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Test : The Legend of Zelda : Twilight Princess
Wii

Le moment est enfin venu de découvrir le Zelda dont nous rêvions tous, celui qui saura marquer au fer rouge le coeur des fans au point de leur faire oublier les plus beaux moments qu'ils ont pu passer sur chacun des épisodes de cette magnifique saga. A la fois dissemblables et en même temps unies par un lien indéfinissable, les aventures du valeureux Link n'auront jamais déçu même les joueurs les plus exigeants, ce qui est déjà une incroyable prouesse. Mais il est temps à présent de nous lever pour faire une ovation au d'ores et déjà illustre Twilight Princess, et d'accepter la noble quête qui nous est confiée de dissiper les ténèbres pour que triomphe la lumière.

Cette quête sans pareil, vous allez pouvoir la vivre de deux manières différentes, selon que vous optiez pour la version Wii ou pour la version GameCube. Si leur contenu est identique, les expériences de jeu qu'elles procurent diffèrent largement, compte tenu des modifications de gameplay considérables apportées par la version Wii, et il va sans dire que cette dernière bénéficie forcément d'un attrait supplémentaire en terme de découverte. Il était pourtant légitime d'avoir quelques réserves et quelques doutes quant à l'efficacité de sa prise en main audacieuse et inédite pour un titre de cette envergure. Mais pour être parmi les premières à avoir douté de la pertinence du résultat, je me permets de dissiper les craintes que vous pourriez encore avoir à ce sujet. Non seulement le gameplay propre à la Wii renouvelle considérablement les sensations de jeu, mais il s'avère aussi suffisamment intuitif pour qu'on oublie, en quelques heures seulement, les difficultés de prise en main qui surviennent forcément lorsqu'on se familiarise pour la première fois avec une console d'un genre nouveau. Ainsi donc, croiser le fer par l'intermédiaire de la Wiimote va devenir pour vous une seconde nature, comme d'ailleurs chacune des actions que vous serez amené à effectuer et qui vous permettront de constater à quel point le plaisir que l'on peut ressentir lorsqu'on s'adonne à un jeu vidéo dépend de l'immersion.

Link n'est encore qu'un garçon de ferme, inconscient de la quête qui l'attend.

Un paragraphe me semble donc nécessaire pour faire le point sur la façon dont la console enrichit la découverte d'un titre tel que celui-ci, ce qui va me permettre d'évoquer dans le détail la gestion des contrôles de jeu propres à cette version. La Wiimote dans une main, le Nunchuk de l'autre, vous dirigez Link à l'aide du stick analogique de manière tout à fait classique, et pouvez recentrer la caméra grâce à la gâchette Z. S'il est impossible de modifier manuellement les angles de vue, on s'aperçoit que le jeu le gère parfaitement pour nous, en nous laissant la possibilité de passer en vue subjective si le besoin s'en fait sentir. L'utilisation des objets passe par les boutons de la Wiimote, et vous n'aurez besoin de viser manuellement avec la télécommande que dans des cas bien particuliers, par exemple pour cibler quelque chose avec une arme de jet. A noter qu'à tout moment il est possible de repasser à une visée liée au stick analogique, moyennant un passage éclair dans les options. L'interface vous autorise évidemment à associer des touches de raccourcis à vos armes secondaires, tenant une place discrète sur l'écran de jeu.

Les contrôles Wii renforcent grandement l'immersion, surtout pendant les combats.

Le maniement de l'épée se fait en agitant la Wiimote comme si vous teniez l'arme entre vos mains, et dans la mesure où il n'est pas nécessaire de rester en face du capteur ni de faire des gestes amples pour que les frappes soient reconnues, on ne risque pas de s'épuiser inutilement. Bien sûr, il faut apprendre à bouger le Nunchuk et la télécommande de manière bien précise pour effectuer tous les types d'attaques dont dispose notre bretteur accompli, mais il n'y a rien de sorcier là-dedans. Afin d'accentuer encore plus l'immersion, le petit haut-parleur de la Wiimote restitue la plupart des sons de manière saisissante, et émet des vibrations dès que la situation s'y prête, comme lorsqu'on décoche une flèche avec l'arc. Je m'aperçois qu'il y aurait encore bien d'autres choses à évoquer ici, mais je vous laisse le plaisir de découvrir toutes les subtilités du maniement de ce Zelda version Wii par vous-même.

On ressent fortement l'influence de Tolkien lors des chevauchées contre les orcs.

