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The King of Fighters : Maximum Impact
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Test : The King Of Fighters : Maximum Impact
PS2
The King of Fighters : Maximum Impact
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Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
10 février 2005 à 18:00:00
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (24)
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13.9/20
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La 3D est un peu l'aboutissement onirique de nombreuses sociétés de développement versées dans le jeu vidéo arborant la noblesse d'une fine 2D. Cependant, certains titres imaginés dans un concept en deux dimensions et demeurant depuis un important nombre d'années vecteurs de cette représentation graphique ont connu un retournement de situation en leur grande défaveur. Effectivement, le passage à la 3D d'institutions comme Street Fighter ou encore Samurai Shodown se sont métamorphosés en véritables produits inverses de leur vénérable base. Un changement n'est pas condamnable en soi, bien au contraire, mais lorsque cela ampute l'intérêt même d'un soft, le problème se révèle différent. Ce sort funeste s'est il attaqué à cet épisode de la série des KOF ?

The King Of Fighters : Maximum Impact

Pour commencer, et s'il y a une chose qui rassurera les fans de SNK, c'est bien la conservation d'une introduction très moyenne dans la mise en scène, mais magnifique dans la qualité des modèles représentés en synthèse. Marque de fabrique de nombreux jeux axés sur le pugilat, surtout dans la direction de Capcom et dans une moindre mesure de SNK, cette volonté de proposer une entrée en matière brisant complètement l'excitation et arborant de plus une composition musicale donnant encore moins l'envie de pénétrer dans le titre, prouve une nouvelle fois qu'il faut regarder plus loin que cette coquille paraissant vide. La mise en bouche de Guilty Gear XX faisant exception de par son dynamisme et sa recherche graphique, dévoile paisiblement un titre mirifique. Après l'arrivée originale d'un menu principal peu fourni, traînent dans son sillage quatre modes principaux portant les doux noms de Story (Histoire), Versus, Challenge, ou encore Practice (Entraînement). Vous serez immédiatement attiré par la découverte des nouveaux protagonistes et de vos guerriers favoris modélisés désormais dans une 3D que l'on devinait pourtant bien éloignée des préoccupations de Kyo, Athena, ou bien Leona. Tout d'abord, dans cette optique de quête artistique, commençons par rallier le mode Story. Permettant de suivre les pérégrinations de chaque personnage au sein d'une sorte de grand tournoi mis en place par une organisation trouble dirigée par un certain Duke, cette partie "scénarisée" donne accès, une fois terminée, à la fiche du participant vedette que vous aurez au préalable défini, et surtout à des bonus assez négligeables, mais importants pour sa propre gratification, à savoir des nouvelles tenues, des arènes d'affrontements inédites (du moins des moments de la journée différents pour chaque lieu), ou même des personnages.

The King Of Fighters : Maximum Impact
Tu la vois celle-là !
Simple prétexte à un enchaînement de duels, ce mode "histoire" n'apporte pas vraiment de contenu matériel sur l'existence de votre poulain, et n'apparaît pas du tout mis en scène. La trame se résume à une volonté inébranlable de vaincre le grand "méchant" du titre, sans aucune remise en question, ni réelles motivations. Evidemment, ce n'est pas un RPG, mais il ne coûte rien d'inclure des sortes de petites quêtes personnelles et une trame générale un minimum construite, comme c'est une nouvelle fois le cas dans Guilty Gear XX, ou bien via la série Soulblade/Soulcalibur dans une mesure un moindre. Une petite déception donc, qui si elle n'entache pas la qualité globale du jeu invoque quelques doutes quant à la véracité de l'appellation des autres modes disponibles. A ce train là, le "Challenge" risque de n'être qu'une démonstration tournante. Fort heureusement ce n'est pas le cas, et ce dernier possède même le mérite d'exposer deux possibilités bien distinctes, prenant la forme d'une part d'une sorte de Time Trial au sein duquel vous devez terminer le jeu le plus rapidement possible, et de l'autre un principe portant le patronyme de "Mission". Celui-ci donne en fait accès à une multitude de petites épreuves à effectuer, soumises chacune à une règle particulière. Certaines vous obligeront à frapper votre adversaire quatre fois de suite sans être mis hors de combat, tandis que d'autres joueront plus sur la réussite de coups spéciaux ou de combinaisons d'attaques difficilement réalisables. A chaque tâche accomplie, vous recevrez comme rétribution diverses petites choses, comme des couleurs spécifiques pour vos tenues par exemple. Un ajout certes occupant un certain nombre de vos précieuses heures, mais pas vraiment intéressant sur le long terme. Répétitif et provoquant parfois des crises de nerfs violentes, il vous permettra simplement de renouveler votre expérience du mode histoire.

