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Prince of Persia : Les Deux Royaumes
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Test : Prince Of Persia : Les Deux Royaumes
PS2
Prince of Persia : Les Deux Royaumes
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
01 décembre 2005 à 18:00:00
18/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (173)
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18.1/20
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Trop souvent adulés et jalousés pour leur destinée hors du commun, les hommes élevés au rang de héros mènent pourtant souvent une vie proche de celle des martyrs. Epuisé par des années d'errance et de combats acharnés, croyant pouvoir reléguer au passé sa lutte contre le Dahaka et la malédiction des sables du temps, le prince de Perse eut l'illusion de croire qu'il allait enfin connaître la paix. Mais le destin s'acharne sur les hommes valeureux, et pour la dernière fois, le héros fatigué reprend les armes pour faire face à son plus terrible adversaire : lui-même.

Prince Of Persia : Les Deux Royaumes

Le scénario diabolique de Prince of Persia : Les Deux Royaumes est de ceux qui vous donnent envie d'en faire un roman. Tous les joueurs qui ont surmonté les épreuves des deux premiers volets aux côtés du prince savent que l'on ne peut endurer éternellement de tels supplices sans en payer le prix. De retour à Babylone en compagnie de Kaileena, la troublante impératrice du temps, le prince, dont nul ne connaît le nom, découvre une cité ravagée par la guerre, un royaume envahi par des adversaires plus cruels encore que tous ceux auxquels il a eu affaire jusque-là. Dès lors, tout s'enchaîne très vite, ne laissant même pas à son âme le temps de se décomposer sous la dureté du sort qui s'abat sur lui. Victime d'un complot organisé par un vizir manipulateur et tyrannique, Kaileena est assassinée sous ses yeux depuis longtemps taris. Le prince assiste impuissant à la libération des sables du temps, se laissant même contaminer par ces derniers qui se mettent à le ronger de l'intérieur, corrompant son âme pour faire ressortir le mal qui est en lui et le matérialiser sous la forme d'une entité sadique : le Dark Prince.

Prince Of Persia : Les Deux Royaumes
Un combat anthologique !
Parmi toutes les nouvelles idées propres à ce troisième volet, la notion de Dark Prince est clairement l'une des plus intéressantes. Le héros que l'on sait capable de renverser des montagnes ne doit plus seulement rétablir la paix dans son royaume, mais il doit surtout chasser ses démons intérieurs pour empêcher son côté obscur de prendre le dessus. Pas étonnant, après toutes ces vaines batailles, de constater que le prince s'est malgré lui laissé envahir par des sentiments peu louables. Sa fierté s'est muée en égoïsme, son courage en une soif de sang inextinguible, et ses nobles valeurs ont été perverties par ses plus vils désirs. Une mutation morale mais aussi physique, qui se traduit par l'apparition d'un tatouage maléfique qui s'étend progressivement sur la surface de son corps. Plus terrible encore, le prince sait qu'il peut à tout moment se laisser dominer par son ego corrompu et se transformer en une forme torturée qui le détruit de l'intérieur. A l'image de cet homme qui subit avec une angoisse constante le risque de sombrer dans cet état diabolique, le joueur lui-aussi doit faire face au stress perpétuel de voir son personnage subir cette transformation qui le dépossède de son fluide vital à une vitesse affolante. Dès lors, on se laisse vite gagner par la panique, la menace du compte à rebours mortel nous obligeant à prendre des risques inconsidérés en fonçant éperdument dans des environnements inconnus bourrés de pièges. On meurt encore plus souvent qu'à l'accoutumée, mais la fréquence des checkpoints évite de recommencer de manière inconsidérée.

