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Kingdom under Fire : Circle of Doom
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Test : Kingdom Under Fire : Circle Of Doom
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Kingdom under Fire : Circle of Doom
AvantArrière
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L'avis de hiro
MP
Journaliste jeuxvideo.com
22 janvier 2008 à 18:00:00
11/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (32)
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13/20
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Si la série des Kingdom Under Fire est avant tout connue pour son savant mélange de stratégie et d'action brutale, le tout enrobé dans un univers d'heroïc-fantasy particulièrement fouillé, le dernier épisode n'a jamais caché sa volonté de marquer un changement radical d'orientation. Car en lieu et place d'un STR racé et violent, Circle Of Doom, puisque c'est là le nom de la bête, se présente à nous sous la forme d'un hack'n slash mâtiné d'un soupçon de RPG. Un choix étonnant, mais somme toute assez cohérent, puisque l'univers de la série semble particulièrement bien adapté à ce nouveau registre. Mais le tout, mes bons amis, est maintenant de savoir si le changement de costume s'est fait pour le meilleur ou pour le pire.

Kingdom Under Fire : Circle Of Doom

Exit l'aspect tactique prôné de fort belle manière par les derniers épisodes. Adieu les charges héroïques où, soutenus par des tripotées de troufions, nous nous efforcions d'arracher la victoire (et la tête) de centaines de guerriers vociférant et écumant de bave. Car c'est un fait, Kingdom Under Fire : Circle Of Doom vous laissera combattre seul des ribambelles d'ennemis dans des niveaux qui s'apparentent plus à des donjons étriqués qu'aux joyeuses plaines verdoyantes des précédents volets. Mais avant de vous plonger dans l'air nauséabond de ces abominables et interminables couloirs, il vous faudra tout d'abord choisir votre personnage de prédilection parmi six guerriers aux styles et aux techniques bien définis. Duane, par exemple, se caractérise avant tout par une lenteur maladive, un souci de mobilité que la puissance démesurée de ses coups compense sans trop de problèmes. A l'inverse, Leinhart, dont les fans se souviennent sûrement, est nettement plus nerveux et plus prompt à balancer des petits coups d'épée insidieux mais néanmoins douloureux. Bref, rien de très original à se mettre sous la dent pour le moment. Là où ça devient tout de suite plus intéressant, c'est lorsque l'on s'aperçoit que chaque personnage suit en fait une trame scénaristique propre, distincte de celle de ses congénères. Ne nous emballons pas, les niveaux restent les mêmes quel que soit votre guerrier, mais c'est la façon dont vous aborderez les personnages, les situations et les conversations sibyllines du titre qui s'en trouvera modifiée. De là à savoir si cela vous poussera à retenter plusieurs fois l'aventure, il y a un pas que je me garderai bien de franchir.

Kingdom Under Fire : Circle Of Doom
Il est gros, il est moche, il sent et il n'est pas content. Pas de doute, c'est un boss.
Car l'essentiel de Circle Of Doom n'est certainement pas son scénario ou ses scénarios, totalement abscons pour celui qui découvre l'univers de la série. Non, c'est bien sur le terrain et au fil de l'épée que tout se joue et s'accomplit. Votre tâche principale sera donc d'en faire partout, si je puis m'exprimer ainsi. Et c'est à l'aide d'épées en tout genre, de gourdins, de marteaux, d'arbalètes et bien évidemment de pouvoirs magiques, qu'il vous faudra imposer votre vision du monde à tout un tas de créatures grouillantes et désireuses de se faire proprement désosser. La plupart des bestioles, qu'elles soient reptiliennes ou démoniaques, tendent à se regrouper en petits contingents, souvent soutenus par un monstre plus costaud ainsi que par un petit cheptel d'archers ou de magiciens placés en retrait. Cette structure, autant vous y faire tout de suite, car elle se retrouve tout au long du jeu et donne rapidement l'impression de revivre encore et encore les mêmes échauffourées. Un problème de répétitivité que la nature extrêmement linéaire des niveaux, à laquelle je faisais déjà référence plus haut, rend d'autant plus flagrant. Certes, on devra parfois échanger des amabilités avec un boss en mousse, mais dans l'ensemble, le bébé de BlueSide vous plonge dans une routine sanglante que beaucoup de joueurs, habitués à faire tourner les engrenages bien huilés de leur petite cervelle, trouveront sans doute abrutissante.

