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Test : Sins of a Solar Empire
PC

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Ah, l'espace... On pourrait croire qu'on en a fait le tour, lorsqu'un jeu surgi de nulle part vous saute au visage tel un alien. Sins of a Solar Empire, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est pour l'instant considéré comme la surprise de l'année en matière de stratégie en temps réel. Premier projet d'un studio canadien inconnu (Ironclad), le jeu s'est imposé durant de longues semaines en tête des ventes PC aux Etats-Unis. La presse locale lui a également réservé un accueil élogieux, louant son gameplay profond empruntant quelques éléments au genre 4X. Voyons donc à notre tour ce qu'il en est puisque la version localisée en français vient enfin d'arriver chez nous. Sins of a Solar Empire mérite-t-il vraiment la réputation qu'il s'est forgé ces derniers mois ?

Sins of a Solar Empire, c'est donc un jeu de stratégie spatiale à grande échelle. Et quand je dis "grande échelle", l'expression n'est pas usurpée : les cartes les plus grandes, pouvant accueillir jusqu'à dix joueurs, sont composées de plus de cinquante planètes ! Des astres que se disputent trois races rivales : les Advents, qui mélangent allègrement modifications cybernétiques et pouvoirs psychiques, les Vasaris, une ancienne civilisation extraterrestre jadis maître de la galaxie, et enfin la Coalition Marchande, bien forcée de troquer le costume de commerçant pour celui de militaire face à la menace des deux autres factions. Ce background, introduit par le biais d'une "cinématique" en images fixes au début du jeu, n'a cependant guère d'importance dans la suite des événements. Il ne sert qu'à poser les bases de l'univers et ne sera pas plus développé par la suite, car Sins of a Solar Empire ne propose pas de campagne solo. C'est le premier grief qu'on retiendra à son encontre. Stardock a cependant promis de rectifier le tir dans l'extension qui est déjà en chantier.

Ces astéroïdes recèlent de précieuses ressources.

Que les adeptes du plaisir solitaire se rassurent, il est tout de même possible de bien s'amuser contre l'ordinateur, qui propose un challenge conséquent grâce à une intelligence artificielle finement paramétrable. On peut évidemment choisir son niveau mais également son comportement. Il est cependant conseillé de commencer par se frotter à une IA facile car le gameplay de Sins of a Solar Empire est assez touffu et demande une longue phase d'apprentissage pour être correctement maîtrisé. Voyons en détail comment fonctionne une partie. Vous commencez avec une planète, une usine de frégates et deux vaisseaux de construction. Une des premières choses à faire, comme dans la plupart des STR, c'est de produire des ressources, qui sont au nombre de trois. Le métal et le cristal s'extraient sur les astéroïdes correspondants en y construisant la structure adéquate. Quant aux précieux crédits, ils s'obtiennent par le biais des impôts, du commerce ou encore des échanges de matières premières au marché noir. L'argent est plus que jamais le nerf de la guerre, et il faudra veiller à ne jamais en manquer afin de s'assurer une bonne expansion.

Petit aperçu d'un des quatre arbres technologiques.

Car vous n'allez pas rester bien longtemps sur votre planète de départ, la conquête de nouvelles terres s'impose pour espérer l'emporter. Les différents astres sont reliés par un réseau de lignes, les "routes phasiques", qui permettent de se déplacer rapidement de l'un à l'autre par des sauts. Alors débarrassés d'une bien encombrante loi de la physique, les vaisseaux peuvent franchir de grandes distances en quelques secondes. De quoi aller prendre possession des planètes voisines. Il en existe plusieurs types (arctique, désertique, volcanique...) avec leurs avantages et leurs inconvénients. Certaines catégories de planètes nécessiteront toutefois une recherche avant de pouvoir être colonisées. Et des recherches, il va falloir en faire pour progresser, car il n'y a pas moins de quatre arbres technologiques ! Deux sont communs à toutes les factions, il s'agit de la logistique des flottes et des artefacts, qui permettent respectivement d'augmenter la limite d'unités et de bénéficier de pouvoirs spéciaux. Les arbres principaux, quant à eux, concernent les domaines civils et militaires et varient en fonction de la race choisie.

Ce vaisseau amiral ennemi ne fait pas le poids face à ma flotte.