Prince Of Persia : Les Deux Royaumes
Le système d'élimination rapide apporte énormément au jeu.
A l'instar des aventures passées, la quête du prince prend rapidement des allures de véritable parcours du combattant où l'on doit mettre à contribution chacun des talents du héros pour surmonter des embûches souvent fatales. Le level design est à ce point tortueux que le jeu tourne vite à une simulation d'acrobaties incroyables, avec une prédilection assumée pour les combats sanglants. Le prince gagne une palette de mouvements étoffée et est maintenant capable de planter sa dague dans des prises murales pour s'élancer dans les airs, ou encore d'effectuer un grand écart pour se hisser entre deux parois. Le nombre de combos possibles a été également revu à la hausse pour rendre les affrontements encore plus libres et violents. Se battre avec une arme dans chaque main offre des techniques d'attaques implacables, et on ne se fait pas prier pour s'emparer sauvagement des sabres, des haches et autres massues abandonnés sur les corps inertes des gardes. Les mouvements possibles diffèrent bien évidemment selon que l'on contrôle le prince ou son double maléfique, ce dernier pouvant utiliser une chaîne-fouet pour la faire tournoyer violemment au-dessus de sa tête. Une arme qui peut aussi être lancée en plein saut lorsqu'on veut s'accrocher sur certaines prises.

Prince Of Persia : Les Deux Royaumes
L'ambiance rejoint parfois les grands péplums avec notamment des courses de chars.
En termes de combats, POP 3 conserve et enrichit toutes les idées introduites dans le second volet, mais là où il se démarque considérablement, c'est par l'intermédiaire des "speed kills". Concrètement, on peut désormais s'infiltrer sournoisement dans le dos des ennemis pour les poignarder par derrière dans un balai mortel somptueux. Ce simple fait suffit à rajouter une dimension spectaculaire hallucinante lors de certaines scènes où l'on peut parfois poursuivre son enchaînement fatal si le contexte s'y prête. L'aspect furtif qui était à peine esquissé dans l'Ame du Guerrier s'avère ainsi autrement plus palpable et incite le joueur à évoluer discrètement lorsqu'il le peut pour surprendre ses adversaires. Il suffit alors de respecter le timing requis pour mettre à mort sa proie, sachant que la moindre erreur réduira à néant toute tentative d'assassinat. Bien sûr, la chorégraphie réalisée par le prince se renouvelle à chaque fois que le contexte change. Il pourra par exemple se laisser doucement glisser le long d'une chaîne, la tête en bas, avant de sauter sauvagement sur l'ennemi pour le poignarder, là où son alter ego lancera sa chaîne-fouet pour l'étrangler sans bouger. Un système qui révèle tout son intérêt lors des combats contre les boss qui donnent lieu à des scènes d'anthologie qui se mettent en place au fur et à mesure qu'on prolonge la danse mortelle, ce qui rappelle immanquablement God of War. Le combat contre le géant de l'arène est à ce titre phénoménal.

Prince Of Persia : Les Deux Royaumes
Les acrobaties sont toujours au centre du jeu.
Après quelques heures de jeu, le joueur commence à entrevoir le vrai potentiel de cette aventure sans commune mesure avec celles des deux premiers opus. Entre le combat contre le titan du colisée, les phases oppressantes avec le Dark Prince et la course de char dans les rues de Babylone, l'action s'enchaîne à un rythme effréné. Le jeu comporte en effet des phases inédites durant lesquelles le prince se prend pour Ben Hur dans des poursuites éperdues aux commandes d'un char lancé à pleine vitesse. Le soft ne nous épargne d'ailleurs pas les plans de folie permettant d'accentuer la dimension héroïque de ces scènes où la moindre hésitation entraîne une chute mortelle. Sachez que, tout comme dans les autres phases de jeu, la possibilité d'utiliser le retour arrière des sables du temps est activée, ce qui n'est pas du luxe compte tenu des prouesses qu'il faut réaliser pour en voir le bout. Les environnements de ce troisième volet se prêtent d'ailleurs merveilleusement à ces courses qui nous permettent de faire un détour dans la cité basse de Babylone, entre deux visites de palais royaux.

