Menu
Resident Evil : Deadly Silence
  • DS
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
jeuxvideo.com / Derniers tests jeux vidéo / Tests de jeux sur DS / Resident Evil / Resident Evil : Deadly Silence sur DS /

Test Resident Evil : Deadly Silence sur DS du 03/04/2006

Test : Resident Evil Deadly Silence
DS
Resident Evil
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
03 avril 2006 à 18:00:00
12/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (125)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
15.4/20
Tous les prix
Prix Support
14.99€ PC
15.95€ Wii
19.90€ Wii
39.90€ DS
44.36€ DS
59.00€ NGC
Voir toutes les offres
Partager sur :

Quand un nom est tout de suite identifiable par des millions de joueurs, il convient d'être prudent quand on l'utilise. Bien que cette pensée ait dû effleurer les têtes pensantes de Capcom lors de la mise en chantier de Resident Evil 4, le naturel est rapidement revenu au galop avec la décision d'adapter Resident sur Nintendo DS. Pourtant, on ne pourra pas blâmer l'éditeur nippon d'essayer de se faire de l'argent en adaptant une de ses franchises les plus lucratives sur une console encore vierge de tout survival-horror. La grande question étant de savoir si la série ressort grandie de ce mariage pour le moins insolite ?

Resident Evil Deadly Silence

Si Yamaoka Akira a déclaré qu'il ne devrait jamais y avoir de Silent Hill sur console portable, Capcom a franchi le pas en adaptant Resident Evil sur DS. Pourtant, cette décision n'a rien de surprenant quand on connaît le nombre de machines vendues, la notoriété de la franchise ainsi que son orientation plus musclée que celle de la saga de Konami, davantage tournée vers le "psychologique". En partant de ce postulat, on peut donc en déduire que cette adaptation est plus aisée et à même de rencontrer son public. Cependant, outre l'évidence que Resident Evil DS est chapeauté par des businessmen désireux de récolter facilement quelques milliers de yens, cette version était-elle vraiment indispensable ? On serait tenté de dire non même s'il faudrait être hypocrite pour ne pas avouer avoir ressenti un frisson nous parcourir l'échine à l'annonce de ce projet. Pardon, un remake du premier Resident sur une console portable ? Avec un nouveau mode tirant parti des fonctions tactiles de la DS ? Et quoi, du Multijoueur en coopératif ou en compétitif ? Avouez que tout ceci a de quoi attiser la curiosité et l'impatience. Capcom s'en est fait l'écho et nous donne désormais la possibilité de trimbaler des zombies décharnés dans notre poche. Maintenant, que vaut réellement ce Deadly Silence pour les initiés de la première heure ou les novices en matière de masticage de viande crue ? C'est justement ce que nous allons voir.

Resident Evil Deadly Silence
Quelques intérieurs sont du plus bel effet.
Première surprise : Resident Evil Deadly intègre deux versions de l'aventure principale au travers d'un mode Classique identique en tout point à la version PSone sortie en 1996 et d'un mode Renaissance, tirant parti des capacités de la console. On aura beau dire que les différences ne sont pas légion, mine de rien, le tout nous permet de retrouver la "kitschiscime" introduction en noir et blanc de l'époque (du moins celle visible aux US et en Europe) ce qui est déjà en soi une raison suffisante pour l'achat de cette cartouche... j'exagère à peine. Si nous ne reviendrons pas sur les tenants et les aboutissants de l'histoire que la moitié de la population mondiale doit connaître, penchons-nous directement sur le mode Renaissance, principale attraction de ce survival-horror avec le Multijoueur. La date ne change pas, le 24 juillet 1998. Les deux héros, Jill et Chris, sont toujours là et avec eux la certitude de faire la vérité sur ce qui semble être un rêve de grandeur d'une entreprise pharmaceutique, s'étant rapidement mué en cauchemar putride et claudiquant. Ca y est, nous y sommes, ne reste plus qu'à pousser la porte du manoir Ashford et à affronter tout ce qui doit retourner six pieds sous terre.

Resident Evil Deadly Silence
Le Micro est en fin de compte peu utilisé.
Seconde constatation, le jeu est beau sans être beau, laid sans être laid, jouable sans être jouable. Ce que je veux dire par là est que Deadly Silence est graphiquement réussi, Capcom ayant travaillé d'arrache-pied pour inclure tous les lieux, personnages, ennemis et cinématiques d'origine. Par contre, bien que l'adaptation soit assez surprenante, le jeu reste en soi peu reluisant. La compression desdites cinématiques est mauvaise, les environnements ont perdu en détails depuis la version PSone, les couleurs sont fades et plusieurs mouvements se sont fait la malle. A ce propos, il vous faudra désormais reluquer l'écran du haut (où se trouvent la carte du niveau et le nombre de munitions restantes dans votre arme) pour savoir comment se porte votre personnage. En effet, les animations de Chris et Jill lorsqu'ils traînent la patte après avoir subi trop de blessures sont remplacées par un arrière-plan qui virera du gris au rouge en passant par le jaune et l'orange pour indiquer la santé du héros. Autant dire que c'est bien pensé mais peu pratique en réalité surtout dans le feu de l'action où le regard se fixe sur votre personnage qui semble toujours au mieux de sa forme.

