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Makai Kingdom : Chronicles of the Sacred Tome
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Test Makai Kingdom : Chronicles of the Sacred Tome sur PS2 du 07/11/2005

Test : Makai : Chronicles Of The Sacred Tome
PS2
Makai Kingdom : Chronicles of the Sacred Tome
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
07 novembre 2005 à 18:00:00
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (5)
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15.6/20
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Après l'avènement du petit roi des Enfers Laharl dans Disgaea, nombre d'entre vous devaient se demander ce qui se déroulait dans le Netherworld ces temps-ci. Et bien sachez que la douleur et l'imbécillité chronique cohabitent encore dans un mélange plus qu'homogène. Mais sachez tout de même, avant de pénétrer dans les flammes cyniques du royaume des démons, que ce monde particulier est similaire au nôtre sous bien des aspects. En effet, il n'existe pas un seul et unique Netherworld, mais bien une multitude, gouverné chacun par une divinité spécifique. Et pour l'occasion, c'est dans les terres de l'Overlord Zetta que vous débuterez votre descente rougeoyante, tombant malencontreusement sur l'un des leaders les plus égocentriques de la galaxie démoniaque.

Makai  : Chronicles Of The Sacred Tome

"Lord Zetta est stupide, c'est pour cela que son monde va disparaître". Voici ce que vous pourrez apercevoir dès votre première lecture du Sacred Tome, un livre censé renfermer d'immenses pouvoirs et parvenant à exaucer n'importe quel souhait. En effet, interloqué par les prophéties catastrophées de la jeune Pram, oracle de son état, Zetta décida un beau jour brumeux de partir à la recherche d'un moyen de conjurer les délires mystiques de son amie. Cette dernière avait prévu la chute de son domaine dans des conditions apocalyptiques, le mettant en garde avec une grande sagesse tenant au final plus de l'espièglerie. Effectivement, lorsque notre anti-héros ouvrit le légendaire ouvrage, il déclencha malgré lui la fin de tout ce qu'il avait toujours connu. Désespéré, consumé par les flammes, il parvint tout de même à découvrir un moyen sûr d'échapper à une mort certaine, en plaçant son âme dans le tome sacré. Vous l'aurez donc aisément deviné, le personnage principal de Makai Kingdom n'est autre qu'un livre. Un constat qui peut surprendre, mais qui reste dans la lignée des élucubrations décalées de Nippon Ichi. En pleine possession de ses pouvoirs, Zetta ne peut malheureusement plus se déplacer seul, et reste seul dans le néant, attendant une aide substantielle. C'est alors que Pram, la voyante légèrement fourbe et Micky, un démon terrifiant tout en étant particulièrement efféminé, vont venir à sa rescousse non sans arrière-pensées perverses. Naturellement, les premières minutes s'avèrent riches en insultes diverses et remarques désobligeantes à l'encontre du pauvre Overlord réellement pathétique qui, ayant conservé sa fierté, n'admet pas son état risible. Fort heureusement, les démons s'entraident diligemment dans l'urgence, c'est bien connu. Altruiste au possible, la jeune prophète va donc offrir à Zetta un nouveau Netherworld, prenant la forme d'un pauvre terrain abandonné seulement pourvu d'une niche. Alors que l'on se persuade que tout cela n'est qu'un passage vers un vrai château gothique ressemblant à celui de Laharl, rien n'évolue. On reste donc les bras ballants, devant un abri pourvu de son habituelle gamelle d'eau, que certains appellent ici un Q.G. Une idée vraiment délirante, qui développe la folie furieuse des premières minutes pour la laisser s'exprimer pleinement dans le reste du jeu. Car un T-RPG issu des studios de Nippon Ichi n'est commun à aucun autre.

Makai  : Chronicles Of The Sacred Tome
Les effets spéciaux restent très jolis et légitiment la présence du jeu sur PS2
Secoué par des accès de fureur aboutissant à des mimiques hilarantes, le Sacred Tome Zetta doit impérativement se trouver des hommes de main, d'une part pour se déplacer et d'autre part pour conquérir les divers territoires démoniaques confiés à lui par ses "amis", passionnément hypocrites et cliniquement instables. En fait, chacun des mondes offerts gracieusement par les différents Overlord se voit habité de monstres relativement agressifs, dont il vous incombera de vous débarasser dans l'espoir d'imposer votre volonté. Une situation qui énerve profondément Zetta, sachant qu'on lui avait promis une accession aisée à un nouveau règne. Mais que serait un monde démoniaque sans créatures malfaisantes, rétorquerait Pram. C'est donc dans cette optique guerrière que vous allez lever votre première armée. C'est à ce moment précis que les amateurs de Phantom Brave vont ressentir un léger frisson au creux de leurs souvenirs brumeux. En effet, Makai Kingdom utilise le système nommé "Confine" permettant de fixer une âme dans n'importe quel objet ou entité naturelle. Plus prosaïquement, dès votre entrée en "guerre", vous ne disposez d'aucune unité. Il va vous incomber de les créer en vous servant de vos capacités mystiques, à savoir enfermer des esprits dans des choses présentes sur le terrain. Par exemple, si un arbre se dresse fièrement au milieu d'un carré herbeux, il vous suffit de placer le curseur sur lui et de choisir un type de guerriers à invoquer. Celui-ci prendra non seulement forme sous vos yeux ébahis, mais bénéficiera également des capacités de son hôte. En résumé, si un rocher a comme spécificité une défense augmentée de trois points, votre "création" en bénéficiera elle aussi. Un système révolutionnaire et extrêmement profond, qui connaît néanmoins un léger changement dans le titre de Koei qui nous intéresse aujourd'hui. Alors que ce concept fonctionnait auparavant sur le champ de bataille, il n'est désormais disponible que lors des phases se déroulant dans le Q.G.

