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Pro Evolution Soccer 6
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Test : Pro Evolution Soccer 6
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Pro Evolution Soccer 6
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19 octobre 2006 à 18:00:00
18/20

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L'avis des lecteurs (355)
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16.9/20
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Référence footballistique depuis des années, PES débarque en Europe dans un sixième épisode PS2 dont l'ambition est de contraster avec l'idée de rigidité offensive constatée par les néophytes dans les volets précédents, peu habitués à diriger des attaquants commettant des erreurs. Ce sera donc le credo de ce Pro Evolution Soccer 6 qui, pour la première fois, peut s'appuyer sur une Ligue 1 Orange entièrement licenciée.

Pro Evolution Soccer 6

Comme c'est la tradition, nous commencerons par décortiquer cette nouvelle mouture au niveau des clubs et équipes nationales licenciés puisque Konami s'est lancé depuis quelques années dans une longue et pénible quête des licences officielles des différents championnats européens. Cette année 2006 est donc marquée par l'apparition de la Ligue 1 Orange en intégralité, noms des clubs, emblèmes, maillots et sponsors fraîchement actualisés. Les vingt clubs de l'hexagone n'exigeront plus de votre part une présence assidue dans le mode modifier pour renommer, créer, assembler. Ce ne sont pas les seules équipes à jouir de ce réalisme tant souhaité par les joueurs. En plus de la Serie A, de la Liga et de l'Eredivisie, quelques clubs continuent de profiter ou profitent pour la première fois du travail de Konami : la Juventus, Arsenal, Manchester United, le Bayern Munich, le FC Porto, le Benfica Lisbonne, le Sporting Lisbonne, le FC Copenhague, l'Olympiakos, Rosenborg, le Celtic Glasgow, les Rangers, Djurgarden, Galatasaray et le Dynamo Kiev. Ajoutez à cela quelques clubs ne possédant toujours pas leurs noms officiels comme Anderlecht, le FC Bruges, le Sparta Prague, l'AEK Athènes, le Besiktas, Fenerbahce, Boca Junior, River Plate et les Corinthians de Sao Paulo. Inversement, à part le Bayern cité ci-dessus, tous les clubs allemands ont disparu alors que tous les clubs de Premiere League sont bien au rendez-vous (bien que non licenciés)...

Pro Evolution Soccer 6
La Ligue 1 licenciée dans PES, c'est plus qu'une nouveauté mais un souhait de toujours enfin réalisé.
Du côté des équipes nationales, le gros plus est la licence décrochée pour l'Equipe de France mais on notera également l'apparition des véritables maillots pour l'Angleterre, l'Argentine, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, la République Tchèque et la Suède, venant s'ajouter à la Corée du Sud et au Japon. On remarquera enfin l'apparition des mondialistes (non licenciés) absents de PES 5 que sont l'Angola, le Ghana, le Togo et Trinité-et-Tobago au détriment de la Chine, l'Egypte, du Maroc, du Sénégal et du Venezuela, étrangement absents. Voilà qui est fait. Les licences ne sont heureusement pas les seules nouveautés du jeu. Avant d'aborder le gameplay, notons qu'un stade vient compléter une liste de 32 enceintes : celui de Santiago Bernabeu. Comptez aussi sur l'omniprésence d'Adidas avec cinq ballons (sur treize) de la marque dont le teamgesit ainsi que quatre modèles de chaussures modifiables depuis le fameux mode edit.

Pro Evolution Soccer 6
Le menu principal du jeu, auquel ont été ajouté le Challenge International et le match à sélection aléatoire.
Pour ce qui est des modes de jeu, deux nouveaux venus viennent compléter les possibilités du jeu : le Challenge International et le match à sélection aléatoire. Le premier est une sorte d'éliminatoires de la Coupe du Monde que l'on peut effectuer avec un pays dans trois zones différentes : l'Europe, l'Amérique du Sud et l'Amérique du Nord et Centrale. Un mode un peu parodique pas franchement à la hauteur de véritables éliminatoires quand on constate que la Zone Europe est découpée en huit groupes de quatre équipes seulement, en raison de l'absence de très nombreuses petites équipes nationales. Les matchs à sélection aléatoire ont un tout autre concept : vous sélectionnez au choix une région, un championnat ou plusieurs équipes ou clubs dans lesquels seront tirés au sort 23 joueurs pour former une nouvelle équipe opérationnelle pour un match. Sympathique pour former des dream-team par région ou en fusionnant les meilleurs joueurs de deux clubs rivaux. Enfin, en se rendant dans les menus des Coupes, on trouvera la Coupe Reebok qui n'est en fait rien de plus qu'une Coupe Konami mais uniquement jouable dans un tableau à éliminations directes.