Prince Of Persia : Les Deux Royaumes
Une nouvelle dimension furtive.
Après s'être éloignés du contexte purement oriental dans le second volet, les développeurs sont donc revenus à un background beaucoup plus séduisant et beaucoup plus caractéristique de la série. Tous les éléments propres à renforcer l'ambiance, autant sonore que visuelle, nous renvoient à des consonances tout droit venues d'orient. Les palais richement décorés traduisent un luxe et un gigantisme étourdissants, et contrastent d'autant plus avec la pauvreté des ruelles poussiéreuses où l'on peut voir les gardes maltraiter les miséreux. De la même façon, la sensation de liberté que l'on ressent en évoluant sur les toits rend d'autant plus étouffante la progression dans les tunnels et autres lieux clos. On s'extasie beaucoup plus que par le passé durant ce voyage qui nous emmène des jardins suspendus de Babylone jusqu'aux hauteurs de la tour de Babel.

Prince Of Persia : Les Deux Royaumes
Ah, Babylone...
Comme toujours, l'atmosphère sonore favorise considérablement la plongée dans cet univers au moyen de thèmes réellement immersifs. On est loin des musiques explosives et brutales du second volet qui se démarquait par une sauvagerie et une agressivité évincées ici au profit d'une atmosphère plus calme. La progression est constamment ponctuée de répliques émanant de personnages clés qui nous en disent plus sur les motivations du prince. Tout juste pourra-t-on reprocher les lacunes du dosage sonore qui étouffe considérablement les voix, surtout durant les cinématiques. L'histoire n'en est pas moins prenante et s'apprécie surtout si l'on connaît celle des précédents volets, dans la mesure où on y retrouve des figures emblématiques telle Farah qui recherche l'absolution pour n'avoir pas pu sauver son peuple. On pourrait continuer encore longtemps à évoquer point par point tout ce qui fait le charme de POP 3, mais toutes les bonnes choses ont une fin et il est préférable que vous découvriez le reste par vous-même. Car nul doute que vous irez vous procurer cette merveille sitôt votre lecture terminée !

Les notes
  • Graphismes 18 /20

    La majesté des environnements assure une plongée immédiate dans cet univers oriental réalisé de façon admirable. L'opposition entre la cité haute et la cité basse renouvelle parfaitement les décors et l'atmosphère qui en émane, et les animations comptent toujours parmi ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle.

  • Jouabilité 18 /20

    Plus encore que ses prédécesseurs, POP 3 peut compter sur un grand nombre d'atouts qui rendent l'expérience de jeu palpitante. Le pouvoir des sables du temps, les nouvelles acrobaties, les combats hérités de l'Ame du Guerrier, mais surtout les exécutions sournoises rendent l'aventure inoubliable, sans oublier les courses de chars et les affrontements dantesques contre les boss.

  • Durée de vie 14 /20

    Une durée de vie caractéristique de ce type de jeux, ni trop longue, ni trop courte, mais suffisante pour avoir envie d'aller jusqu'au bout sans ressentir la moindre lassitude. On regrettera quand même l'absence d'un pourcentage de progression, et le caractère moyennement intéressant de la chasse aux bonus permettant de débloquer les galeries d'images.

  • Bande son 17 /20

    L'atmosphère sonore n'a plus rien à voir avec celle du précédent volet qui avait pu choquer par son agressivité. Les musiques conviennent beaucoup mieux à l'ambiance du jeu, même si les voix sont généralement étouffées, notamment durant les cinématiques.

  • Scénario 16 /20

    Plus encore que par le passé, on s'attache à ce guerrier valeureux qui a cru pouvoir défier le destin et qui en subit maintenant les conséquences. Les personnages secondaires sont peu nombreux mais ils ont tous une histoire qui mérite d'être racontée et entendue.

A moins d'être complètement blasé, il faut bien reconnaître que ce troisième Prince of Persia surclasse de façon étonnante les précédents volets. Les développeurs y ont injecté le meilleur des deux premiers opus tout en trouvant des éléments nouveaux susceptibles d'insuffler un vrai caractère à cet épisode. Lorsqu'on découvre un titre aussi bouleversant que celui-ci, on ne peut qu'avoir envie de faire partager son enthousiasme à ceux qui risquent de passer à côté, ignorant à quel point ils pourraient le regretter.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
01 décembre 2005 à 18:00:00
18/20
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L'avis des lecteurs (173)
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Mis à jour le 01/12/2005
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