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Test Need for Speed Carbon sur PS2 du 13/11/2006

Test : Need For Speed Carbon
PS2

Visiblement convaincu que le potentiel d'un NFS ne peut être mieux exploité qu'à travers des courses nocturnes, Electronic Arts a tourné la page des rushs automnaux de Most Wanted pour donner une seconde vie aux affrontements de nuit que l'on a su apprécier dans les deux Underground. D'autres substitutions accentuent le contraste avec l'aîné, comme l'arrivée d'Emmanuelle Vaugier en remplacement de Josie Maran ou une police bien plus déterminée qu'il y a un an. Quoi qu'il en soit, tout se règle une nouvelle fois sur le bitume à coups de provocations, de frimes en tous genres et de carrosseries plus reluisantes que jamais.

Need For Speed effectue donc un léger retour en arrière cette année avec la renaissance des courses nocturnes, théâtre idéal pour mettre en valeur les formes et les couleurs flashies de bolides customisés à souhait. Une ambiance très proche de NFS Underground même si les kilomètres avalés se situent cette fois dans Palmont City, une ville nichée dans des collines californiennes dont les contours sont fait de routes étroites et sinueuses le long de ravins que tout pilote chevronné se doit d'éviter. Le scénario du jeu est quant à lui lié à Most Wanted puisque nous incarnons le même pilote qui, de retour en ces lieux qu'il a brutalement quittés avant d'aller s'imposer à Rockport, va devoir faire face à une configuration nouvelle, composée d'équipes de furieux, pas forcément ravis de son come-back. Une histoire que l'on suit de près durant le mode carrière, intérêt majeur de ce titre. De manière très classique et proche d'un GTA-like, les objectifs principaux seront de remporter un maximum de courses afin de contrôler petit à petit chacun des quartiers de Palmont City en profitant des nombreuses relations dont on dispose ça et là. Guidé par une Emmanuelle Vaugier à la fois protectrice, mystérieuse et minée par des évènements passés, vous voici prêt à conquérir de nouveaux territoires, volant et levier de vitesses en mains.

Graphiquement, la version PS2 est très séduisante, au même titre que ses consoeurs.

Le jeu s'appuie sur quelques nouveautés intéressantes. La première d'entre elles est la constitution d'une équipe de pilotes qui, associés à vos performances, vont tout mettre en oeuvre pour vous aider à gagner des courses en vous facilitant la tâche. Il y a trois types d'équipier. Le bloqueur tout d'abord. Comme son nom l'indique, son objectif va être de bloquer les autres concurrents afin que vous puissiez vous échapper et ne pas avoir à jouer constamment des coudes pour conserver votre position. L'éclaireur ensuite. Il connaît chaque raccourci de chaque portion de route et, en passant devant vous, vous indique par quel chemin passer afin de gagner de précieuses secondes. Enfin, l'aspiros. Son objectif est de vous aider à atteindre des vitesses folles en se postant juste devant votre nez pour que vous profitiez de l'aspiration. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ils sont à l'opposé de gadgets inutiles dont on ne se sert qu'une fois pour en tester l'efficacité. Quasiment indispensables, ils répondent à chacune de vos sollicitations si leur position le leur permet. Il suffit d'appuyer sur la touche équipier pour profiter de leurs compétences et entrer en contact avec eux. En fonction du déroulement de la course, ils vous préciseront leurs possibilités et vous rendront compte de leur efficacité. Evidemment, une jauge équipier limite le nombre de leurs interventions mais celles-ci sont assez fréquentes pour vous rendre service et faire tourner la course en votre faveur.

Un virage serré, un freinage manqué et voilà le résultat...

