vaisseaux disponibles pour chacun des camps, très similaires dans la fonction à deux ou trois exceptions près, ne le sont pas du tout dans la forme. Au total, ce sont plus de 26 vaisseaux du léger scout à la forteresse volante surarmée et en passant pas une panoplie de vaisseaux à but non militaire qui vous aideront dans votre tâche de gestion. Pour la recherche, pas d'upgrades à rallonge, juste quelques améliorations successives afin de construire de nouveaux appareils. Homeworld base donc son jeu sur la gestion des ressources et la défense de celles-ci. Fonctionnant évidement en système clos, la colonie devra par tous les moyens subvenir à ses besoins toute seule. Pour cela, le traditionnel "harvester" est là pour gratouiller les champs de minerai spatial et le convertir en espèces sonnantes et trébuchantes. Mais on peut aussi recycler ses vieilles unités ou bien encore utiliser un vaisseau spécialisé dans la récupération d'épaves de l'espace.

L'avantage d'être dans l'espace, c'est aussi que pour une fois, dans les combats, y'a de la hauteur, il faudra donc user de géométrie simple pour s'y retrouver et une floppée de formations pour vos escadron de chasseurs sont là pour améliorer vos performances lors des combats. De plus, trois modes : neutral, aggressive et defensive servent à donner une mentalité à vos unités qui auront alors plutôt tendance à se disperser ou à jouer les kamikaze suivant le cas. Très efficace. L'autre point vraiment important est l'effort effectué par l'équipe de développement sur le background. Il n'y a qu'à voir le manuel qui est vraiment détaillé, exhaustif mais aussi très rébarbatif (Bonne chance les traducteurs :). L'ambiance sonore est à tomber par terre tout à fait digne du meilleur space-opera. De quoi vous donner envie de mener des attaques suicidaires et courageuses alors que les ennemis sont dix fois plus nombreux que vous !

Kornifex, le 27 septembre 1999

  • Editeur : Sierra
  • Développeur : Relic Entertainment
  • Type : Stratégie
  • Multijoueurs : Oui
  • Sortie France : Octobre 1999
  • Version : Textes et voix en anglais
  • Config minimum : Pentium 200, 32 Mo RAM, Carte vidéo PCI 4 Mo
  • Config conseillée : Pentium 266, 32 Mo RAM, Carte 3D
  • Classification : Déconseillé aux - de 12 ans