Resident Evil Deadly Silence
On aurait apprécié des énigmes un peu plus fun comme celle qui est juste au dessus.
D'un point de vue graphique, on lâchera également quelques mots sur l'interface qui évolue esthétiquement pour un résultat assez disparate par rapport au reste du jeu. Ceci dit, ce détail n'a pas grande importance, ce qui n'est pas le cas des objets qui tiennent tous désormais dans une case. Ainsi, le bazooka, le lance-flammes ou le lance-roquettes prendront autant de place qu'un mélange d'herbes ou une simple clé. Peu logique mais très pratique d'autant que le mode Renaissance inclut bien plus de monstres que dans la version originale. On retrouve par exemple davantage de zombies, de petites araignées (bien énervantes) et des Drain Deimos viendront claquer leurs mâchoires dans le manoir. Cette surenchère d'action a tout de même un prix car on peut mourir beaucoup plus vite (une meute de Cerberus devenant ici bien plus meurtrière qu'auparavant) malgré un surplus d'objets de soin. Ensuite, quelques passages sont parfois irritants. Par exemple, il peut arriver que vous soyez encerclé par plusieurs ennemis, comme des Hunters, qui vous empêcheront de faire le plus petit mouvement. J'aime autant vous dire que si vous passez de vie à trépas pendant ce genre de rixes, alors que vous avez un fusil à pompe et quelques sprays en réserve que vous n'avez pas le temps d'utiliser, vous allez rapidement criser. Le plus embêtant dans l'affaire est que le demi-tour rapide, le rechargement de l'arme en pleine action ou la possibilité de se dégager quand un zombie vous attrape ne vous servira pas à grand chose dans le cas présent. Une autre maladresse tient au fait que dans le mode Renaissance, il est impossible de changer les munitions de votre bazooka quand vous l'avez chargé avec un type de cartouches : Idiot et passablement illogique.

Resident Evil Deadly Silence
Tournez rapidement le disque pour faire sortir le serpent géant de la cheminée.
En parlant de maladresses, venons-en aux fonctions tactiles. Ne nous perdons pas en palabres inutiles, les possibilités de la DS sont sous-exploitées et uniquement là pour légitimer un peu plus cette adaptation. Si on veut creuser le sujet, disons que Deadly Silence s'articule autour de deux points essentiels : les séquences en vue subjective où vous devrez éliminer des ennemis grâce à votre couteau (le stylet) et les énigmes liées à l'écran tactile. Dans le premier cas de figure, on regrettera un manque de précision, surtout lorsqu'on doit toucher des chiens et l'impossibilité d'avancer puisque votre personnage restera figé pour repousser les assauts ennemis. Passons sur un nouvel illogisme qui veut que nous n'utilisions que notre couteau alors que nous avons tout un stock d'armes à disposition, pour préciser que ces passages interviendront de façon plus ou moins aléatoire et qu'au terme de ceux-ci, vous recevrez le plus souvent des munitions ou des herbes vertes. Les énigmes sont un peu forgées dans le même moule : marrantes mais peu évoluées. Outre des coffres à ouvrir en un certain nombre de manipulations (ce genre d'épreuve venant directement d'Onimusha), on retrouve plusieurs types de challenges du plus simple... au plus simple. En effet, bien que Resident n'ait jamais brillé par l'insolence de ses défis, que dire de ce Deadly Silence où votre stylet vous servira simplement à mettre des pierres dans une balance pour trouver le juste équilibre, tourner un vieux vinyle ou déplacer des chiffres pour obtenir la combinaison gagnante. Malgré quelques épreuves un peu plus fun (le jeu du couteau, les bougies à éteindre (sigh) ou la réanimation de Richard grâce au micro...), on reste donc sur notre faim.