Pro Evolution Soccer 6
Taiwo tire les coups francs comme il le fait dans la réalité, avec une bonne dose d'élan à la Roberto Carlos.
De son côté, le mode Entraînement a connu une refonte et se veut de plus en plus accessible, enseignant les bases aux débutants, que ce soit en termes d'attaque, de défense, de tirs, de passes, de dribbles, de coups de pieds arrêtés, de touches ou d'utilisation du gardien dans diverses situations où la difficulté augmente sensiblement. Cette année, il se veut en tout cas plus proche des situations de match que le précédent, davantage assimilé à une accumulation de challenges pas forcément utiles et pas très instructifs. La Ligue des Masters est également passée par la case lifting avec un plus grand choix de paramètres comme ceux de la difficulté du championnat (différente de la difficulté des matchs), de l'évolution ou non des joueurs ou de la flexibilité du marché des transferts. Ce dernier point tend à rendre les mouvements de joueurs entre clubs plus réalistes afin de compliquer la progression de l'équipe que l'on dirige et éviter d'avoir une vingtaine de stars dans son effectif après seulement trois ou quatre saisons. Le reste de la Ligue des Masters est rigoureusement fidèle à la précédente version avec entre autres, les fiches de suivi, les traditionnelles négociations, le réglage de la condition physique ou encore l'analyse du système de jeu de l'équipe adverse.

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Cristiano Ronaldo sait qu'il va se faire expluser. Les arbitres n'hésitent plus à exclure les joueurs directement.
Le plus important reste malgré tout le gameplay. Ce PES 6 a décidé de mettre l'accent sur l'équilibre attaque/défense qui semblait pencher un peu trop souvent en faveur des défenseurs dans PES 5. Un constat en tout cas fait par certains joueurs, pas forcément habitués de la série, qui a fait réfléchir les développeurs du jeu au point de bouleverser une partie des habitudes défensives que l'on comptait garder cette année. Si le rythme du jeu a encore une fois été diminué pour être plus réaliste, il dessert les joueurs défensifs. Ceux-ci sont souvent mal placés, incapables de prendre le dessus sur les attaquants en imposant leur physique et ont une fâcheuse tendance à ne pas évoluer comme un bloc. Chaque défenseur en fait un peu à sa tête et peut décider subitement de délaisser son poste pour marquer un joueur déjà sous bonne garde. Il est d'ailleurs fortement conseillé de ne surtout pas jouer en sélection auto ou semi-auto pour éviter de voir les défenseurs centraux s'écarter de la course du possesseur du ballon pour la simple raison qu'il a été sélectionné par l'IA et qu'il stoppe net le mouvement qui était le sien en tant que joueur libre. Jouer en manuel est indispensable afin d'anticiper le moindre mouvement de l'attaquant. Cette anticipation-là n'a jamais demandé autant de concentration et de précision. En résumé, pour ne pas prendre des tonnes de buts, il faut savoir défendre et prévoir ce que choisira de faire le possesseur du cuir. Une seule erreur, une trop forte pression sur une touche ou l'ébauche d'un tacle mal préparée et c'est un boulevard qui va s'ouvrir à l'attaquant. On est souvent confronté à ce genre de situation dans l'axe puisque les latéraux ont, à l'inverse, appris à mieux se placer et à fermer les ailes pour éviter les trop nombreux débordements.

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Le repère du terrain est très important dans ce genre de situation pour savoir quel joueur est le mieux placé.
Mais ceux qui ont le plus évolué, ce sont les attaquants. Plus techniques, plus physiques, plus adroits, ils profitent d'un tas de paramètres pour être bien plus efficaces que par le passé. Le premier de ces paramètres est la multiplication des contres favorables en leur faveur, souvent rageant si l'on se trouve en position de défendre. Le second est le gain de précision dans les frappes, exagérément délicates à cadrer dans PES 5. Cette fois, les meilleurs canonniers n'auront pas besoin de se retrouver forcément dans l'axe du but ou sans aucune opposition pour mettre en difficulté le portier adverse. Le troisième est le manque de réflexe des gardiens qui plongent régulièrement sur place et qui ne savent que trop rarement anticiper la manière de frapper de l'attaquant. Au lieu de plonger d'un côté, ils préfèrent rester sur leurs appuis et attendre le déclenchement du tir pour se jeter. Trop tard, l'attaquant les a troués. Si les forces et les faiblesses des derniers remparts étaient nivelées dans PES 5, elles ne le sont plus vraiment. Un gardien de classe international saura bien mieux réagir qu'un véritable inconnu et rassurera très vite votre défense. On finira par être convaincu que cette augmentation sensible du nombre de buts marqués par match découle également d'une prise de risques accrue des défenseurs, moins enclins à dégager en touche lorsqu'il y a le feu dans la surface de vérité. Davantage joueurs mais moins efficaces.

