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Test The Warriors sur PSP du 23/02/2007

Test : The Warriors
PSP

Contributeur

Retranscrire dans un jeu, la force percutante d'un film de la fin des années 70 tel que The Warriors sans en trahir l'esprit n'est pas nécessairement évident. Rockstar s'était pourtant acquitté de cette tâche avec un certain talent. Le produit de leur labeur, sorti sur PS2 et Xbox en 2005, se dressait en concentré de mauvais goût et de violence, parfaitement dans la veine des autres productions du studio à l'origine de la sulfureuse série des Grand Theft Auto. Leur nouveau challenge : transposer leur beat'em up sur PSP. Alors, pari tenu ?

The Warriors sur PSP est la copie quasi parfaite du soft de 2005 et offre presque le même contenu au joueur avide de sensations fortes. La campagne est donc toujours là, prompte à retracer la majeure partie des événements qui précèdent l'aventure décrite dans le film. Rockstar a vraiment fait les choses en grand puisque le mode coopération dont on aurait pu craindre la disparition est bel et bien là et permettra donc à deux possesseurs de PSP de mettre New York à feu et à sang. En plus de ça, on trouvera toujours le mode baston rapide et ses variantes dont le titre me dispense de descriptif, ainsi que l'étonnant Armies Of The Night qui n'était disponible dans les anciennes versions que sous la forme de contenu à débloquer. Armies Of The Night est tout simplement un brillant hommage au jeu de baston en 2D Double Dragon, dont il reprend d'ailleurs la scène d'introduction. Mais au fond, The Warriors sur PSP n'apporte pas grand-chose de plus que son prédécesseur, si ce n'est la possibilité de s'affranchir de l'écran splitté en coop, et le bonheur de matraquer des individus virtuels alors qu'on reste sagement assis dans un bus de ville, entre deux grands-mères pomponnées et leurs caniches respectifs.

Là c'est sûr qu'on y va pas de main morte.

Mes excuses aux cinéphiles avertis, mais je me dois de retracer brièvement l'histoire du long métrage pour les nouveaux venus. On se retrouve donc en 1979, à errer au sein d'une version cauchemardesque de New York. La ville est dominée par une multitude de gangs rivaux qui luttent pour le contrôle de quartiers presque tous aussi glauques les uns que les autres. La police est bien là mais semble totalement dépassée par les événements et ne sert plus que de punching-ball de luxe pour tous les malfrats qui pullulent dans les ruelles sombres de la cité. C'est en tant que nouvelle recrue d'un gang pompeusement appelé The Warriors, les guerriers, que vous débutez l'aventure. Au fil du jeu cependant, vous entrerez dans la peau de la plupart des membres de ce gang, neuf en tout. Les Warriors se livrent comme tout autre gang à une guerre sans merci contre leurs ennemis jusqu'à qu'un puissant chef voisin, Cyrus, décide d'unir tous les gangs de la ville sous sa coupe, afin d'éliminer définitivement ce qui reste des forces gouvernementales et de faire de New York l'utopie anarchique dont il rêve. Le visionnaire organise un gigantesque rassemblement mais ne trouve rien de mieux que se faire assassiner par un autre chef de gang, qui aura tôt fait de mettre le crime sur le dos des Warriors. S'ensuit une gigantesque chasse à l'homme prétexte à une débauche de violence malsaine pour certains, jouissive pour d'autres mais à laquelle on ne pourra enlever les indéniables qualités de mise en scène.

Rencontre mortelle avec les Baseball Furies.

Le décor est posé, attachons-nous maintenant à l'essence de The Warriors. Le soft se pose en Beat'em up de luxe et les missions de la campagne, pourtant très bien scénarisées, ne sont souvent prétexte qu'à des bastons de masse où rien ne vous est interdit. Frapper des femmes ou des clochards endormis, détrousser des passants, piller des magasins, détruire des voitures, acheter de la drogue pour remonter sa barre de vie ou des bombes de peinture pour taguer les murs crasseux de la mégalopole, voire d'autres personnes. La liberté de mouvement est donc plus que conséquente, sans atteindre l'échelle d'un GTA bien sûr. Ainsi les aires de «jeu» sont relativement limitées à une ou deux grandes rues et toutes les ruelles et arrière-cours adjacentes. Ne vous attendez donc pas à errer comme bon vous semble dans la ville, ni même à prendre le volant du moindre véhicule.

Donner des ordres demande un petit temps d'adaptation.

Ce que le soft n'offre pas en liberté pure, il vous le donne en variété de coups et en actions contextuelles diverses. Vos personnages disposent d'une palette de mandales particulièrement complète et les premiers mouvements qui vous seront enseignés au début ne constituent qu'une base sur laquelle se reposer pour mieux expérimenter de nouvelles approches. Parti des traditionnels coups de poings, de pieds ou d'autres choses, on pourra également projeter ses adversaires ou les agripper pour les noyer sous les coups, voire même récupérer quelques armes redoutables. Les combinaisons sont évidemment de la partie et vous aideront à mieux répandre le chaos autour de vous. La richesse du système de combat est tout simplement bluffante, d'autant qu'elle se trouve accentuée par la possibilité de donner des ordres aux autres membres du groupe. Et oui voyez-vous, on n'est pas tout seul à se battre par la survie des Warriors et les autres membres de la bande ne sont pas en reste. Les délinquants du gang obéissent à peu près correctement à des ordres basiques du type «Massacrez-les !», «Couvrez-moi !» ou le très satisfaisant «Saccagez tout !» qui vous permettra de découvrir que quelques éléments du décor sont destructibles. De fait, le soft prend régulièrement des allures de bataille rangée virile et jouissive mais expose du même coup les limitations techniques de la console qui l'héberge.