Resident Evil Deadly Silence
Les phases en vue subjective sont peu précises et n'apportent rien, si ce n'est quelques objets aux joueurs.
Terminons cette entrevue par le Multi qui permet à 4 joueurs de s'amuser de concert si tant est qu'ils aient autant de cartouches sous la main. Ceci dit, avant que vous n'envoyiez des centaines de SMS pour fonder votre propre équipe de S.T.A.R.S., sachez que ce mode ne vaut pas tripette. L'ambiance est flinguée à cause des grosses étoiles représentant vos compagnons (quand Stafy rencontre l'horreur) et le but du jeu se résume à terminer des niveaux fermés issus de l'aventure principale en obtenant le plus gros score possible en fonction des ennemis éliminés. Dommage que le Coopératif et le Compétitif ne soient pas complémentaires pour un sou si ce n'est au niveau de l'ennui procuré. Sachez tout de même que plusieurs personnages sont à débloquer, une maigre pitance comme vous vous en rendrez compte. En mettant bout à bout les qualités et défauts du soft, on a bien du mal à se convaincre que Resident Evil Deadly Silence a sa place dans notre ludothèque. Si Capcom s'en est bien tiré techniquement parlant, les capacités de la console peinent à donner à cette adaptation un second souffle. De plus les modes Renaissance et Multijoueur auraient mérité un peu plus de soin, surtout dans le fond, puisqu'à ce stade, ils sont la substantifique moelle du contenu exclusif de cette version mais ne représentent qu'un intérêt limité. Cruel paradoxe pour une adaptation qui aurait dû briller par son originalité, son inventivité.

Les notes
  • Graphismes 13 /20

    Entre la DS et la 3D, ça n'a jamais été une histoire d'amour. Si d'un côté, on peut trouver que ce Resident Evil est très réussi compte tenu des capacités de la console, on a bien du mal à ne pas le comparer à la version PSone qui était plus jolie. De fait, on se retrouve avec des animations réduites sur la portable de Nintendo, des décors assez moyens et des couleurs délavées. Reste que tous les monstres, lieux et cinématiques de la version d'origine sont présents, ce qui est tout de même un beau tour de force.

  • Jouabilité 13 /20

    Toutes les évolutions de gameplay de la série sont incorporées à l'image du retournement à 180°, le rechargement en pleine action ou la possibilité de se sortir des griffes d'un zombie. L'idée du code couleur associé à l'état de votre personnage est moins pratique que l'animation du héros chancelant et on peut être déçu des possibilités tactiles qui n'apportent pas grand-chose. Les combats en vue subjective manquent parfois de précision, les énigmes employant le stylet sont minimalistes et au final on reste sur notre faim sachant que la jouabilité sent un peu la naphtaline.

  • Durée de vie 10 /20

    Si vous avez terminé Resident Evil, vous savez déjà qu'il vous faut environ sept à huit heures pour le boucler, voire un peu moins si vous filez en ligne droite. Le mode Renaissance est moyennement intéressant vu que les fonctions tactiles font office de gadget et le Multijoueur est mal pensé, un peu risible (avec ces étoiles à la "stafy" représentant vos compagnons) et anecdotique. En somme, le seul intérêt de ce mode est de débloquer les neuf personnages jouables.

  • Bande son 14 /20

    La plupart des thèmes originaux ont été conservés dans des versions légèrement modifiées, et passent plutôt bien sur la console. De plus, il est surprenant que Capcom ait réussi à incorporer tous les dialogues d'origine. A ce sujet, je vous mets au défi de ne pas rire devant la prestation d'Actor's Studio du doubleur de Richard lorsque ce dernier est à l'agonie. J'en glousse encore dans ma barbe d'autant que le reste du doublage US est aussi "convaincant".

  • Scénario 11 /20

    C'est davantage la mise en scène que le scénario qui induit l'effet de surprise chez le titre de Mikami. Si c'est encore plus vrai avec le remake GameCube (l'immersion étant proportionnelle à l'incroyable maîtrise technique de cette mouture), on ne peut pas en dire autant sur portable où le tout passe mal : aucun sentiment de peur, de surprise, et un détachement par rapport à ce qui se déroule sous nos yeux qui joue clairement en la défaveur de cette version.

Bien que le papa de Street Fighter nous ait bluffé à trois reprises avec le remake de Resident Evil sur GameCube suivi de Resident Evil 4 sur la même machine puis sur PS2, pouvait-on en attendre autant sur DS ? A vous de voir mais outre le fait qu'il soit difficile de créer le sentiment de peur ou de surprise sur une portable, ce portage se révèle assez maladroit malgré la grande maîtrise technique de Capcom. Les possibilités tactiles sont mal exploitées et font office de gadget ce qui fait que le mode Renaissance ne présente que peu d'intérêt. Malheureusement, le Multijoueur suit le même chemin et finit de reléguer Resident Evil DS au rang de petit jeu non dénué de qualités mais somme toute assez quelconque.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
03 avril 2006 à 18:00:00
12/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (125)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
15.4/20
Mis à jour le 03/04/2006
Nintendo DS Survival-Horror Capcom Zombies Contemporain Horreur
DERNIÈRES PREVIEWS
  • Preview : Resident Evil 2 : 4 heures passées à Raccoon City, et des S.T.A.R.S plein les yeux
    PC - PS4 - ONE
  • Preview : Super Smash Bros. Ultimate : On a joué au mode Aventure, au Tableau des Esprits et au mode Classique !
    SWITCH
Dernières previews
Jeuxvideo.com
JEUX LES PLUS ATTENDUS
  • Jump Force
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Anthem
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Resident Evil 2 (2019)
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Gaming Live