C'est souvent lorsqu'on est au sommet de la gloire qu'il faut savoir prouver sa valeur. Si l'on y réfléchit deux minutes, on s'aperçoit que Twilight Princess avait beaucoup plus de chances de louper le coche que d'être à la hauteur des espoirs et de la confiance que les fans de Zelda n'ont pu s'empêcher de placer en lui. Se rendant compte qu'il était probablement impossible de faire plus audacieux que The Wind Waker, les concepteurs ont dû se dire qu'ils allaient achever ce qu'ils avaient commencé avec Ocarina of Time, en réalisant la quête la plus grandiose, la plus épique, et la plus fascinante que Link ait jamais vécue. Dès lors, animés par l'envie de mener à bien ce projet colossal, ils sont parvenus à imaginer un titre enveloppé d'influences tellement diverses que le joueur ne sait plus où prendre appui pour ne pas perdre pied dans ce voyage vers l'ébahissement perpétuel. Débordant de références aux précédents épisodes de la série, le jeu évoque également bien d'autres oeuvres du cinéma ou du jeu vidéo, la comparaison avec Okami étant inévitable dès lors qu'on évoque les passages sous la forme du loup dans le royaume de l'ombre. Quant aux rencontres avec les esprits de la nature, elles renvoient sans peine au fascinant Mononoke de Hayao Miyazaki.

L'atmosphère s'assombrit brutalement, et le loup prend la place de l'homme.

Mais Twilight Princess est aussi la rencontre improbable entre l'univers de Zelda et la mythologie de Tolkien, avec ses chevauchées épiques face aux orcs et autres gobelins rappelant les meilleurs passages du Seigneur des Anneaux. Dites-vous bien qu'il est désormais possible de jouter sur le dos de la jument Epona en brandissant son épée comme un cavalier du Rohan ivre de rage, le moindre choc pouvant vous faire basculer de la selle. Et tout ça n'est encore qu'un exemple parmi tant d'autres des moments d'anthologie que vous réservent ces chevauchées. D'une manière générale, tous les éléments indissociables de l'univers de Zelda ont été magnifiés à l'extrême pour, à la fois conserver l'empreinte de la saga, et faire de cet opus une sorte d'Ocarina of Time puissance dix mille. Alors, certes, on retrouve bon nombre d'énigmes plus ou moins connues et relativement prévisibles, mais n'y en a-t-il pas autant d'inédites ? Et puis n'oublions pas que tous ces éléments ne représentent au final qu'une des facettes de ce titre qui nous réserve bien plus de surprises qu'on n'aurait jamais osé l'espérer.

Renvoyez ces créatures dans les abysses.

L'exploration méticuleuse des donjons, plus sombres et mieux gardés que jamais, a beau constituer l'un des moments forts de tout épisode de Zelda, ils sont entrecoupés ici de séquences tellement incroyables qu'on finit presque par les oublier. Je ne fais évidemment pas allusion aux quêtes annexes, innombrables comme le veut la tradition, mais à ces scènes bien particulières et extrêmement diversifiées que même le joueur le plus avisé ne pourra anticiper. Mais plutôt que de m'attarder sur ces instants qui valent aussi surtout pour leur effet de surprise, je vais plutôt m'attaquer à l'autre facette de Twilight Princess, celle qui nous précipite à maintes reprises dans la peau d'un Link aux traits de loup. Les raisons qui ont conduit notre héros à en arriver là vous seront données en temps et en heure dans le jeu, mais le fait est que cette transformation impromptue confère à Link des capacités fort intéressantes. En plus d'être un prédateur puissant et leste, le loup dispose également de talents extrasensoriels qui lui permettent de suivre des pistes en se fiant à son flair pour déceler l'invisible.

La vision sensorielle du loup dévoile parfois des choses qui dérangent.

Mais surtout, il bénéficie de l'appui d'un personnage étrange nommé Midna (ou Midona en VF), petit être dérangeant au rire malicieux qui ferait passer l'inoubliable Skull Kid pour un vulgaire pantin. Lié par un pacte sournois à notre héros, Midna le force à coopérer avec lui pour des raisons troubles, allant même jusqu'à le chevaucher comme un simple canasson. Le duo ainsi formé se découvre alors des talents précieux, Midna pouvant hisser son acolyte vers les hauteurs les plus vertigineuses, et pouvant créer un cercle mystique capable de sceller les plus viles créatures qui hantent le royaume de l'ombre. Baignant dans une aura fantasmagorique troublante, la progression dans ces contrées ténébreuses ne se fera pas sans coups et blessures, tant les êtres de cauchemar que l'on y affronte se révèlent étonnamment sordides pour un Zelda. Nul doute, nous avons bel et bien franchi un pas dans la série qui devient par là-même beaucoup plus mature et donc parfaitement ciblée pour un public qui n'a pu s'empêcher de grandir depuis le tout premier volet.

La visée peut se faire avec la Wiimote ou le stick du Nunchuk.

