Accueil jeuxvideo.com
  • Créer un compte
  • Se connecter
Créer un contenu
jeuxvideo.com / Derniers tests jeux vidéo / Tests de jeux sur PC / The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay - Developer's Cut sur PC /

Test The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay - Developer's Cut sur PC du 03/02/2005

Test : The Chronicles Of Riddick : Escape From Butcher Bay - Developer's Cut
PC

Ca fait toujours plaisir de tomber sur un truc auquel on ne s'attendait pas. Ne nous le cachons pas, quand on voit débouler un FPS console sur PC, qui plus est adapté d'un film avec Vin Diesel, on ne pense pas avoir sous les yeux un des potentiels meilleurs titres de l'année. Pourtant...

Bon, alors première chose, pour la suite du test, le jeu s'appellera TCoREFBBDC ou alors juste Riddick. Non parce que là, pour faire un titre long faut s'accrocher à son slip quand même. Riddick nous vient donc de la petite Xbox et s'inspire du film de SF Pitch Black dont je ne vous ferai pas un résumé, d'autant que je l'ai pas vu. Sachez toutefois que le jeu sert en vérité de "prequelle" au film puisqu'on va y apprendre comment le Riddick en question a fait l'acquisition de sa vue ultra développée lors de son évasion du pénitencier de Butcher Bay. Riddick, c'est l'anti-héros par excellence à qui Vin Diesel prête son imposante carrure et son visage, disons expressif. Il parle peu, il est violent au possible et il a une sale gueule. Et c'est pour ça qu'on l'aime. Certaines de ses petites tirades caustiques m'ont même arraché un sourire à l'occasion. Du coup, on a bien envie de l'aider à se tirer de cet enfer qu'est Butcher Bay, prison où les matons sont aussi pourris que les taulards, et c'est pas peu dire.

Bon ok, lui il a l'air bête, mais avec le niveau de détails, on s'en rend bien compte.

La première énorme surprise quand on se lance dans TCoREFBBDC, c'est de constater que pour une fois, on ne voit absolument pas que le jeu vient du monde console. Starbreeze nous a servi un moteur complètement repensé et je n'irai par quatre chemins pour vous dire que le jeu tient parfaitement la comparaison avec Half-Life 2 ou Doom 3, il fait même mieux qu'eux sur certains points, la lumière et les visages. Les jeux d'ombres sont en effet d'une précision redoutable et surpassent en niveau de détails ceux que peut produire Doom 3. Votre propre ombre lorsqu'elle se projette sur un autre personnage ou sur un mur, ne se limite pas à une silhouette mais laisse apparaître jusqu'à vos oreilles ou votre tarbouif ! Et en parlant de ça, si on pensait qu'il serait difficile de faire mieux que HL2, Doom ou Far Cry en matière de visages, et bien on se trompait. Ceux de Riddick sont superbes, ciselés, creusés, ombrés bref, du travail d'orfèvre.

On se faufile discrètement et hop, plus de cou le monsieur.

Mais faisons fi de ces considérations techniques, c'est grave beau point barre. Le seul petit défaut portera peut-être sur certaines textures moins réussies que d'autres et quelques bugs pas vraiment gênants. Venons-en au jeu. TCoREFBBDC a trouvé le moyen d'avoir sa petite identité qui lui permet de se démarquer de la masse de FPS. Une atmosphère et un gameplay plutôt bourrin mais qui laisse une part de finesse. On notera que le sous-titre Developer's Cut n'est pas innocent puisque cette version PC arrive avec des phases de jeu supplémentaires qui nous donneront l'opportunité d'enfiler une tenue de combat qui... dépote on va dire, ainsi qu'un mode commentaires des développeurs intégré à la perfection. Chouettos.

La vision de Riddick est affutée.