Le domaine militaire, parlons-en justement, car à force de s'étendre de planète en planète, vous vous doutez bien que ça va vite se terminer par une rencontre hostile... Les flottes se composent de trois types de vaisseaux. Le coeur d'une armada, ce sont les frégates. Elles constituent le gros des unités offensives et sont disponibles dans plusieurs versions selon les besoins : attaques à distance, exploration, bombardement de planètes, etc. Au-dessus, on trouve les puissants croiseurs, à ne pas négliger en milieu de partie car ils confèrent de précieux bonus. Enfin, à la tête de ces troupes, il y a les vaisseaux amiraux, véritables forteresses flottantes. Ils peuvent être assimilés aux héros des STR modernes : ils gagnent de l'expérience, qui leur permet d'acquérir des capacités spéciales au fil de la montée en niveau. Ces pouvoirs s'utilisent en dépensant de l'antimatière et peuvent bouleverser l'issue d'une bataille. Même si les différents vaisseaux constructibles sont donc nombreux, on peut regretter une certaine symétrie d'un camp à l'autre. Les développeurs ont certainement eu la volonté de bien équilibrer leur jeu, du coup on retrouve pratiquement les mêmes unités d'une faction à l'autre, même si les noms et le design changent. Ca n'empêche pas les affrontements d'être un régal. Heureusement, car le combat spatial reste au coeur du gameplay. On est bien dans un jeu de stratégie, pas de gestion. Sins of a Solar Empire est plus proche d'un Homeworld que d'un Galactic Civilizations.

Les systèmes planétaires peuvent être très vastes. Celui-ci est de taille moyenne.

Il y a quand même un paquet de choses à gérer, surtout quand on commence à étendre son empire sur plusieurs planètes. Par bonheur, Ironclad a créé une petite merveille d'interface, qui regroupe de façon claire tous les éléments nécessaires à la bonne marche d'une conquête spatiale. Sur la gauche, l'arbre impérial regroupe planètes, structures et flottes. En bas, des rapports viennent nous rappeler que telle construction est terminée ou qu'une attaque de pirates est imminente. On sent un souci permanent de nous simplifier la tâche, avec plein de petites idées qui se révèlent bien pratiques à l'usage. Par exemple, quand on lance l'étude d'un nouveau type de vaisseaux, on peut déjà en demander la production à l'usine, elle commencera dès que la recherche sera terminée. Sins of a Solar Empire parvient donc à conjuguer un gameplay riche avec une maniabilité exemplaire. Mais c'est encore en multi que le titre dévoile toutes ses saveurs. Par contre, prévoyez du temps car les parties à beaucoup peuvent être très longues ! On salue alors la possibilité de sauvegarder pour pouvoir s'alimenter ou dormir avant de reprendre la partie... Bref, nul doute qu'on a affaire à un grand jeu, terriblement addictif. Retenez bien son som, car on risque d'en parler encore longtemps, ses créateurs ayant de nombreux projets pour son avenir. Un futur qu'on souhaite radieux.

Les notes
  • Graphique 14 /20

    Au niveau de zoom maximal, une certaine grossièreté finit par apparaître. Mais c'est une caméra qu'on n'utilisera presque jamais, lui préférant une vue globale qui renvoie Supreme Commander aux oubliettes. Vu de cette position dominante, l'espace est assez beau, bien que vide (forcément).

  • Jouabilté 17 /20

    Sins of a Solar Empire fait face à un double défi : proposer un gameplay profond tout en conservant une bonne maniabilité. Un pari réussi haut la main grâce à des possibilités stratégiques variées combinées à un zeste de gestion, le tout servi par une interface qui s'avère être un modèle d'ergonomie. Le seul point noir notable est la trop grande similitude entre les trois races quand on y regarde de plus près.

  • Duree 15 /20

    La durée de vie pâtit un peu de l'absence de campagne solo, mais cette lacune est partiellement compensée par la qualité de l'IA en escarmouche. Le jeu prend néanmoins toute sa dimension en multi, et là il y a de quoi faire avec des parties-fleuves qui mettront vos nuits à rude épreuve. Un éditeur de cartes est également fourni.

  • Son 14 /20

    Les musiques de qualité côtoient des doublages français moins inspirés.

  • Scénario /

    Il n'y a pas de scénario à proprement parler, juste un petit background qui permet de poser les bases des trois factions. L'absence d'une véritable histoire narrée par le biais d'une campagne solo est d'ailleurs le gros reproche qu'on peut faire à Sins of a Solar Empire.

Tout comme leurs compatriotes de Relic l'ont fait avec Homeworld en leur temps, les développeurs du jeune studio canadien Ironclad nous offrent un grand jeu de stratégie spatiale. Sins of a Solar Empire est un titre d'une rare richesse qui comblera tous les amateurs du genre prêts à pardonner l'absence d'un vrai mode solo. Pour un coup d'essai, c'est presque un coup de maître.

Profil de CptObvious
L'avis de CptObvious
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
25 juillet 2008 à 17:05:15
16/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (75)
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15/ 20
Mis à jour le 25/07/2008 Voir l'historique
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