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Test : Conflict : Denied Ops
PS3
Conflict : Denied Ops
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L'avis de hiro
MP
Journaliste jeuxvideo.com
08 février 2008 à 18:00:00
11/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (18)
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9.2/20
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Cinquième volet de la série Conflict, Denied Ops marque la volonté de Pivotal Games de renouer avec une gloire passée, depuis longtemps ternie par des épisodes qui sans vraiment démériter, n'étaient jamais parvenus à égaler le premier Desert Storm. Devenu FPS pur et dur, articulé autour d'un binôme de baroudeurs aux répliques aussi pâteuses que leur liquide céphalo-rachidien, ce nouvel opus ose la rupture et met ses rangers dans le plat. Mais comme le signalait Dolores Ombrage dans je ne sais quel volume d'Harry Potter, le progrès pour le progrès ne devrait pas toujours être encouragé.

Conflict : Denied Ops

Des petits commandos qui oeuvraient en secret et à la troisième personne dans le désert du Golfe ou dans la jungle hostile du Vietnam, il ne reste plus rien, ou presque. Conflict : Denied Ops ne nous offre en effet qu'un duo de têtes à claques qui par leurs chamailleries incessantes et leur vulgarité placide évoquent un autre binôme bien connu. Non, je ne fais pas référence à Shirley et Dino, mais plutôt à Kane & Lynch, en moins tordus et en moins divertissants. Comparaison probablement douteuse, mais qui, au regard de la qualité du jeu, ne se révélera pas totalement dénuée de sens. Mais cessons là les divagations obscures et partons faire connaissance avec les deux soldats d'infortune. A ma droite se trouve Graves, vétéran velu dont le seul véritable pote se trouve être un fusil de précision. Le bonhomme se vante de pouvoir "découper les ailes d'une mouche à 500 mètres", ce qui en dit long sur la taille de son ego et sur ses qualités de poète. A ma gauche, peau mate et bras dénudés, se trouve le jeune Lang qui ne jure que par la grosse Bertha, sa sulfateuse chérie, et par le Gros Bill, un lance-roquettes qu'il obtiendra rapidement dans l'aventure. Prompt à titiller son collègue de travail au sujet de son âge canonique, le bougre compense sa lenteur et son manque de discrétion par un regain de points de vie. Tous deux sont des agents de la C.I.A. affectés aux opérations spéciales, et ils vont bien vite se retrouver dans un micmac guerrier qu'il serait sans doute vain de décrire en long, en large et en travers. Sachez seulement que passée la première mission, vous pourrez vous-même choisir vos affectations et vos missions, histoire de contrecarrer les plans d'immondes terroristes avides de pouvoir, d'armes nucléaires et de chair fraîche. Trois fronts différents nous sont donc présentés (l'Amérique du sud, l'Afrique et la Sibérie) pour trois trames apparemment dissociées, mais qui vous vous en doutez, sont bien liées les unes aux autres.

Conflict : Denied Ops
C'est ça papy, t'as qu'à nettoyer, moi je vais me faire un sandwich au thon.
Dès la deuxième mission, Conflict : Denied Ops cherche donc à vous octroyer un sentiment de liberté salvateur. Et au-delà du choix des missions, les niveaux vous apparaîtront rapidement comme relativement ouverts pour un titre du genre. Certaines cartes proposent ainsi deux, voire trois chemins différents vers l'objectif du moment (récupération d'un otage, désamorçage ou nettoyage de base). Objectif qui sera d'ailleurs toujours signalé à l'écran par une icône. Contraint de prendre d'assaut un vieux château pour retrouver un scientifique, vous pourrez ainsi opter pour la voie du bourrin en explosant grilles et lourdes portes en chêne à grands coups d'explosifs, ou au contraire, vous planquer comme un rat et investir la place en passant par les grottes. A chaque trajet ses avantages et inconvénients, que vous devrez gérer au mieux en switchant régulièrement entre les deux troufions. A la moindre pression d'un bouton, la caméra passe d'un personnage à un autre afin de vous offrir un toute autre perspective. Et que vous soyez dans la peau de Graves ou de Lang, vous aurez toujours la possibilité de donner des ordres basiques à votre coéquipier. "Suis-moi papy", "Reste-là", "Descends-moi c't'empafé", "protège-moi le bonhomme en bouse blanche", voilà tout ce dont vous aurez besoin. L'ennui, c'est qu'en dehors d'une solide capacité à descendre des ennemis et quelques coups d'éclat, comme l'envoi occasionnel (ou peut-être accidentel) d'une grenade fumigène devant un nid de mitrailleuse, votre allié a tout du boulet. Il faudra effectivement le chaperonner à tout instant, comme Madame de Fontenay le ferait avec ses miss. Sans cela, le bougre restera toujours en arrière, ne prendra pas véritablement d'initiatives et aimera à se coincer dans des recoins les plus obscurs du niveau.

