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Aperçu King Kong sur Xbox du 09/11/2005

Preview : King Kong
Xbox
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J'ai eu une vision, une vision d'un gibbon au grand coeur qui m'aurait envoyé une version preview de King Kong sur Xbox. Dans mon rêve, ce singe aux bras démesurément longs m'offrait même quelques screens exclusifs qu'il me tardait de vous montrer… oui, mais pour ce faire, je me devais de respecter une condition, une seule qui consistait à vous offrir nos premières impressions sur ce titre d'où sortiraient, d'ici quelques jours, des cris gutturaux si puissants qu'ils ébranleraient le plus puissant des tyrannosaures, le plus inquiétant des monstres de Skull Island, le plus haut building de New York.

Avant d'être un jeu, King Kong est un film de Peter Jackson. Avant d'être un film du génie néo-zélandais, il y a deux longs-métrages retraçant la déchirante histoire d'un singe arraché à sa jungle natale pour être confié à la folie des hommes. Tout le monde connaît cette histoire et si Peter Jackson a choisi de nous la conter une fois encore, c'est avant tout pour rendre hommage au film de C. Cooper et Schoedsack, datant de 1933. Joyau d'onirisme, de technique et d'émotion, je ne puis que vous conseiller la vision de cette oeuvre qui reste encore aujourd'hui un étonnant film d'aventures dont le temps n'a en rien effacé la puissance évocatrice. S'il est encore trop tôt pour encenser la version de Jackson, nul doute que sa passion, son érudition cinématographique et son langage visuel auront tôt fait de propulser le roi Kong au 21ème siècle afin que résonnent pour les années à venir ses cris chargés de douleur, de fureur et d'amour. Dire que ce film est attendu tient donc du pur euphémisme et il est également vrai que son adaptation vidéoludique est aussi au centre de toutes les discussions. Pourquoi ? Hum, que diriez-vous d'un Michel Ancel à la réalisation, de la forte implication de notre seigneur des anneaux préféré dans le projet et d'une équipe entièrement dévolue à l'immersion du joueur dans un univers enchanteur recélant mille dangers ? King Kong fera couler beaucoup d'encre, c'est certain, et après y avoir joué, je puis également prédire qu'il ne mettra pas tout le monde d'accord.

King Kong
Peu d'armes sont disponibles mais vous en trouverez au bon moment.
Cette dernière phrase peut donc présager du meilleur comme du pire. Pourtant si le jeu d'Ubisoft est loin d'être parfait, l'émotion qui s'en dégage est pareille à celle d'un bambin ouvrant une boîte de chocolats... mais vous connaissez la suite. King Kong est donc un titre surprenant qui nous rappelle à chaque pas que Michel Ancel n'est pas un développeur comme les autres. Tout d'abord, l'idée d'avoir banni toute notion d'inventaire ou de pictogrammes à l'écran est étonnante mais oh combien évidente pour accentuer le sentiment d'identification au héros. Vous êtes Jack Driscoll, vous venez d'accoster sur Skull Island et vous allez devoir combattre des créatures oubliées, déjouer des pièges et récupérer la prunelle de vos yeux, enlevée par un singe gigantesque du nom de Kong. Bien qu'on se pose plusieurs questions au tout départ concernant les indications qu'on est en droit d'avoir sur son statut, on se rend vite compte des diverses astuces utilisées par les programmeurs. Diantre, mais comment vais-je savoir combien de munitions il me reste pour mon fusil ? Et si vous appuyiez sur le bouton B pour entendre votre avatar vidéoludique vous susurrer à l'oreille le nombre de chargeurs restants ?! Misère, je n'arrive pas à viser une lance à la main. Gros bêta, appuie sur la gâchette gauche et sers-toi de ton doigt comme d'un réticule de visée. Simple, original et fort bien pensé. Hé, mais je n'ai pas de barre de vie ! Certes mon bon ami mais vu qu'après s'être fait toucher trois fois par un ennemi, vous mourez automatiquement (votre santé revenant au beau fixe si vous ne vous faites pas attaquer pendant un petit moment), à quoi pourrait bien vous servir une telle jauge ? C'est un fait, pt'it Mich. aime innover et King Kong en est un bon exemple. Une autre facette très intéressante du titre vous permettra de diriger le grand singe himself. Plus orientées action, ces phases vous investiront d'une puissance peu commune, d'une agilité éloquente et de capacités animales grâce auxquelles vous pourrez courir sur les murs (en vous servant de lianes), sauter de branche en branche, défoncer des pans de décor, etc.

