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Test : Apollo Justice : Ace Attorney
DS
Apollo Justice : Ace Attorney
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L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
09 mai 2008 à 17:24:15
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (204)
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16.6/20
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Ayant achevé la transposition des trois premiers Phoenix Wright de la GBA vers la DS, Capcom nous propose de l'inédit avec Apollo Justice. Un épisode conçu spécialement pour la DS et qui se démarque déjà par le fait qu'on y découvre un nouvel avocat de la défense qui prend la relève de ce bon vieux Phoenix. Si l'expérience de jeu se révèle toujours aussi convaincante, on ne pourra s'empêcher de regretter amèrement que l'Europe ait été privée du troisième volet de la série.

Apollo Justice : Ace Attorney

Bien que le concept de Gyakuten Saiban ait mis du temps à parvenir jusqu'en Occident, le succès des deux premiers titres a prouvé que nous étions tout aussi capables que les joueurs japonais d'apprécier la pertinence et l'excellence de cette géniale simulation d'avocat. Il est donc assez rageant de constater que, pour des raisons qui nous sont inconnues, Capcom n'a pas pris la peine de distribuer en Europe l'épisode Trials and Tribulations, pourtant sorti aux Etats-Unis et considéré par beaucoup comme étant le meilleur des trois. C'est d'autant plus problématique que Ace Attorney est une série qui se suit, dans le sens où les personnages récurrents évoluent d'un épisode à l'autre. Il est donc préférable d'avoir terminé les premiers chapitres avant d'attaquer les affaires d'un opus ultérieur. On espère donc que l'éditeur corrigera rapidement cette erreur dans les mois qui viennent. Malgré tout, cela ne nous empêchera pas d'apprécier l'histoire de cet Apollo Justice qui donne un nouveau point de départ à la série en introduisant un autre personnage central nommé Apollo Justice.

Apollo Justice : Ace Attorney
Phoenix passe la main mais n'a rien perdu de sa perspicacité.
Notre nouvel avocat de la défense a déjà la lourde tâche de succéder à celui qui est devenu à la fois une sommité dans la profession mais aussi une figure marquante dans le monde du jeu vidéo. La pression, Apollo la ressent de toute manière fortement dès le début de l'aventure puisque le soft commence directement en nous relatant son tout premier procès. Une affaire qui, comme toujours, fait plus ou moins office de tutorial permettant à tout un chacun de prendre ses marques en (re)découvrant les différentes facettes de cette simulation d'avocat. Ce premier procès est d'ailleurs on ne peut plus sérieux et déstabilisant puisqu'il traite d'un homicide dont l'accusé est un ami proche de Kristoph Gavin, le mentor d'Apollo, réputé comme étant l'as des avocats. Plus étonnant, l'accusé en question n'est autre que le célèbre Phoenix Wright, héros des trois premiers volets de la série, devenu pianiste et joueur de poker invaincu depuis sept ans. Notre prestigieux avocat de la défense se retrouve en effet mêlé à une sombre histoire et propulsé de l'autre côté du miroir, sur le banc des accusés. Pour cette première affaire, l'accusation ne pouvait être représentée que par ce bon vieux Boulay qui, pour l'occasion, s'est fait faire quelques implants capillaires...

Apollo Justice : Ace Attorney
La 2ème affaire, plutôt légère, concerne un stand de nouilles et un voleur de petites culottes.
Autour des acteurs principaux décrits plus haut, toutes sortes de personnages loufoques viendront se greffer au gré des quatre enquêtes que compte le soft pour marquer celui-ci de leur caractère excessif et changeant. Le cas de Phoenix Wright est particulièrement intéressant dans le sens où on se demande bien comment le brillant avocat en est venu à quitter définitivement sa carrière de droit pour jouer les pianistes de bar dans un restaurant russe. Une ellipse de sept ans sépare ainsi la première trilogie de cet épisode, et les explications relatives à cette énigme ne nous sont distribuées qu'au compte-gouttes tout au long du jeu. De la bouche même de Phoenix, son successeur le jeune Apollo Justice est certes nerveux et néophyte, mais le caractère affûté de sa coupe de cheveux n'a d'égal que sa perspicacité. Son mentor, Kristoph Gavin, est un modèle d'impassibilité et a tendance à partir dans de grandes envolées lyriques à la moindre occasion. C'est d'ailleurs son frère cadet, Konrad, procureur de 24 ans, qui sera l'adversaire d'Apollo durant les procès qui suivront. Quant au juge, ce vieux monsieur increvable et un peu soupe au lait, il mérite amplement sa place d'honneur à la cour d'assises. En fait, la surprise viendra plutôt de Vérité, une jeune magicienne qui se prétend la fille de Phoenix et qui tient avec lui une agence artistique dans l'ancien cabinet d'avocat. Sa personnalité marquée a d'ailleurs l'inconvénient de couvrir un peu trop celle d'Apollo, plus discrète et plus effacée durant les phases d'investigation.