Conflict : Denied Ops
Les véhicules ne sont certainement pas le plus gros point fort du jeu.
Et s'il est relativement plaisant de pouvoir changer de personnage à tout moment, le peu d'ordres disponibles et la nature des missions font qu'il sera souvent impossible de faire dans le furtif bien longtemps. Très vite, la traversée des niveaux se transforme immanquablement en une succession de fusillades bien basiques rythmées par les explosions pléthoriques de barils rouges et de bonbonnes de gaz dont les ennemis, pas très malins mais parfois capables de se planquer, aiment à s'entourer. Dans Conflict : Denied Ops, une grande partie des décors est destructible, et les développeurs semblent avoir fait en sorte que tout voltige en éclats en quelques secondes en plaçant plus de bouteilles de gaz que dans tous les FPS de la galaxie réunis. Le tout est sympathique, divertissant pendant quelques minutes, mais manque cruellement de force. La faute à des contrôles d'une grande rigidité et à des armes, qui même si elles seront améliorées automatiquement après chaque mission (avec l'ajout de silencieux et d'un mode fusil à pompe pour le sniper de Graves puis d'un lance-grenades et de plus gros chargeurs pour Lang), ne sont pas toujours très efficaces.

Conflict : Denied Ops
Les deux héros se sont manifestement faits greffer une colonne vertébrale en mousse.
Sniper un ennemi, même en facile, cela représente parfois 3 ou 4 balles dans le bide. Vous me direz avec raison qu'il suffit de vaporiser la caboche de la cible, sauf que la visée est très lente, très imprécise, et ne pourra même pas être calibrée dans le menu des paramètres, l'option étant tout simplement absente. Si certains joueurs s'accommoderont peut-être de cette omission incompréhensible, les amateurs de frags y verront là l'un des plus gros défauts d'un titre, qui leur apparaîtra du coup presque injouable. Car cet incroyable oubli s'accompagne en plus de mouvements horriblement lents, d'un contrôle des véhicules (chars, VBT et aéroglisseurs) mollasson et désagréable, et de quelques petits détails qui cumulés, rendent le jeu assez déplaisant à prendre en main. Je pense par exemple au fait que nos deux gros guerriers ne peuvent pas sauter et qu'ils passeront deux secondes à escalader un muret de 30 cm de haut lorsqu'on sollicitera le bouton d'action contextuelle. Ajoutons à cela l'étrange façon dont les personnages s'y prennent pour se pencher hors de leur cachette et qui fait qu'on se retrouvera à l'horizontale, dans une position complètement surréaliste. Cela encore n'a guère d'importance dans un jeu foncièrement arcade, mais ces petits riens mis bout à bout finissent par plomber les scènes d'action, par les rendre poussives, apathiques et lourdes.