King Kong
Voici le genre de scène magnifiée par les éclairages et la réalisation.
Tiens, mais tout ceci me semble positif, très positif même. Je ne dirais pas le contraire mais force est de constater que plusieurs petits détails viennent rompre le charme par moments. Si je laisserai pour l'instant en suspens la durée de vie du jeu, la première chose qui met un peu mal à l'aise vient de la progression qui s'enlise assez vite dans une routine un peu trop (pré)visible. Ainsi, après avoir parcouru 30% du jeu, je n'ai eu droit qu'à une séquence avec Kong et des énigmes me demandant la plupart du temps de retrouver un ou deux leviers pour ouvrir une porte ou de brûler des ronces en dénichant des pots enflammés. Ce n'est donc pas la linéarité de l'ensemble qui m'agace mais bel et bien la grande redondance des situations. Le plus embêtant est que lorsque les événements deviennent plus variés, ils misent essentiellement sur des ennemis très nombreux (des volatiles ou des mille-pattes géants le plus souvent) ou carrément trop coriaces à l'image des raptors. On aura donc tôt fait de recommencer plusieurs fois quelques passages en grommelant dans sa barbe.

King Kong
A plusieurs endroits, vous devrez détourner l'attention du T-Rex afin que vos compagnons puissent s'enfuir.
Mais ici aussi, on peut être surpris par le fait qu'on ne conserve pas les munitions récupérées d'un essai à l'autre. Par exemple, si vous utilisez trois chargeurs pour tuer une dizaine d'ennemis mais que par malheur vous mourez en pleine action, vous reprendrez l'aventure au niveau du dernier check-point sans que vos munitions ne reviennent, ce qui demeure absurde vu que tous les ennemis, eux, se feront un plaisir d'être à nouveau là. On pourra aussi citer l'illogisme qui veut que vous ne puissiez transporter deux armes en même temps (un simple flingue et une mitraillette pour ne citer que ces dernières) alors que vous pouvez très bien avoir une arme à feu + une lance ou un os acéré que vous trouverez tout au long de vos pérégrinations. Il faudra donc faire avec et ne surtout pas manquer une des caisses de munitions gentiment larguées par un hydravion. Comme je le disais, les passages avec Kong sont a priori peu nombreux mais j'y reviendrai lors du test après avoir bouclé entièrement mon périple. Ici aussi, les personnes mal intentionnées pourront éructer contre le manque de coups ou l'aspect "rentre-dedans" de ces empoignades. Je rappelle tout de même que nous avons affaire à un animal et pas à Mohammed Ali. Personnellement, j'ai beaucoup aimé ces rixes, même si je dois avouer qu'il faut se faire au découpage cinématographique avec un enchaînement de plans rapprochés ou lointains qui se fait dans la continuité de la progression. C'est assez déstabilisant de prime abord mais passé le cap de l'adaptation, quel déchaînement de violence. Kong peut empoigner ses ennemis pour les lancer à des kilomètres, effectuer une charge pour assommer ses adversaires ou entrer en mode Rage (dont l'aspect visuel rappelle PoP) pour disposer d'une force herculéenne. C'est basique, effectivement, c'est bourrin, assurément, mais dieu que c'est bon.

King Kong
Si vous en voyez un, c'est qu'une dizaine d'autres n'est pas loin.
Cela dit, si vous ne devez retirer qu'une chose de ces informations, c'est que le bébé de Michel Ancel est une histoire de feeling, vis-à-vis du concept de jeu, vis-à-vis de ses modèles filmiques et surtout vis-à-vis de l'ambiance d'un soft qui ne joue absolument pas la carte de la surenchère technique. Je ne saurai dire si l'aspect graphique sera amélioré d'ici la sortie officielle mais si vous jugez un jeu sur la qualité de ses textures ou de ses formes, vous pouvez déjà commencer à déverser votre bile. Pourtant, le jeu d'Ubi m'a fait une très forte impression, visuellement parlant. Je ne vous cacherai pas que quelques passages un peu maussades m'ont ennuyé mais c'est bien peu face à la fulgurante beauté de certains plans où se marient une gestion de la lumière admirable ainsi qu'une atmosphère à couper le souffle. Comment, alors, passer sous silence ces escapades dans des montagnes brumeuses ou ces promenades parmi un troupeau de brachiosaures, sublimées par un positionnement de caméra dont Steven Speilberg s'est fait le maître au travers de ses deux opus de Jurassic Park. Je ne tenterai même pas de vous décrire ces instantanés de la vie d'un baroudeur perdu en milieu hostile mais je pense qu'il faudrait être totalement réfractaire à la poésie pour oser affirmer que le charme de King Kong ne fait pas honneur à des graphistes qui savent privilégier la simplicité d'un éclairage aux esbroufes techniques censées légitimer le prix d'un jeu. Cassant les barrières de la banalité, brisant les portes de la léthargie vidéoludique, éludant les appels des prouesses technologiques, King Kong se veut avant tout un hommage à son/ses modèle(s) cinématographique(s) tout en n'oubliant pas que son principal moteur reste le plaisir véhiculé par un jeu d'atmosphères, de trouvailles narratives et de moments oscillant entre la bestialité des hommes et la douceur d'un grand singe. Préparez-vous à ouvrir la cage dès la semaine prochaine.

Mis à jour le 09/11/2005
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