Red Orchestra : Ostfront 41-45
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Test : Red Orchestra : Ostfront 41-45
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21 juin 2006 à 18:00:00
16/20

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Red Orchestra : Ostfront 41-45

Multijoueur jusqu'au bout du canon, Red Orchestra ne contient un mode solo que pour une et seule unique raison : vous entraîner avant d'aller vous faire déchiqueter au front. Et l'entraînement ne sera pas de trop pour avoir un minimum de maîtrise de la bête car ce qui différencie Red Orchestra des autres shooters centrés sur la Seconde Guerre mondiale, c'est son réalisme de simulation. Pour ce qui est du principe de jeu, on retrouve un mode simple : les cartes à objectifs sur lesquelles, selon que soyez du côté de l'armée russe ou des forces de l'Axe, vous aurez à défendre ou à vous emparer de certains points clefs. Ajoutez à cela deux types de cartes qui se répartissent comme suit : à ma droite celles dédiées à l'infanterie, à ma gauche celles faisant également intervenir les blindés, bien plus vastes.

Red Orchestra : Ostfront 41-45
Il faudra passer du temps à s'entraîner afin de pouvoir faire mouche en tirant à la hanche.

Je vous parlais de réalisme, qu'est-ce que cela veut dire dans le cas présent ? Toutes sortes de choses. Concernant le pilotage des blindés par exemple, n'importe qui ne peut pas grimper à bord d'un char et il est hors de question que le pilote puisse conduire et faire feu en même temps. Il faudra donc embarquer un tireur qui, pendant que le pilote s'efforcera de se diriger en regardant à travers une ouverture ridiculement étroite, devra orienter son canon non pas à la souris mais avec les touches de direction de façon à reproduire les mouvements peu fluides de la machine. Et c'est pire du côté de l'infanterie. La première chose que tout habitué du shooter remarquera c'est bien sûr l'absence de viseur à l'écran qui vous obligera à apprendre le tir à la volée, l'arme à la hanche, en ayant à tenir compte d'un recul bien plus important que tout ce qu'on a pu voir dans les autres jeux du genre, respectant le manque de précision des armes de la Seconde Guerre.

Red Orchestra : Ostfront 41-45
Tirer est impossible lorsqu'on court, déjà que c'est pas simple quand on ne bouge pas.

Pour compenser, il est évidemment possible de viser à l'épaule et de passer en mode iron sight, au prix des possibilités de mouvements fatalement réduites de façon drastique. Cette simple absence de cross hair change radicalement les habitudes, pas question ici de faire feu n'importe comment. Il faut prendre son temps et passer de longues heures à maîtriser le tir à la hanche. Et les contraintes sont encore nombreuses. L'endurance limite fortement le recours au pas de course et votre sensibilité aux balles (avec localisation des dégâts) aura tôt fait d'aider les joueurs à saisir que dans Red Orchestra, on se met à couvert et on ne traverse pas un champs en marchant tranquillement. La progression se fait à l'abri du plomb, si possible en coopération avec les membres de son équipe afin que chacun couvre ses pairs et n'oublie pas que chaque classe est importante et inégale selon les situations.

Red Orchestra : Ostfront 41-45
L'animation n'est pas ce que Red Orchestra fait de meilleur.

Le résultat de tout cela, c'est un gameplay beaucoup plus hors normes qu'on pourrait le croire en voyant le jeu débarquer, mais également très exigeant, nécessitant un apprentissage assez long si on ne tient pas à passer son temps à mourir et respawner 10 secondes plus tard. Stressant quand il s'agit de se déplacer à couvert, gratifiant quand on accomplit quelques liquidations ou objectifs de mission, Red Orchestra est un plaisir qui ne laisse pas aborder en toute simplicité. Les armes elles-mêmes pourront parfois vous jouer des tours, le recul n'étant pas le seul défaut de ses vieilles breloques qui sont parfois horriblement longues à alimenter sans parler de certains fusils qui ne contiennent qu'une seule balle et qu'il est aussi long que difficile à recharger. Connaître les cartes, les techniques, les armes, les classes, une étape indispensable si l'on souhaite survivre. Cette approche du gameplay s'attirera autant de fans que de joueurs désappointés et un peu frustrés, mieux vaut donc savoir dans quoi on met les pieds.

Red Orchestra : Ostfront 41-45
Ah ben ouais, c'est des coups à pas voir les feux rouges ça.

Si l'on recherche cette pointe de réalisme, on pourra pourtant déplorer quelques errances du jeu. Outre une réalisation perfectible mais tout à fait digeste, il existe quelques points noirs disgracieux sur le visage de Red Orchestra, le principal étant les maps dédiées aux blindés si totalement dépourvues de rythme qu'elles sont d'ailleurs désertées par les joueurs au profit des missions d'infanteries. Des blindés qui ont d'ailleurs un défaut majeur, leurs obus n'entament pas le moins du monde les murs des bâtiments, laissant donc les soldats se planquer tranquillement derrière eux sans avoir à craindre la mort. Enfin, il existe un petit problème communautaire sur Red Orchestra. Un souci assez récurrent dans le milieu des jeux online mais qui frappe d'autant plus quand il s'agit d'un titre aussi exigeant, l'intransigeance des joueurs aguerris face aux joueurs débutants, un peu trop fiers de leurs talents dans un jeu si inhospitalier. Bien sûr, tout est question de chance et il ne s'agit pas de dire que tous les joueurs de Red Orchestra sont des malotrus dénués de patience, mais force est de constater que nombreux sont ceux qui s'en sont pris plein la tête pour des erreurs qu'on a tous commises au cours des première parties. On recommandera donc aux nouveaux de bien repérer les joueurs qui ne se prennent pas pour des dieux de la souris méprisant les nouveaux arrivants.

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21 juin 2006 à 18:00:00
16/ 20
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Mis à jour le 21/06/2006
PC FPS SdLL Tripwire Interactive
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