Conflict : Denied Ops
Rien ne vaut une bonne giclée de sérum anti-balles.
Seul, on finit donc par s'ennuyer ferme en regrettant que le soft ne soit pas plus jouable, plus tactique, plus nerveux, plus beau, plus beaucoup de choses en fait. A sa décharge, on notera tout de même que Conflict : Denied Ops est clairement destiné à être traversé à deux, en écran splitté ou online. Les joueurs pourront d'ailleurs changer de perso à la fin de chaque niveau et ne seront donc pas obligés de se coltiner le même combattant jusqu'à la fin de la session. A deux, l'action devient tout de suite plus prenante même si les participants ne pourront pas s'affranchir de la maniabilité douteuse. Une fois la campagne bouclée, on pourra alors se ruer en ligne afin de matraquer la tronche de son prochain en match à mort en solo ou en équipe ainsi qu'en mode conquête, qui s'apparente à de la capture de points de contrôle. Hélas, le jeu étant à peine sorti en Europe, essayer le multijoueur en ligne ne nous a pas été possible. Mais nul doute que les joueurs trouveront là de quoi se défouler. Au final, Conflict : Denied Ops apparaît comme un titre pavé de bonnes intentions mais incapable de se livrer à cent pour cent, à cause d'erreurs grossières et de sérieux problèmes de gameplay. Choix discutables et manque de temps sont sans doute à l'origine de cette sortie décevante, mais qui nous laisse néanmoins plein d'espoir pour le prochain épisode.

Les notes
  • Graphismes 11 /20

    Conflict : Denied Ops se situe loin, très loin des ténors du genre. La modélisation des héros est correcte, même si l'on n'accrochera pas forcément au design de ces deux têtes de lard, mais l'ensemble fait franchement pâle figure face au reste des productions PS3. Les textures manquent de finesse, les animations sont hachées, les explosions parfois risibles et les effets très limites. On dénombre également une bonne petite quantité de bugs d'affichage et des soucis dans la gestion des collisions. Reste le plaisir de défourailler le décor en partie destructible et d'évoluer dans des paysages relativement variés. Dommage tout de même que la physique des corps soit elle, étrangement gérée.

  • Jouabilité 11 /20

    Une note cinglante qui se justifie en grande partie par l'impossibilité de régler la sensibilité de la visée, par des déplacements excessivement lents ainsi que par un bon nombre de petites lourdeurs dans tous les autres domaines (du changement d'arme en passant par l'escalade d'un muret ou d'une échelle). Cumulés, ces défauts ralentissent et ternissent une action pourtant soutenue. L'IA est dans la moyenne et ne permet donc pas d'élaborer de véritable stratégie d'attaque dans des niveaux qui se révèlent pourtant bien construits. Offrant généralement plusieurs possibilités d'approche, ces derniers ne pourront réellement être appréciés qu'en coopération avec un être de chair et de sang.

  • Durée de vie 14 /20

    Peu intéressant en solo, le jeu devient tout de suite plus agréable dès lors qu'on le pratique à deux, en écran splitté ou en ligne. Avec des missions à la carte aux chemins multiples, on aura même plaisir à retenter plusieurs fois l'aventure, pour peu que l'on soit capable de passer outre la rigidité des contrôles. Conflict : Denied Ops propose même trois modes multi, jouables à 16 sur le net.

  • Bande son 12 /20

    Des bruitages corrects et des musiques un peu ternes qui évoquent un bon petit téléfilm d'action. Le doublage des héros se montre plutôt réussi dans l'ensemble.

  • Scénario 12 /20

    Une histoire assez quelconque de deux agents cherchant à empêcher un dictateur de mettre la main sur des armes nucléaires. On pourra toutefois aborder les missions de la campagne dans l'ordre qui nous sied le mieux, et donc faire progresser le tout comme on le souhaite. Difficile dans ces conditions d'offrir une trame fouillée et bien mise en scène. Le prix de la liberté en somme. Reste des conversations qui suintent la testostérone et les blagues douteuses entre deux héros lourdauds.

En solo, Conflict : Denied Ops n'est qu'un FPS de plus perdu dans la masse d'autres productions de meilleure qualité, et ce malgré des niveaux parfois intelligemment construits et quelques bonnes idées. Au fond, le titre nous fait miroiter de multiples possibilités, mais ne nous laisse finalement que les toucher du doigt. A deux, il se rattrape un peu et délivre même une bonne dose de fun. Malgré tout, on aura du mal à pardonner à Denied Ops ses contrôles rigides issus d'un autre âge et sa faiblesse technique. Décevant oui, mais pas totalement dénué d'intérêt.

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MP
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08 février 2008 à 18:00:00
11/20
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9.2/20
Mis à jour le 08/02/2008
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