Oh, vous n'êtes que sept ? Je suis déçu...

Le jeu accuse en effet quelques saccades lorsque les combattants se font trop nombreux à l'écran et la PSP, qui ne s'en tire tout de même pas trop mal, semble souvent peiner sous le lourd fardeau de ce Warriors. La mauvaise gestion de la caméra, qu'il faudra du coup ajuster manuellement, accentue encore l'aspect chaotique des empoignades. Cela dit, l'univers crasseux dépeint sur les consoles de salon est fidèlement reproduit, même si le tout a logiquement perdu de sa finesse. Au fond, ce sont sans doute les personnages qui ont le plus mal vécu leur passage sur UMD, alors oui, ils arborent toujours le look kitchissime de la fin des années 70 avec leurs superbes coupes afros et leurs vestons qui mettent bien en valeur leurs muscles saillants sculptés à la bière, mais ils sont indéniablement moins beaux. Malheureusement, les petits inconvénients ne s'arrêtent pas qu'à l'aspect extérieur du titre car la prise en main ne sera pas toujours évidente, notamment quand il s'agira de taguer des murs avec le stick de la PSP, ou encore de frapper avec précision une cible spécifique. On se retrouvera souvent à lâcher des combos au hasard, dans le vide ou sur quelqu'un à qui la pluie de mandales n'était à priori pas destinée. Tout ne tient pas qu'à la PSP ceci dit et il semble que votre personnage manque parfois de réactivité. Mais cessons les jérémiades, car malgré ces problèmes, le jeu reste jouable la plupart du temps, jouable et sauvage.

Si ça, ce n'est pas une preuve d'amour !

On sera peut-être tenté de voir en The Warriors une glorification gratuite de la violence, de la misogynie et de la drogue. Un contenu scandaleux fait vendre, c'est certain, mais il tiendra à chacun de se faire son avis sur ce soft et son univers qui même en étant décalé dans le temps et inspiré d'une oeuvre de fiction rappelle inévitablement les plus sordides faits divers dont nous abreuvent les médias. Le long métrage abordait sans doute des thèmes plus profonds que son apparence tapageuse le laissait imaginer, à l'instar des films de Romero, mais de là à conclure que le soft prend le même chemin, il y a un pas que votre humble serviteur ne franchira pas. Notons enfin que les possesseurs du soft sur PS2 et Xbox n'auront pas grand intérêt à acheter cette version PSP, et que les autres en revanche y découvriront sans doute une histoire solide doublée d'un très bon défouloir. Un bon jeu donc, si l'on adhère au concept, mais à ne pas mettre entre toutes les mains.

Dans l'incapacité de prendre nos propres images, les screens qui ornent cette page nous sont fournis par l'éditeur.

Les notes
  • Graphique 15 /20

    The Warriors n'était pas très impressionnant sur PS2 et Xbox en 2005, il ne faudra donc pas s'attendre à un fourmillement de détails ou à une animation irréprochable, même si celle-ci reste tout de même de qualité. Quoi qu'il en soit, la PSP parvient malgré tout à recréer l'atmosphère lugubre et malsaine des ruelles malfamées de New York, tout en décorant l'ensemble à l'aide d'une couche de gloss kitch parfaitement adaptée. La sauce prend bien.

  • Jouabilté 14 /20

    Le maniement est logiquement plus délicat que sur console de salon, mais il reste assez bon pour qu'on puisse malgré tout profiter des nombreux mouvements et possibilités offertes par le soft. Malheureusement, la caméra est toujours aussi capricieuse qu'avant et on n'échappera pas à une certaine répétitivité. Mais c'est le genre qui veut ça.

  • Duree 15 /20

    La vingtaine de missions de la campagne se dote de quelques objectifs secondaires qui allongent la durée de vie de manière conséquente. Comptez à peu près douze heures à passer en compagnie des Warriors, et ce en solo ou à deux. Ajoutons à cela l'excellent hommage réservé aux vieux titres de baston en 2D par l'intermédiaire du mode Armies Of The Night, ainsi que quelques autres bonus et on obtient un petit UMD bien fourni.

  • Son 16 /20

    Il est heureux que les dialogues vulgaires en anglais aient été conservés et soient retranscrits à l'aide de sous-titres. Vous pourrez donc profiter d'un anglais sale et irrespectueux à souhait, probablement issu de la bouche même des acteurs originaux. La musique est quant à elle clairement extraite du film et colle donc parfaitement à l'univers glauque du jeu.

  • Scénario 14 /20

    Le jeu retrace avec une certaine classe les événements censés prendre place avant la première scène du film The Warriors, pour ensuite reprendre le scénario du long métrage. Le tout étant mis en scène par des cinématiques efficaces, à défaut d'être particulièrement esthétiques.

The Warriors sur PSP est une solide adaptation du soft sorti sur PS2 et Xbox en 2005, tout comme ce fut le cas pour GTA. La conversion sur la portable de Sony ne s'est pas faite sans concessions, mais dans l'ensemble le soft n'a pas perdu grand-chose de la rage et de la fureur de ses premiers instants. Une histoire mature solidement soutenue par un gameplay efficace et même occasionnellement brillant mais que la console peine souvent à mettre vraiment en valeur, voilà ce qui ressort de ces quelques heures passées en compagnie des membres peu fréquentables des Warriors.

Profil de hiro
L'avis de hiro
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
23 février 2007 à 18:00:00
15/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (50)
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17/ 20
Mis à jour le 23/02/2007 Voir l'historique
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The Warriors
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