Le reste de la progression se fait simplement. A travers des courses simples, en contre-la-montre, de radars, de drift ou en checkpoint, on gagne au fur et à mesure en réputation et permet à son équipe (dont le nom et le logo sont personnalisables) de contrôler des territoires. Evidemment, rien n'est jamais acquis et c'est aussi sur le bitume que les équipes ennemies (possédant une couleur majeure pour s'identifier) vont vous attaquer afin de prendre ou de reprendre possession de l'un de vos territoires. A côté de cela, le concept de boss présent dans Most Wanted n'a pas été oublié puisqu'il faut, à plusieurs reprises, asseoir sa domination en mettant hors d'état de nuire des leaders d'équipes. Cela se fait en trois actes. Le premier en ville, dans une course somme toute classique. Les second et troisième dans le canyon Carbon. A tour de rôle et sur le même tracé, l'un des deux pilote passe en tête et se doit, tant bien que mal, de conserver sa place tout en distançant au maximum son adversaire. Au final, c'est celui qui réussit le plus à coller le leader qui l'emporte. Il est également possible d'abréger les courses en doublant le premier ou en le poussant à la faute dans le ravin. Suite à une victoire, on se retrouve face au traditionnel tirage de cartes qui permettra de remporter du cash, des cartes spéciales (comme une sortie de prison par exemple) ou encore la carte grise du perdant, histoire d'agrandir sa collection de voitures.

Si certaines courses de drift se font sur de larges circuits, d'autres se font sur des routes plus étriquées.

Une collection que l'on entretient dans son garage en boostant les performances de ses protégées ou en modifiant leur aspect extérieur. C'est là qu'intervient une autre nouveauté : l'autosculpt. Un mode tuning très poussé, sans doute le plus poussé qu'il nous ait été donné de voir, tous types de jeux confondus, quel que soit le support. En plus de pouvoir acheter et modifier des jantes, des pare-chocs, des bas de caisse, des capots, des spoilers et des échappements, il est possible de les modeler à sa manière grâce à un outils très précis décomposant chaque zone de chaque pièce pour que l'on puisse créer des formes et de les incliner à sa convenance. Bien sûr, les vinyles, la peinture de la voiture ou des jantes, les vitres teintées et les gardes au sol peuvent être customisées. Au niveau du moteur, de nombreux kits sont disponibles et donnent accès à des évolutions différentes au niveau du comportement de la voiture, de son accélération et de sa vitesse de pointe. La transmission, les suspensions, la nitro, les pneus, les freins et le turbo passent tour à tour par la case modifications. Rien ne vous empêche cependant de vous rendre directement chez l'un des concessionnaires de la ville et d'acheter une nouvelle voiture grâce aux sommes conséquentes accumulées suite aux victoires en courses. A partir de là, trois types de modèles seront disponibles : muscle, tuning et exotic. De nombreuses marques sont au rendez-vous : Alfa-Roméo, Audi, Aston Martin, BMW, Chevrolet, Chrysler, Dodge, Ford, Koenigsegg, Lamborghini, Lexus, Lotus, Mazda, Mercedes, Mitsubishi, Nissan, Pagani, Porsche, Renault, Subaru, Toyota, Vauxhall ou encore Volkswagen.

De brefs ralentis immortalisent vos plus belles cascades.

La carte du jeu est quant à elle bourrée d'informations en tous genres. Grâce aux spécialités de vos équipiers (indic, mécano ou bricoleur) et aux différentes icônes dispersées aux quatre coins de la ville, vous l'utiliserez pour échapper aux forces de l'ordre, particulièrement coriaces dans cet épisode. Une police qui a mis de côté ses mauvaises habitudes prises dans Most Wanted consistant à ne faire que suivre le fugitif, sans tenter quoi que ce soit. Cette fois, le nombre de voitures appelées en renfort pour vous barrer la route est beaucoup plus conséquent. Un nombre qu'il est possible de diminuer en multipliant les combos sur les véhicules de police entièrement destructibles, proposant une modélisation des dégâts poussée et réaliste, contrairement aux voitures du joueur qui ne subissent les effets d'accidents que sur la peinture ou les vitres. Les poursuites durent en moyenne de longues minutes et s'évader n'est pas une tâche aisée. C'est le moment idéal pour faire parler le supercontrôle, sorte de bullet-time permettant de ralentir considérablement l'action afin de se faufiler aux meilleurs endroits, notamment pour éviter des barrages ne laissant que peu d'espace. Si l'apparition des flics fait suite à une course quelconque, vous pourrez compter sur vos équipiers pour distraire certaines voitures de police et vous faire ainsi oublier.

La nitro peut être régulièrement utilisée puisqu'elle se recharge assez rapidement.

