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The King of Fighters 2003
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Test : The King Of Fighters 2003
PS2
The King of Fighters 2003
AvantArrière
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Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
02 juin 2006 à 18:00:00
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (13)
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15.8/20
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Mené par un scénario relativement bancal, mettant en scène des grands méchants adeptes de rites mystiques afin de ressusciter des dieux du combat, King Of Fighters 2003 suit en cela la trace ses aînés. Néanmoins, malgré cette première impression mitigée, cet opus est celui qui a révolutionné la saga, implémentant un nouveau système de combat et revenant aux sources bénies d'un chara design de haute volée. Oyez, oyez braves combattants, le maître des lieux est enfin de retour de son long périple de purification.

The King Of Fighters 2003

Après la récente parution d'un KOF 2002 version PS2 en grande forme malgré quelques soucis d'originalité sur le fond, Ignition Entertainment nous fait l'immense plaisir de sortir de ses cartons craquelés et couverts d'autocollants à la gloire de KOF 98 l'opus 2003 de cette série fameuse, bien qu'irrégulière. Lors de la découverte de cette ode au combat pétri d'effets pyrotechniques, vous ne remarquerez pas de grands changements, surtout si vous choisissez de débuter directement en mode arcade. Une sélection habituelle de trois personnages, les célèbres équipes bien en place, malgré quelques petits nouveaux, et le tout semble crier à nos oreilles que l'on ne change pas une recette qui fait l'unanimité. Pourtant dès les premiers échanges de coups amorcés, la vérité éclate au grand jour, telle la pommette d'un Ryo quelque peu distrait. Délaissant les schémas habituels de la saga, cet épisode, tirant sa révérence sur Neo-Geo, intègre une nouvelle notion de choix, le tag-battle. Si une version "classique" existait déjà dans les autres opus, sous une forme statique, permettant uniquement aux autres personnages de surgir une fois l'un de leurs compagnons éliminés, le principe de KOF 2003 se veut bien plus dynamique. Loin de la frustration de l'attente précédemment évoquée, ce dernier vous donne en effet l'occasion de faire tourner l'ensemble de votre "team" sans aucune coupure ni obligation de défaite. Il vous suffit simplement de presser les gâchettes pour faire pénétrer dans l'arène respectivement les combattants placés en seconde et troisième position dans votre choix de départ. Car il vous faudra également prendre en compte la manière dont vous désirez que vos guerriers prennent place sur le terrain. Vous pourrez pour cela, lors de la confection de votre groupe, définir un leader, qui ne changera pas, mais surtout attribuer un ordre dans le débarquement de vos hommes. A vous donc d'attribuer à chacun un chiffre entre 1 et 3, tout en sachant qu'il ne vous sera possible de le modifier qu'après le combat.

The King Of Fighters 2003
Voilà ce que l'on peut appeler la classe à la française.
Aux commandes de ce trio aux poings aiguisés, il vous incombera de décider avec précision des moments opportuns à un changement, sachant qu'il ne vous sera possible de l'exécuter qu'une fois les mots "Change OK" s'inscrivant au-dessus de la jauge de puissance. Un concept qui laisse libre cours à des bribes de stratégie mais encore et surtout à une action intense, dénuée de toutes traces de coupures et de fait incluse dans des phases à l'intensité inaltérée. Le principe même des rounds n'est plus d'actualité, les divers protagonistes surgissant sur commande sans une once de délai ni de présentation fortuite. Tout se passe dans une fluidité enivrante, devenant quasiment renversante à la découverte du système d'attaques "liées". Effectivement il vous est possible, moyennant une barre entière de la jauge de puissance, de faire appel à l'un de vos coéquipiers immédiatement après avoir frappé votre adversaire, afin qu'il assène un enchaînement à ce dernier sans lui laisser le temps de réagir. Il va sans dire que si vous parvenez à développer cette combinaison de coups jusqu'à ce que le message autorisant l'échange de combattant s'affiche, il vous sera possible de recommencer cette action coopérative dans un déluge antédiluvien de hits. Un appel clair et puissant à une optique ludique définitivement forte, qui permet de prendre un plaisir imposant et immédiat tout en laissant une marge suffisante aux aventuriers du combo et aux forcenés de la furie. D'autant que le statut de leader d'équipe donne accès à une dernière subtilité qui relance l'intérêt de batailles perdues d'avance.

The King Of Fighters 2003
Dans certains milieux, on appelle ce genre de situation une boulette monumentale.
Le "mouvement super spécial du leader" est en réalité un coup spécifique utilisant deux barres de puissance et ne pouvant être déclenché que lorsque le chef de votre troupe se trouve en difficulté. Une attaque bien entendu détentrice d'une puissance terrifiante, particulièrement utile dans ces moments de doutes traumatisants ne nous laissant d'autre choix que de se défendre jusqu'au bout malgré une santé défaillante. Un ajout densifiant encore davantage un gameplay entièrement à votre service et à l'efficacité diablement précise. Une sensation de liberté et de maîtrise qui vous laissera tout le temps de vous essayer aux diverses équipes présentes dans le jeu. Totalement nouvelles pour certaines, partiellement recomposées dans d'autres cas, ou tout simplement classiques dans le dernier tiers, celles-ci vous permettront de prendre le contrôle de 35 protagonistes de base et de deux cachés que vous pourrez débloquer en terminant les modes Arcade et Single Play. A noter d'ailleurs que ces deux boss sont inhérents à chacun des modes précités, et que vous aurez donc deux fins différentes suivant le cheminement adopté. Une belle brochette de vainqueurs donc, mettant en scène quelques nouveaux venus comme Ash, un français au look mi-baroque mi-gothique, Shen, une sorte de surfer californien survitaminé et fort charismatique ou encore Duolon, un "sorcier" très agile, adepte des téléportations. De nouvelles têtes dignes du plus grand intérêt, suivies de près par des transfuges de Mark Of The Wolves et bien sûr des deux boss en CDD dont un qui risque de vous surprendre agréablement dans le rôle du "fils de".