Makai  : Chronicles Of The Sacred Tome
Le design général du jeu est une vraie merveille
Centre névralgique de votre aventure, cet endroit fonctionne donc comme une sorte de générateur, emmagasinant et distribuant vos collectes. En fait, et ce dès le départ, vous aurez à votre disposition quelques éléments naturels vous autorisant à composer une petite milice relativement faible, du fait des statistiques limitées des pierres et des buissons présents. Il ne tiendra donc qu'à vous de ramasser des artefacts ou des entités végétales et minérales plus puissants durant vos affrontements, afin de les ramener à votre base. Un principe ingénieux qui offre une sorte de fonctionnement parallèle en forme de mini-quête, consistant à essayer de se saisir des meilleurs items dans le but de se façonner une armée de soldats émérites. Une fois tout ce petit monde créé par le biais d'un choix de classes évolutives immensément complet, comprenant également les ennemis neutralisés au préalable, il vous faudra passer par la case équipement. Bien moins mises en avant que dans Phantom Brave, les armures, épées et autres pièces métalliques conservent tout de même leur principe d'évolution, acquérant des coups spéciaux au fil de leur montée de niveau et de leur utilisation. Néanmoins, chaque compétence apprise par un personnage équipé d'une arme en particulier se verra conservé dans les capacités de ce dernier, et il pourra donc, par exemple, réutiliser des attaques spéciales même avec un objet offensif neuf. Car, dans Makai Kingdom, toutes les sortes et les classes d'intervenants ont le pouvoir de se munir de quatre ou cinq ustensiles avec lesquels ils possèdent plus ou moins d'affinités. Une ouverture ludique particulièrement digne d'intérêt, dévoilant des perspectives stratégiques imposantes au niveau de la gestion des affrontements, basées sur le changement de style de combat en pleine bataille. Mais ce n'est pas là le plus stupéfiant.

Makai  : Chronicles Of The Sacred Tome
Ce passage vaut autant pour l'attitude de Micky que pour son doublage. Un grand moment
En effet, une fois sur le terrain, deux possibilités d'invocation se montrent à vous. La première, classique, vous demande de placer les hommes que vous désirez utiliser dans un cercle restreint autour de Zetta, dans l'ordre que vous souhaitez. La seconde en revanche est en quelque sorte la nouveauté principale de Makai Kingdom. Poussant le spectaculaire à son paroxysme, le soft de Nippon Ichi intègre des invocations de bâtiments entiers. Une idée qui sur le papier demeure déjà autant intense que complètement déphasée, et qui se sublime dans le jeu. Lors de votre passage obligé dans le Q.G vous pouvez avoir recours à diverses structures, comme l'hôpital, l'école, le magasin, la tente et bien d'autres encore. Chacun place à disponibilité des services plus ou moins intéressants, mais permet surtout de conserver au combat un apport de force aux troupes. Effectivement, avant de vous jeter dans une résistance courageuse contre une armée d'hommes-carottes, il est sage de placer des unités dans vos habitations. Deux raisons à cela. Premièrement, elles peuvent abriter vos soldats du danger et deuxièmement, suivant leur genre, elles leur accordent un bonus spécifique à chaque tour. Une fois disposées sur l'aire de combat, ces bâtiments devront être soit vidés de leurs occupants (dans la limite du nombre de belligérants autorisés), soit au contraire renforcés par la présence d'un petit groupe en leur sein. Néanmoins, il est important de saisir le fait qu'un logement détruit entraînera avec lui dans la mort tous les guerriers présents. De plus, il peut arriver que des opposants tentent de s'introduire dans vos locaux, ce qui se soldera par une bagarre en bonne et due forme avec son lot de fumée et de bruitages dignes d'un film de Kung-Fu de seconde zone. Si le niveau de vos antagonistes est plus élevé que celui de vos compères restés à l'intérieur, ceux-ci seront éjectés et ne pourront réintégrer les lieux que d'une manière analogue. Si par malheur votre hôpital, par exemple, se voit rasé, aucun des combattants présents à l'intérieur avant la destruction ne disposera du bonus de vie normalement alloué. Une arme à double-tranchant qui ne cause toutefois pas autant de surprise que le système d'extension de niveau.