Dans son gameplay, en dehors de l'utilisation d'équipiers pendant les courses, Need For Speed n'a pas changé. Evidemment arcade, le pilotage des courses classiques se fait simplement, en ne freinant quasiment jamais et en utilisant les meilleurs raccourcis pour se défaire d'une IA irrégulière, ayant du mal à vous distancer mais parvenant régulièrement à venir à vous recoller, en dépit d'un pilotage parfait. Ce sont donc les courses de drift qui amènent un peu de fraîcheur dans une jouabilité n'évoluant quasiment plus depuis plusieurs années. Le drift exige que vous fassiez partir la voiture en dérapage pour voir le compteur de points d'affoler. Plus le dérapage est long, plus les points engrangés seront multipliés. A chaque touchette un peu trop brutale sur une rambarde, les points accumulés par le drift en cours sont perdus. Là où le drift prend toute son ampleur, c'est dans le canyon, sur ses routes étriquées et ses épingles à cheveux si compliquées à négocier. On est alors contraint de prendre de gros risques puisque la vitesse à laquelle sont effectués les drift influe sur le résultat final mais dépasser 150 km/h devient rapidement un pari insensé tant il compliqué de rectifier une mauvaise trajectoire et d'éviter de tomber dans le ravin. Tout cela rend les courses les plus importantes stressantes et vraiment jouissives, procurant un plaisir de jeu que les prédécesseurs n'avaient pas atteint. On accroche vite et on parvient difficilement à lâcher la manette.

Il en faut beaucoup plus pour arrêter une voiture de NFS Carbon.

Le mode carrière n'est pas la seule attraction du jeu. Celui-ci propose également des courses simples et de nombreux défis. Seul ou en deux, Need For Speed Carbon est au final une bonne surprise puisqu'il s'avère suffisamment différent des Underground et novateur en matière de gameplay pour séduire les initiés comme les néophytes, s'appuyant sur des possibilités de tuning très poussées, une jouabilité très accessible et un mode carrière prenant. En revanche, l'utilisation de nitro peine à prouver son utilité malgré un choix varié de bonbonnes (classées en fonction de leur puissance et de leur durée). Un détail cependant.

Les notes
  • Graphique 16 /20

    L'ambiance nocturne met en avant les effets d'ombres, de lumière, de reflets et de flou. Le jeu est globalement très joli, coloré et propose des décors variés et fouillés. La modélisation des voitures est fidèle à la réalité, d'autant qu'apparaissent quelques dégâts non négligeables.

  • Jouabilté 17 /20

    Les courses de drift apportent une variété que l'on accueille les bras ouverts, notamment dans le canyon. En effet, le reste du gameplay n'a pas changé et reste toujours très arcade. Si l'IA des concurrents n'est pas très agressive, la police a franchi un palier. Le tout reste très accessible et ouvert à tous types de joueurs.

  • Duree 14 /20

    Le mode carrière est plus court que dans Most Wanted, il est donc dommage de ne pas avoir prévu de mode Online. Les possibilités liées au tuning permettent de créer de toutes pièces la voiture de ses rêves. La carte n'est pas immense mais regorge de raccourcis qui demandent pas mal d'heures de jeu avant d'être tous dénichés.

  • Son 18 /20

    Encore une fois, les sonorités des moteurs procurent un rare plaisir. Les musiques sont parfaitement dans l'ambiance et le doublage français particulièrement convaincant, à l'instar des interventions de la police durant les courses poursuites. Du très bon boulot.

  • Scénario 13 /20

    Le pilote de Most Wanted effectue son retour dans une ville où il a davantage d'ennemis que d'amis. Au fur et à mesure de la progression du mode carrière, on apprend ce qui s'est passé au moment de son départ et les raisons de l'animosité qui règne autour de sa personne. Le tout est ponctué par de nombreuses cinématiques utilisant le même rendu que Most Wanted. Classique mais apportant un vrai plus au jeu, dans la continuité de ce que nous offre la série depuis quelques opus.

Alors que l'on pensait la série en perte de vitesse, NFS trouve une seconde jeunesse et a fait les bons choix pour nous tenir en haleine, sans aucune lassitude malgré une durée de vie un peu juste. Un bilan très positif pour un titre possédant une véritable identité.

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Journaliste de jeuxvideo.com
13 novembre 2006 à 18:00:00
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Mis à jour le 13/11/2006 Voir l'historique
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