The King Of Fighters 2003
Whip sait toujours aussi bien manier le fouet. On l'appelle également maîtresse dans son cercle d'amis.
Composant des "teams" éminemment équilibrées, malgré un Kyo Kusanagi ténébreux officiant en tant qu'électron libre surpuissant, ces fiers guerriers bénéficient tous d'un design léché et innovant, s'éloignant des élucubrations graphiques étranges de certains opus précédents, et laissant pour la plupart se développer un sentiment d'attachement chez le joueur. Un constat soutenu par un environnement plastique plus convaincant que dans l'épisode 2002, affichant des décors 2D offrant un niveau de détail un peu plus élevé, mais également des stages utilisant un effet de fond 3D si tant est que vous ayez choisi la représentation "normale" dans les options. Malgré cette diversion technique, les différents tableaux manquent néanmoins cruellement d'inventivité, et seuls quelques uns surnagent dans des bords de mer clichés et des toits d'immeubles à la limite de la légalité vidéoludique. A titre d'exemple, les deux arènes finales offrent un petit peu d'air frais salvateur, notamment celle accueillant un piano dans son arrière-plan. De plus, si certains sprites se montrent sous un jour lumineux, bardés d'animations à la grâce féline et sublimant des personnages tels que Duolon, K', ce bon vieux Iori ou encore les jumelles Kagura, certains accusent le poids des ans et font pâle figure face aux nouveaux arrivants, bien plus fringuants et avenants. Un écueil pas vraiment dérangeant mais qui donne une note un tantinet décevante dans un flot de bonnes idées et de rénovations intelligentes. Il est d'ailleurs dommage de ne pas avoir conservé des intervenants comme K9999 ou Kula qui auraient pu occuper leur place sans honte dans ce flot de protagonistes charismatiques. De plus, il est étrange de constater encore une fois l'absence d'un mode online permettant de défier les joueurs les plus doués de la planète. Toutes ces lacunes ne sont toutefois que des broutilles une fois plongé dans la fureur de cette poésie combative, transmettant un plaisir ludique immédiat et viscéral qui se rapproche de la folie contagieuse d'un Guilty Gear XX. Ce qui n'est pas une mince affaire.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Si l'on note une augmentation du niveau général de la réalisation depuis le dernier opus, il est toutefois dommage de constater un réel déséquilibre au niveau des sprites et surtout un manque d'imagination flagrant dans la conception des décors. Fort heureusement l'animation, du moins dans la plupart des cas, se montre plus que convaincante. De plus, le chara design de grande qualité permet de s'immerger avec facilité et plaisir dans ce KOF 2003.

  • Jouabilité 16 /20

    Prenant le contre-pied de la série en initiant un système de tag-battle dynamique et très bien pensé, KOF 2003 est un jeu de combat qui donne littéralement une impression de vivacité profonde et un plaisir ludique de haute tenue. Laissant de côté les chutes de rythme et les coupes symbolisées par les rounds, il offre des plages entières de combats sans aucun arrêt et à la tension toujours stable. Un principe manié avec talent qui s'accompagne de plus d'une furie spéciale inhérente au leader très sympathique.

  • Durée de vie 14 /20

    Même si les modes Survival vous prendront du temps si vous désirez débloquer l'ensemble des artworks de la grande galerie, le peu de modes de jeu freinera sans doute les plus excités. Pourtant, il est très agréable de se refaire une petite partie de temps en temps et le fait de pouvoir rameuter un ami pour se tester mutuellement en VS rallonge encore un tantinet l'expérience générale. Il est dommage en revanche de ne pas avoir inclus de mode online.

  • Bande son 10 /20

    Même si les KOF ne sont pas forcément connus pour leurs bandes-son révolutionnaires, cet opus 2003 fait très fort en proposant l'une des moins intéressantes. D'une part les mélodies s'avèrent limitées et facilement oubliables et d'autre part les attaques manquent de rondeur et de force. De fait, les affrontements offrent moins de puissance, même si l'on n'y fait pas attention lors des premières parties. En revanche les voix japonaises passent toujours aussi bien.

  • Scénario /

    -

Belle adaptation que ce King Of Fighters 2003 sur cette bonne vieille PS2. Ignition nous fait un présent de grande qualité, dépassant sûrement les espérances des amateurs les plus blasés. Jouissif, particulièrement vif, riche et bénéficiant d'un design fantastique, le titre de SNK Playmore s'avère être un titre foncièrement bon et honnête. Bénéficiant de plus d'un prix relativement bas et d'un mode 60 Hz, il n'attend que votre bon coeur pour s'expatrier dans votre machine. Et si quelques défauts viennent ternir ce tableau, nul doute que vous les oublierez assez rapidement. Iori forever.

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
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02 juin 2006 à 18:00:00
16/20
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L'avis des lecteurs (13)
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15.8/20
Mis à jour le 02/06/2006
PlayStation 2 Combat SNK Ignition Entertainment
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