Kingdom Under Fire : Circle Of Doom
Vous aimez vous acharner pendant dix minutes sur le même monstre avec les trois même boutons ? Vous adorerez le jeu.
Cela dit, une fois chaque troupeau de vilains massacré, il sera nécessaire de réfléchir un minimum en détroussant consciencieusement les cadavres encore fumants. C'est là qu'entre en ligne de compte l'aspect RPG du soft, avec sa gestion d'un inventaire qui manque un peu d'ergonomie et de clarté. Pire, les développeurs se sont amusés à concevoir un étrange système d'idoles afin de compliquer un peu tout ça. En fait, dans chaque niveau du soft, le joueur découvrira trois types d'idoles différentes : celles de la Mort, de la Cupidité et de l'Amour. Ces dernières servent à la fois de points de sauvegarde et de coffres, dans lesquels vous vous empresserez de planquer une partie de vos items. Mais ce n'est pas tout, vous pourrez également vous servir de ces endroits pour synthétiser de nouveaux objets ou augmenter la puissance de certains en les fusionnant. En gros, la seule chose que vous aurez à faire consistera à investir des pièces d'or pour augmenter les chances de réussite de la fusion. Bref, je ne sais pas vous, mais personnellement, le système, même s'il fonctionne correctement, me semble un petit peu trop alambiqué, d'autant que je n'ai pas perçu de différences notables dans l'utilisation de chaque type d'idoles. Et puis d'ailleurs, pourquoi ne pas laisser les armes monter en puissance avec l'usage ? Ou pourquoi ne pas vous laisser user vos deniers pour en acheter de nouvelles ? Etrange, mais passons sur cet aspect inutilement alambiqué.

Kingdom Under Fire : Circle Of Doom
"Echanger avec l'Idole de la Mort", tout un programme.
Mais je vous imagine déjà en train de fulminer, outré que ce maudit testeur n'ait pas encore parlé du système de combat à proprement parler, puisqu'au fond, c'est là l'épine dorsale du soft à l'étude. J'y viens mes bons amis, j'y cours même. Sachez que jouer à Circle Of Doom revient à matraquer encore et encore les mêmes boutons sans jamais espérer pouvoir déclencher le moindre combo. Que vous possédiez une arme de jet ou massue, les résultat est souvent le même : on approche l'ennemi (particulièrement idiot d'ailleurs), puis on alterne entre les deux ou trois attaques que l'on aura préalablement sélectionnées dans le menu du personnage, et ce jusqu'à ce que tout le monde soit mort. Mais quelle que soit votre méthode, il vous apparaîtra bien vite que le jeu se démarque avant tout par une grande rigidité. Les attaques sont lourdes, lentes à mettre en oeuvre, même avec un personnage considéré comme rapide. Pire, dès que l'on est touché, notre personnage se lance dans une petite animation longuette de son cru, et qui si vous êtes à nouveau frappé entre-temps, se répétera encore. Du coup, on passe parfois plusieurs longues secondes, totalement mortifié, à observer notre grand héros couiner et tressauter sous les mandales. Le système de combat repose en fait sur deux petites jauges. Une barre de vie tout ce qu'il y a de plus commun et une jauge d'action qui limite le nombre de coups que vous pourrez réaliser. Seule solution pour pouvoir à nouveau trancher dans le vif : attendre que cette dernière remonte, ou engloutir une potion. Imposer des limitations sur cet aspect précis, alors qu'il est bien question d'un hack'n slash, a de quoi laisser dubitatif.