Passée la surprise de la réalisation, vient celle de l'ambiance. Riddick le héros parle peu, mais il parle bien, ça change de l'autre autiste de Gordon Freeman. D'ailleurs l'ensemble des doublages VO vaut le sacrifice de la langue française. De plus, on fait de multiples rencontres de personnages pourvus d'une personnalité bien marquée. Nous voilà ainsi plongés dans cet univers carcéral brutal au possible. C'est sombre, violent et un brin glauque. Et comme on est gâté par un level design soigné dans son atmosphère et varié - bien que la progression soit diablement linéaire - on entre avec aisance dans l'univers du jeu. Un univers qui mise sur le sentiment de survie et de danger omniprésent. Le soft est de plus bien mené dans sa progression, n'étant pas découpé en niveau et évoluant par tâches successives qu'il faudra accomplir avec attention. On nous réserve quelques petits retournements de situations et de quoi nous tenir en haleine au maximum. Le joueur aura même l'opportunité d'accepter ou pas de petits boulots annexes. Ceci étant dit, on reste dans un jeu d'action, et en règle générale, il suffit d'avancer sans trop se poser de question sur le comment et le pourquoi. Ce qui est peut-être un peu dommage d'ailleurs.

Certaines actions basculent la caméra en vue à la troisième personne.

Chronicles Of Riddick parvient très rapidement à faire la démonstration de sa capacité d'immersion. D'abord il n'y a pas de HUD dans le jeu, aucun affichage encombrant à l'écran, même pas de réticule de visée auquel se substitue le viseur laser des armes. C'est strictement la même chose, mais en bien plus crédible. Ensuite, chose rarissime dans un FPS, on a vraiment la sensation d'avoir un corps, et un corps massif. Cela se ressent dans les balancements de la caméra ou dans le fait qu'on puisse observer ses petites gambettes, ou plus encore dans certaines actions qui placent la caméra en vue à la troisième personne. Lorsqu'on monte sur une échelle ou que l'on se suspend par exemple. Le résultat fait assez penser à Splinter Cell pour ceux qui ont pu le pratiquer. Mais ce qui joue un rôle encore plus important dans cette sensation, c'est l'importance de vos poings et du corps à corps. On ne passe pas tout son temps à mitrailler à tout va dans TCoREFBBDC, on colle aussi plein de mandales qui varient selon la direction appliquée lors du clic gauche, le droit servant à bloquer les attaques. En temps normal, s'il y a bien un truc qui s'avère pénible dans un FPS, c'est le corps à corps. Riddick est clairement l'exception qui confirme la règle, au point que l'on en vient à éviter de se servir d'une arme autant que possible. Et puis c'est tellement drôle de voir la tronche du mec en face se tuméfier un peu plus à chaque patate... meuh non je suis pas un garçon violent. Et il y a mieux, les contre-attaques à l'arme à feu. Il suffit de s'approcher d'un garde et lorsqu'il lève son arme pour vous descendre, hop, un petit clic bien calculé et on retourne le canon contre lui. Ah ben je vous ai prévenu que c'est pas un rigolo ce monsieur.

Les éclairages sont toujours superbes.

Et c'est pas fini. Comme je le disais, les combats à l'arme à feu ne sont pas l'essentiel du jeu. C'en est une bonne part bien sûr et on peut d'ailleurs très bien passer sont temps à les utiliser, mais ce serait passer à côté de possibilités d'infiltration particulièrement bien maîtrisées. Riddick a un don, il voit dans le noir, aussi bien qu'un chat mais en nettement moins mignon. Il suffit pour cela d'activer sa vision nocturne. Si vous ajoutez le fait que l'on puisse s'accroupir et marcher en toute discrétion, vous comprenez que c'est là qu'on commence à vraiment se marrer en tournant autour de gardes perdus dans l'obscurité. Zou, je me faufile derrière et clac, un tour complet de la tête... Mais non je suis pas violent arrêtez à la fin. C'est à vous de voir comment vous avez envie de vous y prendre et pour une fois que l'option infiltration n'est pas bâclée, autant en profiter, parce que franchement, c'est jouissif. Ceci dit la médaille a son revers et lorsque vous évoluez dans le noir complet avec vos yeux de félin cruel, mieux vaudra éviter de vous trouver dans le faisceau lumineux d'un ennemi, car cette surabondance soudaine de lumière vous aveuglera bel et bien, ce qui n'est jamais une très bonne chose, surtout si on sait que la lampe qui vous éblouit pendouille généralement sous le canon d'un gros calibre.

Il arrive que l'IA ne fasse plus preuve de son côté artificiel qu'intelligent.