Apollo Justice : Ace Attorney
Démontez les affirmations du témoin pour le confondre devant la cour.
Dès la seconde affaire, l'enquête sur le terrain alterne ainsi avec les séances au tribunal. Il s'agit alors de consolider le dossier destiné au procès en interrogeant les différents intervenants pour en apprendre le plus possible sur les dessous de l'enquête. En présentant un élément précis à un NPC, on peut par exemple orienter la discussion vers un sujet caché au départ. Plus l'affaire sera longue et complexe, plus il sera possible de se déplacer d'un endroit à l'autre afin de rencontrer davantage d'individus et découvrir des preuves supplémentaires. L'examen des lieux visant à dénicher de précieux indices ou des pièces à conviction en cliquant sur le décor à l'aide du stylet est toujours fortement recommandé. Le kit d'analyse des empreintes intervient dès la deuxième affaire et son processus de moulage et de comparaison est l'occasion pour le soft d'exploiter finement les atouts de la DS, par exemple en nous demandant de souffler dans le micro pour faire ressortir une empreinte. D'une manière générale, le soft nous permet de manipuler chaque pièce à conviction en la tournant pour l'examiner sous toutes les coutures, ce qui modifie parfois sa description et ajoute de nouvelles informations que vous pourrez exploiter ensuite au tribunal. Dans le même esprit, durant les procès, il arrive qu'on puisse interagir directement avec une représentation 3D de la scène du crime pour soutenir nos affirmations. Malgré tout, les nouveautés relatives à cet épisode inédit ne sont pas aussi nombreuses qu'on pouvait l'espérer, il ne faut donc pas s'attendre à quelque chose d'excessivement novateur ou de révolutionnaire.

Apollo Justice : Ace Attorney
Apollo possède une faculté liée au bracelet qui optimise sa perception...
Si les phases d'enquête ne manquent pas d'intérêt, elles sont tout de même moins palpitantes que les événements qui se déroulent dans la salle d'audience du tribunal. A une petite exception près, les attraits qui ressortent du déroulement des procès sont les mêmes que dans les précédents volets, mais il faut bien admettre que la formule fonctionne toujours à la perfection. Après avoir écouté avec attention le témoignage d'un suspect, Apollo doit entamer un contre-interrogatoire durant lequel il doit faire ressortir les incohérences entre les affirmations du témoin et les pièces à conviction, puis présenter l'objet qui contredit le témoignage. Il faut donc attaquer le témoin sans relâche pour le forcer à se trahir en l'obligeant à révéler un maximum d'informations qui nous permettront ensuite de sauter sur le moindre élément suspect. Si Justice For All nous avait initiés aux verrous psychiques, Apollo Justice se démarque de son côté en exploitant une faculté innée chez notre nouvel avocat, un don que ne possédait pas Phoenix Wright : la concentration. Apollo est en effet capable de percevoir la tension d'un témoin à travers ses tics nerveux qui trahissent le fait que celui-ci cache quelque chose à l'assistance. Ce don lui permet ainsi de savoir à quels moments il peut intervenir pour mettre le doigt sur une faille cachée dans le témoignage initial. En touchant le bracelet qui est à son poignet, Apollo renforce sa capacité de concentration et peut observer avec précision le moindre mouvement de cil du témoin. Le joueur doit alors déplacer la caméra sur le corps du témoin pour mettre en évidence son tic nerveux au moment précis où celui-ci apparaît, tandis que la scène se déroule au ralenti. Cette nouveauté suffit à donner une nouvelle importance aux animations qui ne sont plus seulement là pour caricaturer les personnages mais qui jouent maintenant un rôle dans le déroulement des procès. On ne se contente plus d'écouter un témoignage, on doit aussi observer et essayer de percevoir la vérité à travers les gestes des témoins.