Makai  : Chronicles Of The Sacred Tome
Il vous arrivera parfois d'observer un opposant surmonté du mot "key". Agissant normalement et n'ayant pas de pouvoirs plus en avant que ses amis hideux, il représente en fait la condition nécessaire à l'apparition d'un nouveau pan de terrain. Si vous parvenez à le tuer ou à le jeter hors du champ de bataille, vous découvrirez, stupéfait, un agrandissement significatif de ce dernier. Un événement qui ne porterait pas tellement à préjudice, si seulement ces zones cachées n'étaient pas le plus souvent infestées d'ennemis féroces nous obligeant à repenser votre formation. Un surgissement de l'improbable, d'une remise en question dynamique, qui apporte une dimension supplémentaire à l'essence même du T-RPG, simulant une sorte de progression immergeant sans cesse davantage dans les affrontements. Un remède électrisant et intelligent contre une certaine monotonie s'installant quelques fois dans une minorité de titres stratégiques parfois plus ambitieux que le soft de Koei. Au final, et même s'il reste énormément de choses à dire, Makai Kingdom est un Tactical RPG passionnant, innovant, définitivement fêlé et surtout d'une grande qualité. Nippon Ichi nous prouve une fois de plus que l'imagination et l'intelligence ludique pèsent bien plus que des moyens colossaux. Une petite merveille ironique qui se laisse savourer.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Comme d'habitude, le talent de Takehito Harada dans l'illustration des scènes scénarisées importantes gorgées d'artworks somptueux parvient à fasciner. Diffusant un style fin et très léché se rapprochant parfois de celui d'Akihiko Yoshida, ce charac-desinger de talent réussit à donner vie à des personnages à la classe évidente, passant malheureusement nettement moins bien dans les phases de jeu. En effet, la technique générale n'a pas évoluée depuis Disgaea et l'on se contente donc de retrouver des sprites assez peu détaillés, loin de ce que vous propose par exemple Stella Deus.

  • Jouabilité 18 /20

    Nippon Ichi est clairement l'un des studios les plus inventifs de ces dernières années, arrivant à chacune de ses productions à susciter la surprise et un étonnement quasi enfantin. La richesse des situations, la profondeur du gameplay et les diverses petites touches simplement présentes dans un souci d'exhaustivité forcent le respect. Délirant et intelligent, le gameplay de Makai Kingdom, plutôt complexe au demeurant, se prend toutefois rapidement en main, et il serait dommage de passer à côté de cette perle à cause d'une entrée en matière en tantinet brutale.

  • Durée de vie 16 /20

    Assez difficile et surtout composé de dizaines et de dizaines de niveaux différents, Makai Kingdom vous tiendra en haleine de très nombreuses heures, sans pourtant susciter la moindre lassitude. Un tour de force probant qui pousse sans cesse à développer ses personnages, à se créer une armée imbattable, à relever des défis dépassant l'imagination, bref à se plonger amoureusement dans le soft. Reste que le déroulement est un peu moins scénarisé que celui de Phantom Brave, ce qui pourrait vous faire décrocher.

  • Bande son 13 /20

    Moins enjouée et fraîche que dans Phantom Brave, la bande sonore de Makai Kingdom fait plutôt dans une espèce d'ironie synthétisée qui tombe parfois dans une caricature plus ou moins voulue. Malgré tout, certains thèmes s'avèrent franchement amusants et participent complètement à l'ambiance totalement débile (et on peut le dire) du titre. De plus, le doublage se révèle de très bonne qualité, offrant une personnalité attachante aux divers intervenants.

  • Scénario 14 /20

    Si la trame en elle-même n'est pas véritablement passionnante, le concept de départ, ainsi que le déroulement des évènements loufoques à souhait, réussissent à susciter un attrait puissant. Entre les crises de nerfs de Zetta, les dialogues de la triple entité Valvoga, ou encore l'ironie d'Alexander, un dieu de la destruction irresponsable, on plonge souvent dans des méandres de non-sens très appétissants. Une folie assumée qui ouvre des horizons toujours surprenants.

Nippon Ichi ouvre une nouvelle fois un sceau que l'on croyait plus résistant. Libérant le génie et la folie, le studio japonais tourne encore une lourde page du T-RPG, soulignant leur production d'une enluminure emphatique. Makai Kingdom, bien que moins profond que Phantom Brave, mêle une déclinaison du gameplay de ce dernier dans un univers à la Disgaea. Une sorte de mélange goûteux dont même les grumeaux demeurent importants. Artefact non parfait, surtout graphiquement parlant, le soft édité par Koei n'en est pas moins l'un des softs les plus honnêtes et les plus réussis de cette année. Il est rare qu'un jeu porte la stupidité au même point que la profondeur ludique dans un paroxysme flamboyant. Et n'oubliez pas : Vive les Cook Battles !

Profil de Killy
L'avis de Killy
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07 novembre 2005 à 18:00:00
16/20
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L'avis des lecteurs (5)
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Mis à jour le 07/11/2005
PlayStation 2 RPG Stratégie Nippon Ichi Software Koei
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