The King Of Fighters : Maximum Impact
Il s'en va seul, méprisant le genre humain et sa pitié
A ce propos, cette remarque opère un lien bien pratique avec la description des intervenants présents. En effet, à la fin du pseudo scénario de chacun des 20 personnages (dont un caché), vous devrez affronter le fameux Duke, tête "pensante" de l'organisation en charge du tournoi. Possédant un charisme non feint, il ne tranche pas le moins du monde avec la réussite graphique des autres individus aux muscles saillants. Le chara-design se révèle effectivement fort accrocheur et surtout véritablement cohérent. Un style général se dégage aisément, et même les différences de statures et de sexe ne parviennent pas à dénaturer cette globalité. Agressifs, fins et élancés, même dans le cas des plus imposants, les courageux combattants disposent tous d'une particularité qui provoque un attachement immédiat avec eux. D'autre part, c'est un plaisir conséquent de voir nos chers sprites 2D revêtir une seconde peau, changeant radicalement leur approche de certains coups ou attitudes, mais conservant les traits et le caractère de leur ancienne version. Là où notre bon Duke se détache du reste, c'est surtout par sa force colossale, touchant pratiquement au risible tant ses enchaînements sont meurtriers, et surtout pratiquement inévitables. L'une de ses attaques par ailleurs demeure implacable, tant et si bien qu'elle vous exterminera en deux occurrences si vous n'y prenez gare. Une surpuissance inutile qui montre bien le déséquilibre de certains intervenants, et surtout l'intégration d'enchaînements parfois trop longs et sans aucune porte de sortie potable. En effet, une fois acculé à un mur ou, encore plus dommageable, à terre, vous aurez bien du mal à revenir dans l'affrontement. Le fait de se relever prend un temps inconsidéré, et n'espérez rouler rapidement sur le côté en une esquive. Cela ne marche que rarement, et vous serez obligé de subir pour contre attaquer.

The King Of Fighters : Maximum Impact
Le précurseur de Ryu revient dans sa version 3D accompagnée d'une boule de feu de fort beau gabarit
Toutefois, dans ces quelques reproches s'insère la notion de rapidité, qui s'avère surprenante et miraculeusement conservée de précédents opus en 2D. En effet, le gameplay permet de retrouver les sensations expérimentées sur les versions plus anciennes, et ne souffre pas le moins du monde du passage à la 3D grâce à un positionnement assez fixe face à l'adversaire. Cela empêche par exemple de trop lui tourner autour et de rester pratiquement sur un plan "en deux dimensions" la majeure partie du temps. Dans un ordre d'idées similaire, le système général de combat n'a pas vraiment évolué, et l'on reconnaît avec joie la liste d'actions disponibles pour ces vieilles connaissances vidéoludiques. Un peu plus accessibles, et surtout plus permissifs, ces coups ne poseront aucun problèmes ni aux fans purs, durs, et tatoués, ni aux personnes peu habitués à la patte SNK. La partie éminemment technique est quant à elle bien persistante, imposant un entraînement conséquent avant d'acquérir le pouvoir de mener à bout de bras des enchaînements de plusieurs dizaines de hits tout en remplissant consciencieusement sa barre de puissance nécessaire à l'apparition d'un coup spécial renversant. Un équilibre agréable et notable donc, qui permet un divertissement immédiat sans toutefois niveler l'apprentissage. En revanche, il aurait été intéressant de mettre en avant de nouvelles habiletés, de proposer un concept de contre un peu moins rigide, et surtout une réactivité et une sensibilité un tant soit peu plus accrues. La jouabilité se comporte effectivement idéalement, mais on ne retrouve pas sincèrement le côté intuitif de la 2D. Un tour de force tout de même, qui permet de minimiser un tantinet les défauts graphiques du soft.