Apollo Justice : Ace Attorney
... il ne reste plus qu'à localiser le tic nerveux du témoin.
Nos prouesses nous donnent ensuite l'occasion de nous délecter des transformations qui s'opèrent dans le maintien des suspects lorsqu'ils sont sur le point de craquer, révélant une toute autre facette de leur personnalité, beaucoup moins reluisante. Mais pour en arriver là, il faut déjà faire preuve de perspicacité en résolvant une à une les nombreuses questions que soulèvent chacun des cas traités. Il est donc nécessaire de garder une vue d'ensemble de tout ce qui s'est passé depuis le début du chapitre, le moindre élément révélé au départ pouvant intervenir beaucoup plus tardivement, sachant qu'une affaire prend facilement plusieurs heures avant d'être résolue complètement. Apollo Justice est de ces jeux qu'il vaut mieux faire d'une traite pour ne rien oublier, la moindre erreur pouvant coûter très cher puisqu'elle fait diminuer à chaque fois un peu plus la jauge de crédibilité d'Apollo. Heureusement pour nous, la sauvegarde possible à tout moment permet quand même d'assurer ses arrières et d'éviter le game over qui obligerait à recommencer l'affaire depuis le début. A l'instar de ses prédécesseurs, Apollo Justice est un titre qui fera mouche auprès d'un certain public de joueurs et qui ne décevra probablement pas les connaisseurs malgré son manque d'audace et son approche finalement très conventionnelle et prévisible. Mais cela ne doit pas empêcher les nouveaux venus de tenter l'expérience à leur tour et peut-être devenir eux aussi les nouveaux défenseurs du droit sur console. Car jouer vaut bien plus que de longs discours et reste sans doute le meilleur moyen de comprendre pourquoi la série des Ace Attorney est à ce point remarquable.

Les notes
  • Graphismes 16 /20

    Apollo Justice conserve l'attrait visuel de la série des Ace Attorney en misant sur une réalisation à la fois propre et riche en détails. Certes, ce ne sont que des écrans fixes et des animations limitées, mais le résultat est parfaitement adapté au style choisi.

  • Jouabilité 16 /20

    A l'instar de la cinquième enquête du premier volet qui avait été spécialement conçue pour la DS, toutes les affaires d'Apollo Justice sont inédites. Il faut donc garder à l'esprit que les pièces à conviction peuvent être examinées sous toutes les coutures avec le stylet, ce qui peut modifier leur description si jamais l'examen révèle quelque chose d'intéressant. Dans le même esprit, on a parfois la possibilité de recréer la scène du crime en interagissant avec une représentation des lieux en 3D. La faculté innée que possède Apollo donne par ailleurs une nouvelle dimension aux animations des témoins.

  • Durée de vie 13 /20

    Bien que le contenu du titre soit limité à seulement quatre affaires, la durée de vie atteint sans problème les 15 à 20 heures.

  • Bande son 13 /20

    Les musiques d'ambiance passent un peu inaperçu dans cet épisode qui, au niveau sonore, ne nous convainc pas totalement et reprend des thèmes déjà connus.

  • Scénario 15 /20

    Phoenix Wright passe le flambeau à un nouvel avocat de la défense mais reste néanmoins présent ponctuellement dans ce quatrième volet de la série. On attendait peut-être davantage de surprises et d'originalité dans les affaires proposées, mais les nouveaux intervenants ne manquent pas de personnalité dans l'ensemble.

Qui n'a jamais goûté aux joies d'un épisode de Ace Attorney passe à côté de quelque chose de grand. Si les fans attendaient plutôt la venue du troisième volet de la série, Trials and Tribulations, il faudra pourtant se faire à l'idée que ce titre risque fort de ne pas être distribué en Europe. C'est donc le quatrième opus qui succède à Justice For All dans notre pays, et il ne s'agit pas de la conversion d'un épisode GBA mais bien d'un épisode inédit conçu spécialement pour la DS. Le seul regret que l'on pourra avoir concerne peut-être le fait que le jeu se démarque très peu de ses aînés, là où l'on attendait quelque chose de plus audacieux. Apollo Justice n'en reste pas moins incontournable si vous suivez la série depuis ses débuts.

Profil de Romendil
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09 mai 2008 à 17:24:15
16/20
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Mis à jour le 09/05/2008
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