Avec tout ça, TCoREFBBDC est une vraie petite bouffée d'air frais dans le FPS, enfin bon, vu l'ambiance c'est plutôt une bouffée d'air putride mais c'est pas très vendeur comme expression. Malgré tout, Riddick n'est pas parfait. Il a pour lui sa réalisation, son atmosphère dense et son gameplay original mais un ou deux petits bidules peuvent chiffonner les esprits chagrins. D'abord il est assez court puisqu'on découvre la fin en une dizaine d'heures. Et point ici de mode multijoueur. On pourra toujours prendre plaisir à le refaire en mode commentaire, alors on ne sera pas trop méchant. Vient ensuite l'IA, un peu en dents de scie je dois dire. D'un côté, on peut noter des comportements très naturels, aussi bien dans les attitudes banales que dans la façon dont les ennemis savent se mettre à couvert et même fuir à l'occasion. D'un autre côté, on voit tout le contraire, des mecs un peu suicidaires ou qui tardent curieusement à réagir lorsque vous débarquez dans leur petite vie qui va du coup vite prendre fin. Etrange. En ce qui me concerne, j'ai également eu quelques soucis de plantages intempestifs avec retour au bureau, plantages que je ne m'explique pas encore d'ailleurs, mais mieux vaut le signaler. Enfin, ne boudons pas notre joie cependant, The Chronicle Of Riddick : Escape From Butcher Bay - Developer's Cut, c'est bon, c'est original et c'est beau. Alors on fonce.

Les notes
  • Graphique 18 /20

    A grands renforts de pixel shaders et de normal mapping et plein d'autres trucs, le moteur de Riddick est une petite bombe qui tient la dragée haute aux ténors du moment. Les ombres sont bluffantes, les visages et les modèles 3D extrêmement détaillés et les textures tendent vers le photo-réalisme. Et puisque tout cette débauche de puissance est mise au service d'un design séduisant, on ne peut qu'être heureux en dépit d'un ou deux petits bugs.

  • Jouabilté 18 /20

    Riddick se paie le luxe d'être immersif et d'offrir un gameplay original qui mise beaucoup sur le corps et la discrétion, sans pour autant léser le joueur plus adepte de la grosse artillerie. S'il est dommage qu'il se montre si linéaire, il compense ce petit reproche par une ambiance travaillée.

  • Duree 14 /20

    10 heures environ, un peu juste tout de même. Le mode commentaire vaut le coup, en revanche, nombreux seront les joueurs que la collection de paquets de clopes en vue de débloquer des goodies risque de laisser de marbre.

  • Son 17 /20

    Une bande-son hollywoodienne qui nous gave les cages à miel de thèmes magistraux et dynamiques. Le doublage n'est pas en reste avec un Richard B. Riddick laconique et sombre à souhait mais également de nombreux autres personnages doublés par des acteurs de talent, dont Dwight Shultz, alias Looping dans l'Agence Tout Risques (si, si sans dec').

  • Scénario 15 /20

    Le jeu n'étant pas découpé en niveaux suivant la mode actuelle, on se laisse facilement emporter par le scénario pas extraordinaire mais sympathique. Mais c'est surtout l'ambiance qui "enchante".

Faire l'un des meilleurs FPS du moment à partir d'une licence, qui plus avec un jeu issu du monde console, ce n'était pas un pari gagné d'avance, mais grâce à Starbreeze et à un Vin Diesel qui s'est lui-même investi dans le projet, le résultat est là. Nanti d'une réalisation à couper le souffle et surtout d'un gameplay pas banal, The Chronicles Of Riddick est une véritable réussite et se hisse dans le top des shooters du moment.

Profil de Dinowan
L'avis de Dinowan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
03 février 2005 à 18:00:00
18/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (78)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
17/ 20
Mis à jour le 03/02/2005 Voir l'historique
PC Action FPS Vivendi Universal Games Starbreeze Studios
  • Partager cette page :
pas d'image
AvantArrière
  • Accueil
  • Tests (1)
  • News (4)
  • Vidéos (2)
  • Images (23)
  • Wiki / ETAJV
  • Downloads (2)
  • Wallpapers (2)
  • Forum
HISTORIQUE DES ARTICLES
  • Test : The Chronicles Of Riddick : Escape From Butcher Bay - Developer's Cut sur PC
    -
    PC
Boutique
  • The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay - Developer's Cut PC
    29.00 € Neuf
    2.94 € Occasion
Mettre en valeur Masquer

Vous pouvez mettre en valeur les zones que vous désirez ainsi que noircir les zones que vous désirez cacher.