Menu
Dracula Origin
  • PC
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
Test : Dracula : Origin
PC
Dracula Origin
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de pixelpirate
L'avis de pixelpirate
MP
Journaliste jeuxvideo.com
29 mai 2008 à 18:20:25
10/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (21)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
14/20
Tous les prix
Prix Support
8.99€ PC
26.00€ PC
Voir toutes les offres
Partager sur :

Après les Français de Kheops, c'est au tour des Ukrainiens de Frogwares de nous proposer leur version du mythe de Dracula. On doit à ce studio la série des derniers Sherlock Holmes, dont la difficulté importante avait rebuté une partie des joueurs. Qu'à cela ne tienne : avec Dracula : Origin, Frogwares nous livre un jeu à la fois plus classique et plus accessible, destiné à satisfaire un plus large public.

Dracula : Origin

Difficile de ne pas comparer ce Dracula : Origin avec Dracula 3 : La Voie du Dragon, sorti quelques mois plus tôt. Un même thème, que deux optiques diamétralement opposées aboutissent à traiter de deux façons radicalement différentes. Dracula 3 misait sur une approche documentaire du mythe, l'expurgeant des lieux communs et réhabilitant son fondement historique, quitte à proposer des énigmes d'une prodigieuse difficulté. Dracula : Origin puise son inspiration dans une toute autre source : celle de la représentation classique et populaire du personnage de Dracula, romantique et effrayant, tel qu'il apparaît par exemple dans les films de la Hammer. Bref, exit les vieilles chroniques de Vlad Tepes, et bienvenue dans l'univers de Bram Stoker, dont le joueur est d'ailleurs l'un des protagonistes : le professeur Abraham Van Helsing.

Dracula : Origin
Malgré son design réussi, le personnage-même de Dracula est sous-exploité.
L'approche classique - et somme toute grand public - de Dracula : Origin se mesure dès la cinématique d'introduction, dans laquelle Van Helsing passe en revue l'arsenal du parfait chasseur de vampires. Puis le joueur est immédiatement plongé dans l'intrigue à l'occasion de la lecture d'une lettre de Jonathan Harker, parti affronter le comte Dracula en plein coeur de la Transylvanie : pour lui, tout est perdu, mais il demande à son ami le professeur de veiller sur sa fiancée Mina. Restée à Londres, cette dernière n'en est pas moins sous la menace de Dracula, qui en a fait l'objet de sa convoitise : il souhaite en effet se servir d'elle pour ressusciter son amour perdu. Sous les traits de Van Helsing, le joueur va devoir se mettre sur la piste du vampire et tenter de contrecarrer ses plans. L'aventure le conduira rapidement en Egypte sur les traces d'un mystérieux manuscrit, le Démonomicon. Les dix premières minutes de Dracula : Origin sont intenses. A l'intérieur du salon de Mina Harker, somptueusement décoré, le joueur doit élucider une première énigme passionnante : à partir de coupures de journaux recensant les meurtres étranges perpétrés dans Londres ces dernières semaines, il lui faut localiser le repaire de Dracula sur la carte de Londres. La tension est palpable et l'immersion au rendez-vous : les développeurs ont réussi à installer une atmosphère fantastique, gothique et romantique magnifiée par la lumière ambiante et les superbes notes de violon. Le joueur est comblé.

Dracula : Origin
Imaginez : vous approchez de la crypte du château, la tension monte, et soudain... ça !
Puis le soufflet retombe aussi vite qu'il était monté. Dès l'arrivée au cimetière de Bloomsburry, l'intrigue se fait voler la vedette par l'invité incontournable des jeux d'aventure de cette dernière décennie, ce véritable poison qui hache le rythme et casse l'ambiance : les puzzles. Omniprésents dans Dracula : Origin, on les retrouve sous différentes formes tous les deux ou trois écrans. Ils ont le double mérite d'être logiques et – par extension – pas trop durs à résoudre. Mais ils sont souvent intégrés à l'aventure comme un cheveu sur la soupe, tel ce puzzle qui vous attend de façon tout à fait incongrue à la grille de la crypte de Dracula. Qui plus est, cette prolifération de puzzles alterne avec un type d'énigmes encore moins attrayantes : les associations d'objets, pas toujours logiques en ce qui les concerne. A ce titre, le "bretzel brillant" a toutes les chances de rester dans les annales. Et d'une manière générale, le joueur se retrouve bien souvent à ramasser et à combiner des objets sans savoir vraiment où l'opération va le mener. Les puzzles et les énigmes à base d'associations d'objets représentent pourtant l'essentiel du gameplay, loin devant les composantes capitales que sont l'exploration et les dialogues. L'exploration est ici réduite à sa plus simple expression : les zones parcourues, peu vastes, ne se composent souvent que de quelques écrans où l'on peut mettre en surbrillance les objets ramassables d'une simple pression sur la barre espace. Quant aux phases de dialogues, elles sont rares et extrêmement dirigistes puisqu'elles consistent à épuiser tous les sujets de conversation sans aucun choix possible des répliques. De toute façon, seules de rares énigmes requièrent une écoute attentive des dialogues.