Kingdom Under Fire : Circle Of Doom
Certains décors ne manquent pas de charme.
Lassé par ce déferlement de vide et par le manque de variété des attaques conventionnelles, le joueur innocent tentera alors de produire quelques sortilèges, histoire de changer un peu. Mais là encore, on ne sera pas à la fête. Les sorts de base sont incroyablement inutiles, très coûteux en points d'action, et pas franchement jolis à regarder. Parlons par exemple du charme de guérison, un sort de base. La machin ne peut être utilisé que toutes les trois minutes et ne restaure qu'une quinzaine de points sur les centaines dont est constituée votre barre de vie. Quant à débloquer de nouvelles compétences ou de nouveaux sorts, sachez que c'est un processus lent et fastidieux, puisqu'il faudra en fait massacrer un nombre déterminé d'ennemis précis, qu'on ne trouvera généralement que dans un niveau particulier. Booster son personnage de manière conséquente implique donc qu'on devra se retaper un même niveau (voire un boss...) à de multiples reprises, histoire d'avoir suffisamment de bestioles à son tableau de chasse. Et là, on se dit qu'il faut tout de même en vouloir. Mais tout n'est pas noir au royaume des steaks. Circle Of Doom propose en effet de traverser sa campagne en coopérant avec trois autres joueurs. Un plus indéniable qui apporte vraiment beaucoup à une aventure qui sans cela, paraîtrait bien insipide. Seul bémol, l'écran splitté n'est pas de rigueur et c'est sur le Live, et uniquement là, que vous pourrez pratiquer la chasse aux monstres ou échanger des objets (en cours de partie seulement) avec des potes, ou de parfaits inconnus. Bref, vous l'avez sans doute compris, Kingdom Under Fire : Circle Of Doom ne parlera qu'à une minorité de joueurs avides de massacres et de loot passionnés. Des joueurs capables de passer outre les choix étranges des développeurs et la lourdeur d'un gameplay daté.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Même si techniquement, le jeu est loin des ténors de la console, le design si particulier de la série fait des merveilles. Les personnages ont la classe et les attaques, pourtant très lentes, apparaissent sauvages et destructrices. Le tout s'insère admirablement bien dans des environnements qui manquent un peu de variété, mais dont l'identité est plutôt bien marquée. Tout juste notera-t-on quelques saccades occasionnelles, trop rares pour gêner véritablement.

  • Jouabilité 10 /20

    Des combats poussifs, un système de sorts et de gestion des objets inutilement complexe et une structure extrêmement linéaire font de Circle Of Doom un titre à ne pas placer entre toutes les mimines. Seuls les fans hardcore de hack'n slash old-school prendront (peut-être) du plaisir à parcourir le jeu. Les autres se lasseront vite de tant de rigidité, de répétitivité et de dirigisme.

  • Durée de vie 17 /20

    Une aventure longue et difficile attend les courageux. Avec six environnements divisés en plusieurs sous sections, un système de progression qui implique qu'on visite plusieurs fois un même endroit ainsi que six personnages aux caractéristiques et aux histoires bien différentes, le soft se montre fort généreux. Mais encore faut-il adhérer au gameplay.

  • Bande son 14 /20

    Comme pour les autres titres de la série, la bande-son est totalement dans l'esprit du soft. On découvre donc du hard-rock aux sonorités âpres et dynamiques. Certains trouveront peut-être que ce choix ne colle pas avec le côté héroïc-fantasy, mais une fois plongé dans l'action, on finit par se laisser embarquer. Le doublage est quant à lui dans la veine de l'épisode précédent, c'est-à-dire correct mais pas très impliqué.

  • Scénario /

    Je me garderai bien de donner une note à six trames différentes, une pour chaque personnage, et à laquelle on n'aura accès qu'à travers les autels dispersés dans les niveaux, lors de sessions de rêve pour le moins obscures. Le système est étrange, mais manque surtout de dynamisme.

Circle Of Doom ne s'intègre à la série des Kingdom Under Fire que parce qu'il en partage l'univers, et nous recommandons tout de même aux fans d'y repenser à deux fois avant de lâcher leurs euros. Les mécanismes de la série, autrefois baignés de stratégie hardcore, ont été délaissés au profit d'un hack'n slash relativement fade et daté. On ne considérera donc cet épisode que comme un interlude décevant, destiné à faire patienter les stratèges qui sommeillent en nous.

Profil de hiro
L'avis de hiro
MP
Journaliste jeuxvideo.com
22 janvier 2008 à 18:00:00
11/20
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L'avis des lecteurs (32)
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13/20
Mis à jour le 22/01/2008
Xbox 360 Action Phantagram Interactive Blueside Studios
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