Test Batman Begins- Gameboy Advance

Gameboy Advance

Pour l'instant la renaissance de Batman se déroule plutôt bien : un film bien sympatoche accompagné de jeux sur consoles de salon du même acabit. Ouais, l'homme Chauve-Souris (à ne pas confondre avec Sim, l'homme chauve qui sourit) s'offre un retour aux sources bien agréable. Et sur GBA alors ?

Batman Begins

Eh bien sur GBA, c'est presque pareil, mais à la sauce portable et sans les fameuses séquences underground avec la Batmobile. Ca veut dire qu'on va retrouver une histoire polycopiée sur celle du film avec un gameplay mêlant action et infiltration pour neuneu. L'histoire, c'est celle des origines de Batman, du parcours initiatique effectué par Bruce Wayne et de son combat pour sauver Gotham City de la déchéance à laquelle elle est vouée. Les niveaux suivent cette ligne directrice. De son entraînement de ninja dans les locaux de la Ra's Al Ghul Combat Academy aux arrestations de Falcone puis du Dr Crane, on suivra le "bat gaillard" partout où il se déplacera. Les niveaux sont à peu près tous construits sur le même modèle avec un schéma type se résumant à un parcours du combattant truffé de bandits à mettre au tapis. Les débuts sont assez cool avec des ennemis armés de battes de base-ball, puis rapidement ces derniers se mettent à utiliser des poignards, des pistolets, voire même des mitraillettes. De votre côté, vous resterez fidèle à vos bat gadgets. C'est-à-dire à vos batarangs, à votre grappin, à vos fumigènes et vos grenades aveuglantes. Si l'utilisation des deux premiers accessoires de la liste est illimitée, les autres objets sont donnés au compte goutte. Dans la pratique, on fini même par oublier qu'ils sont là pour ne plus que se servir du batarang, impeccable pour désarmer rapidement un bandit. Les restes des combats se déroulent aux poings, en alternant croche-pattes, directs du droit et uppercuts.

Test Batman Begins Gameboy Advance - Screenshot 1Ottawan l'a dit : ce mec est ok, il est même bath.

Afin de justifier un minimum sa formation de ninja (et non de square-dancer comme on peut le penser en voyant le film), Batman peut aussi utiliser la discrétion comme une arme redoutable. Bon, ça ne va malheureusement pas chercher très loin puisqu'à part disparaître dans les coins sombres ou se suspendre au plafond comme une vieille mouche, on ne peut pas vraiment dire que l'homme soit d'une discrétion redoutable. Du coup on envoie au diable tous les enseignements de Ra's Al Ghul et on fonce dans le tas sans se poser des questions. De toute manière, c'est aussi efficace. On aurait tout de même apprécié voir des niveaux plus axés sur la discrétion. Il y a bien quelques petites séquences où vous ne devrez vous faire voir de personne, mais ces moments sont trop courts pour qu'on puisse réellement les apprécier. Reste donc un titre qui se donne des ambitions liées à l'infiltration mais qui ne va pas au bout de ses idées. L'action se trouve alors placée au coeur du jeu, presque par accident, sans être suffisamment au point pour supporter à elle seule ce lourd fardeau. Le problème est que les combats sont tous les mêmes (on désarme, on frappe) et que la mise en scène ne change pas. Qu'on se retrouve sur les docks, dans l'asile ou sur les toits de Gotham, on a l'impression de parcourir un seul et même niveau, et de répéter inlassablement les mêmes gestes. Ca peut lasser à force, et je doute que la quête des seize batarangs cachés à travers le jeu soit assez consistante pour vous motiver. En somme, Batman Begins réalise une performance un peu bancal sur GBA. Ce n'est pas brillant, ce n'est pas mauvais non plus, c'est juste un peu plat pour que l'on puisse s'amuser réellement. Si encore le personnage de Katie Holmes avait été exploité, on aurait pu profiter de ses judicieuses interventions (telles que "L'homme que je cherche a disparu, mais peut-être est-il encore là ?"), mais non même pas.

Jihem, le 29 juin 2005

Les notes

  • Graphismes 10/20

    On fermera les yeux sur les images fixes qui illustrent l'avancement du scénario, elles sont tout simplement hideuses, pour ne garder que l'esthétique des niveaux, déjà plus convaincante. Les mouvements sont tout de même assez raides et les décors pas assez variés.

  • Jouabilité 12/20

    Batman se voulait à mi-chemin entre l'action et l'infiltration, mais le mélange ne prend pas. La bagarre prend finalement le pas sur la discrétion pour donner un jeu assez plat et ultra répétitif.

  • Durée de vie 8/20

    Même sans se casser la tête pour trouver les batarangs (pas super bien) cachés, on peut terminer le jeu très rapidement. Disons que cinq ou six heures vous suffiront amplement pour retourner la cartouche dans tous les sens.

  • Bande son 9/20

    Sans rythme, ni mélodies accrocheuses, les thèmes se contentent d'apposer une toile de fond aux aventures du justicier à oreilles pointues.

  • Scénario

    Sans Katie, Batman Begins ne mérite pas de scénario.

  • Note Générale10/20

    C'est pas qu'on s'ennuie, mais presque. On aurait aimé découvrir un gameplay un poil plus profond pour alterner les tactiques d'approches et avoir l'occasion de se la jouer petite chauve-souris fourbe qui agit dans l'ombre. Sans cet aspect, Batman Begins sur GBA ressemble à bon nombre d'autres titres sur la console : un jeu où on frappe et on avance sans trop se poser de questions.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 12/20

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