Ayant toujours tenu une place particulière dans la saga, la musique se traduit ici sous plusieurs formes, un simple brin d'herbe fraîchement cueilli pouvant servir à siffler pour faire venir la jument Epona. Dans d'autres cas, un aigle pourra répondre à votre appel et venir se percher sur votre épaule, attendant de savoir dans quelle direction s'envoler. Même sous sa forme animale, Link ne pourra s'empêcher de faire des vocalises en hurlant à la lune à vous en donner les frissons. A la fois sauvage et poétique, Twilight Princess est une ode à l'aventure et à la fantaisie qui ne peut laisser personne insensible. Plus profond que n'importe lequel de ses prédécesseurs, cet opus est d'une longueur inouïe, ce dont on a d'ailleurs bien du mal à s'apercevoir tant la richesse de l'aventure nous pousse à prolonger les parties en dépit de toute raison. Quant aux à-côtés, ils sont tellement nombreux qu'ils constituent le prétexte parfait pour prolonger à la folie l'expérience de jeu, d'autant qu'un zélé coursier vous apportera en mains propres les lettres vous permettant de vous tenir au courant des dernières nouveautés accessibles en Hyrule. Face à tout cela, quels reproches pourrait-on oser émettre à l'encontre de ce jeu ? L'impossibilité de faire pivoter la caméra n'entraîne que des désagréments mineurs et rarissimes, le fait de ne pouvoir siffler Epona qu'en trouvant certaines herbes ne vous ralentira que jusqu'à ce que vous ayez appris à les dénicher, et même si la téléportation n'est possible que dans le royaume de l'ombre durant les 15 premières heures de jeu, le cheval est tellement rapide qu'on traverse les contrées d'Hyrule en une poignée de secondes. Avouez que ces arguments ne pèsent pas bien lourd en comparaison de la quête mémorable qui vous attend, alors à vous de savoir si vous voulez y participer ou non.

Les notes
  • Graphique 16 /20

    Un critère très difficile à évaluer faute de référence, dans le sens où on ne sait pas encore jusqu'où peut aller la Wii. Mais même si la réalisation est seulement du niveau d'une GameCube, l'esthétique générale suffit à nous faire oublier les quelques faiblesses techniques. D'une diversité effrontée, le soft s'inspire des meilleures références (Okami, Shadow of the Colossus, Princesse Mononoke, Le Seigneur des Anneaux, etc.) pour un résultat qui laisse rêveur.

  • Jouabilté 19 /20

    Twilight Princess réussit à la fois à s'ancrer parfaitement dans l'univers de Zelda en magnifiant la recette d'Ocarina of Time, tout en complétant ces phases traditionnelles par d'autres beaucoup plus inattendues. Le meilleur exemple en est l'évolution dans le royaume de l'ombre par le biais du loup qui renouvelle totalement l'expérience de jeu. Si la prise en main requiert un certain temps d'adaptation sur Wii, elle renforce considérablement l'immersion et n'entrave en rien la progression.

  • Duree 18 /20

    On nous avait promis des donjons plus vastes et plus riches, mais on ne s'attendait pas à ce qu'ils soient quasiment occultés par des scènes cultissimes dont je préfère ne rien vous révéler. Les heures défilent à une vitesse vertigineuse sans qu'on ne relâche son attention à aucun moment. Si l'on ajoute l'accomplissement des innombrables quêtes annexes, la durée de vie explose facilement la soixantaine d'heures, selon mes estimations.

  • Son 17 /20

    Pas aussi marquantes que prévu, les musiques se font un peu discrètes malgré quelques thèmes grandioses. On découvre même un grand nombre d'airs connus, entièrement remixés, qui devraient ravir les connaisseurs. Quant aux bruitages, ils enrichissent considérablement l'ambiance générale, le meilleur exemple étant les interventions de Midona qui dérange par ses ricanements sournois et ses bâillements incessants.

  • Scénario 18 /20

    Pour schématiser l'histoire sans rien révéler d'important, sachez que la quête consiste principalement à restaurer la lumière dans les différentes contrées d'Hyrule enveloppées par les ténèbres. C'est très sommaire, mais je préfère vous laisser la surprise, sachant que l'aventure réserve un nombre incroyable de rencontres insolites et de scènes mémorables.

Faisant fi de toute la pression qui pesait sur ses épaules, The Legend of Zelda : Twilight Princess constitue bien l'apothéose de la saga et n'aura aucun mal à faire l'unanimité auprès des joueurs. A la fois poétique, onirique, violente et sauvage, cette oeuvre magistrale renferme tout ce dont on pouvait rêver et s'impose comme le fer de lance incontestable de la Wii.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
05 décembre 2006 à 18:00:00
19/ 20
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L'avis des lecteurs (2339)
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18/ 20
Mis à jour le 05/12/2006 Voir l'historique
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