The King Of Fighters : Maximum Impact
Les décompositions des attaques font appel aux versions 2D d'antan
Comme dit précédemment, les intervenants, bien que conservant leur apparence charismatique et leurs traits principaux s'extirpant des versions 2D, souffrent tout de même d'un manque de polygones flagrants. Non que ces derniers soient particulièrement anguleux, mais on observe souvent une finesse globale des visages relativement décevante. La beauté des héros n'en pâtit pas véritablement, mais on tien plus là du Tekken Tag Tournament que du Soul Calibur 2. De même, les modèles sur pied de ces derniers s'avèrent un peu raides dans les positions intermédiaires, troquant leur souplesse d'antan contre des postures classes, mais un peu surfaites. Par contre l'animation ne souffre d'aucune lacunes condamnables, et les affrontements exposent une fluidité exemplaire, relayées par des effets lumineux assez jolis, et des décors très détaillés, surprenant de réalisme et arborant une utilisation des textures et des dégradés fort convaincante. Le gros point noir demeure encore une fois l'aliasing qui fait un retour gagnant sur une PS2 toujours empoisonnée par cet écueil. Les scintillements envahissent souvent l'écran, et s''ils ne s'avèrent pas gênant, nuisent tout de même à la finition du titre. Au final donc, KOF Maximum Impact est un représentant honnête de la série, accusant quelques errances d'une jeunesse dans la 3D, mais disposant des atouts de ses versions antérieures. Un soft à ne pas conseiller aux adeptes de titres innovants et à la richesse conséquente, mais qui conviendra quelques temps à ceux désirant découvrir ce passage surprenant à la 3D. Reste que l'achat utile de ces derniers temps demeure encore et toujours SNK VS Capcom : SVC Chaos, qui fournit la véritable ampleur du talent SNK.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Disposant d'une qualité graphique assez en retrait par rapport aux sortis récentes de Namco dans la même catégorie, KOF MI souffre particulièrement de son aliasing et du manque de finesse de certains visages. De même, les personnages demeurent malheureusement un tant soit peu raides, malgré une animation sans failles, et une vitesse d'action effarante. Les décors quant à eux se montrent relativement détaillés, utilisant des textures convaincantes et donnant à voir certains panorama charmeurs.

  • Jouabilité 15 /20

    Conservant dans ses grandes lignes le dynamisme et la réactivité des épisodes 2D, le dernier titre de SNK Playmore permet de réaliser des affrontements étourdissants dans des déluges de feu et de puissance, tout en s'évertuant à maîtriser le bondissement technique de nos doigts sur les touches du pad. Néanmoins, malgré cette conservation, on note un manque d'innovation flagrant et surtout la présence d'un système de contre pas vraiment convaincant, assorti d'enchaînements parfois trop destructeurs et surtout trop contraignants pour l'adversaire.

  • Durée de vie 12 /20

    Le peu de modes disponibles, et surtout le peu d'intérêt que certains suscitent ne permet pas de vraiment s'intégrer dans le titre et ne met de ce fait pas en avant une durée de vie conséquente. Vous trouverez l'instinct de compétition dans la volonté de battre sans cesse vos divers opposants, mais rien de vraiment prenant à quoi vous attacher. Heureusement que les missions s'avèrent présentes, sans quoi le mode story ne suffirait pas.

  • Bande son 14 /20

    Certains thèmes présents dans le titres s'avèrent de grande qualité, comme celui inhérent aux ruines, traversés de choeurs et de montées en puissance prenante, tandis que d'autres se révèlent plus classiques, se rapprochant parfois de sonorités de synthétiseurs des années 80. Néanmoins, que ce soit au niveau des voix, ou des effets sonores, le tout demeure plus que convenable, et permet de bien pénétrer l'univers du jeu.

  • Scénario /

    -

Pour sa première vraie incursion dans le monde de la 3D, la série KOF débute bien mieux que certaines autres sans pour autant vraiment convaincre. Parvenant à réaliser le tour de force de conserver le gameplay 2D de ses ancêtres, assorti de sa légendaire rapidité, KOF Maximum Impact souffre dans le même temps d'une réalisation en demi-teinte ainsi que d'errances au niveau de la variété du gameplay et de l'intérêt général. Un épisode vraiment à part, qui interpellera les fans, et pourra charmer les personnes cherchant un jeu de combat différent. Seront-elles conquises ? Pas tout à fait je pense.

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste jeuxvideo.com
10 février 2005 à 18:00:00
14/20
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13.9/20
Mis à jour le 10/02/2005
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