Dracula : Origin
Si vous le souhaitez, le jeu peut afficher les zones interactives.
Dracula : Origin propose donc un gameplay extrêmement classique au coeur d'une aventure peu inspirée. Les efforts des développeurs semblent avoir porté en priorité sur l'accessibilité de leur titre. Ce parti pris se retrouve dans la jouabilité traditionnelle mais efficace, avec un pointeur de souris qui change de forme en fonction du type d'interaction possible (déplacement, dialogue, utilisation d'un objet). L'ensemble des dialogues, des documents consultés et des énigmes à résoudre est archivé pour être consultable à tout moment ; l'inventaire ne souffre d'aucun reproche. Bref, le joueur navigue pépère dans ce jeu d'aventure qu'il jurerait avoir déjà parcouru mille fois, s'extasiant de temps à autre devant des décors somptueux, mais c'est bien tout. Somptueux mais figés, tout comme le sont les personnages, désespérément lisses, doublés en français par des acteurs qui s'acquittent de leur tâche sans aucune conviction. Jusqu'à ce Van Helsing, que le joueur ne cesse d'effleurer sans jamais vraiment l'incarner : manquant cruellement de charisme, il est interchangeable avec n'importe quel autre héros de jeu d'aventure. En somme, contrairement à ce que laissait présager son titre, Dracula : Origin ne nous conduit jamais dans les méandres des passions sous-jacentes au mythe du vampirisme. Les situations sont plates, prévisibles, jamais épiques, et les rares scènes censées faire frémir le joueur, comme celle de l'affrontement avec le moine, sont juste ridicules. Une vraie déception.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Le style visuel a les qualités et les défauts inhérents à de nombreuses productions actuelles dans le domaine du jeu d'aventure : beaux mais figés, les graphismes souffrent en outre d'une intégration pas toujours très heureuse des éléments 3D. On peut également reprocher l'animation perfectible des personnages. Sorti de ça, quelle pochette, mes aïeux, quelle pochette !

  • Jouabilité 12 /20

    La jouabilité est au-delà de tout reproche, mais elle est mise au service d'un gameplay décevant, dont les deux mamelles sont la résolution de puzzles et la combinaison d'objets. Soyons honnêtes : quelques énigmes valent quand même le détour.

  • Durée de vie 7 /20

    La durée de vie de Dracula : Origin peine à dépasser les 7 heures de jeu, ce qui est bien trop peu, d'autant que l'on ne reste jamais bloqué très longtemps sur une énigme.

  • Bande son 13 /20

    Le jeu dispose d'une bande originale variée et très réussie, qui compense partiellement le déficit d'atmosphère. Hélas, les bruitages sont rares et les doublages manquent de conviction.

  • Scénario 7 /20

    Une déception sur bien des points : l'intrigue fait illusion dix minutes, puis s'efface au profit d'une mécanique de jeu qui ne lui permettra jamais plus d'exister.

Dracula : Origin est un jeu bien réalisé qui a sacrifié ses ambitions sur l'autel de l'accessibilité. Désespérément classique sur le plan du fond comme de la forme, cette relecture du mythe du vampire souffre d'un scénario peu inspiré et de mécanismes de jeu décevants, qui rendent l'expérience aussi peu immersive qu'ennuyeuse. Enfin, sa durée de vie insuffisante devrait même pousser à l'hésitation les inconditionnels du genre.

Profil de pixelpirate
L'avis de pixelpirate
MP
Journaliste jeuxvideo.com
29 mai 2008 à 18:20:25
10/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (21)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
14/20
Mis à jour le 29/05/2008
PC Aventure Focus Frogwares
DERNIÈRES PREVIEWS
  • Preview : Travis Strikes Again No More Heroes : Une expérience néo-rétro débridée
    SWITCH
  • Preview : Resident Evil 2 : 4 heures passées à Raccoon City, et des S.T.A.R.S plein les yeux
    PC - PS4 - ONE
  • Preview : Super Smash Bros. Ultimate : On a joué au mode Aventure, au Tableau des Esprits et au mode Classique !
    SWITCH
Dernières previews
Jeuxvideo.com
JEUX LES PLUS ATTENDUS
  • Jump Force
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Anthem
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Resident Evil 2 (2019)
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Gaming Live