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Bien qu'une nouvelle fois aliasés, les stades jouissent de quelques détails supplémentaires.
Le jeu ruisselle de petites nouveautés en dehors de l'orientation globale du gameplay. On pense notamment aux gestes techniques que sont la V-Feint, la Mathhews, la protection du ballon ou à d'autres subtilités dans le contrôle du ballon et l'alternance de vitesse de dribble. Il est également désormais possible de jouer les coups francs indirects rapidement afin de profiter du placement effectif au moment de la faute pour relancer en direction d'un coéquipier démarqué. Les passes gagnent elles aussi en réalisme puisqu'elles sont moins assistées et plus variées. On peut quasiment envoyer le ballon n'importe où en usant des passes longues, parfois flottantes. Malgré tout, les transversales, très utiles, sont trop souvent réussies, quel que soit le joueur et le pied qu'il utilise. On aurait aimé un peu moins de précision dans ce domaine pour coller davantage à la réalité. De leur côté, les arbitres sifflent beaucoup moins de fautes et laissent régulièrement jouer l'avantage sur de petits contacts. Paradoxalement, ils distribuent plus de cartons et n'hésitent plus à prendre davantage en compte le préjudice causé par la faute (dernier défenseur, antijeu, obstruction) que la gravité du tacle. Cependant, que l'on soit défenseur ou attaquant, un tacle viril en retard ou par derrière sera automatiquement sanctionné par une exclusion. PES 6 fait la part belle aux attaquants et permet aux plus réfractaires de la simulation de s'essayer aux joies de ce titre, toujours aussi prenant et de plus en plus tactique. Les frappes sont moins molles, plus souvent aériennes et les joueurs moins capricieux quant aux conditions de tirs, plus forcées d'être idéales pour trouver la faille. Les défenses en pâtissent, certes, mais j'insisterai en affirmant que c'est au bout de plusieurs heures de jeu que l'on commence à prendre un maximum de plaisir. Comme quoi, l'histoire semble se répéter...

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Comme l'année dernière, le jeu n'a techniquement pas évolué. Pourtant, les changements sont notables comme une bien meilleure animation des joueurs, des licences qui donnent soudainement plus de couleurs au jeu et un effort notable dans la modélisation des stades. Quelques visages de joueurs ont été améliorés pour couronner le tout.

  • Jouabilité 18 /20

    Les défenses sont beaucoup moins solides et les attaquants beaucoup plus efficaces. On marque davantage de buts mais on prend davantage aussi. Le jeu n'a pas fait de pas supplémentaires vers la simulation mais demande à ses fans d'augmenter leur capacité à anticiper les actions de l'adversaire. Un gameplay compliqué à maîtriser au départ mais finalement exceptionnel à l'arrivée. L'IA a fait des progrès et profite de chaque erreur, ce qui augmente considérablement le plaisir ressenti après une victoire en professionnel.

  • Durée de vie 16 /20

    Le nombre de clubs, équipes et compétitions n'a pas vraiment changé. On pourra tabler sur un PES-Shop proche de ses prédécesseurs, à l'instar de la Ligue des Masters, du multijoueur Online ou du transfert de données PS2/PSP. Le mode Challenge International apporte un petit plus, au même titre que l'entraînement plus adapté aux conditions de match. Mais finalement, ce qui fait la durée de vie du jeu, c'est le fait qu'on ne se lasse pas d'y jouer... En attendant d'avoir davantage de championnats.

  • Bande son 13 /20

    Christian Jeanpierre et Jean-Luc Arribart n'ont pas profité de l'année qui s'est écoulée pour faire prendre conscience à Konami de la médiocrité de leurs interventions. Robotisés, sans liant et souvent à la ramasse, ils n'ont toujours pas l'aura des duos de commentateurs made in EA. De leur côté, les supporters sont largement plus présents et font honneur au jeu produit sur la pelouse, ce qui change considérablement l'ambiance des matchs et heureusement.

  • Scénario /

Cette année plus que jamais, PES est LE jeu qui se rapproche le plus de la réalité. Malgré un choix déstabilisant de la part de Konami de rendre les tâches défensives extrêmement délicates, on retrouve le plaisir d'une simulation qui ne pardonnera pas les erreurs mais qui saura récompenser les actions construites avec talent et patience. Une référence qui parvient encore à nous faire oublier ses points faibles que sont ses commentaires et le manque de profondeur en terme de championnats. Pas parfait mais de très loin le meilleur sur la pelouse.

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19 octobre 2006 à 18:00:00
18/20
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16.9/20
Mis à jour le 19/10/2006
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