Remontons une fois de plus le temps, alors que nous sommes actuellement au début des années 80, réglons la machine sur 1955, en visant un américain venu s'installer au Japon, David Rosen qui fondera la société Rosen Enterprises qui s'appropriera une société plus ancienne, Standard Games. A ses débuts, Rosen Enterprises donne dans l'exportation d'oeuvres d'arts avant de se tourner vers une toute autre activité, l'importation de cabines photomatons et autres jeux mécaniques répondant aux principes du "Coin Up". C'est à ce moment là justement qu'elle prendra le nom de Sega, suite à la fusion de Rosen, contraction du nouveau nom de Standard Games, devenu Service Games Of Japan. Ca va, vous suivez ? J'espère parce que c'est pas fini, car Rosen s'offre également une société dont la spécialité était originalement les juke-box, du coup, il gagne un paquet d'ouvriers et pas mal d'usines à travers le Japon. Bon, ça, c'est en 1965, l'année au cours de laquelle Rosen décida d'être plus qu'un simple importateur, devenant lui-même producteur de jeux mécaniques. Le premier à sortir en 1967 de ses usines toutes fraîches sera Periscope. Un simulateur de combat sous-marin qui se pratique avec un... périscope. Gros succès aussi bien au Japon qu'aux USA où Rosen exportera le produit. En 1969, Gulf And Western Industries rachètent la firme, marquant le début d'un réel penchant pour les jeux vidéo à travers l'arcade.
A partir de 1970, Sega se tourne en toute logique vers l'Atari VCS2600 mais peine grandement à se faire remarquer avec des productions mineures même si quelques perles percent tout de même comme Frogger ou Zaxxon qui finiront par lui faire connaître le succès et lui permettre de sortir sa propre machine, le SG 1000... qui fut un cuisant échec, de même que son successeur le SG 3000. De plus, la firme subit de plein fouet le retour de bâton de 1984, le crash pousse Gulf & Western Industries à retirer ses billes, Sega sera repris alors par Bally et un groupe d'investisseurs nippons qui placeront à sa tête 2 personnes bien connues : Yu Suzuki et Yuji Naka. En 1985, Sega retente sa chance sur le marché des machines de salon avec la Mark III qui réalise de bonnes ventes sur l'archipel. Encouragés par l'énorme succès de Nintendo, ils essaient logiquement de conquérir les Etats-Unis. Pour l'occasion, on rebaptise la machine en Master System et on lui fait un look tout neuf. Mais les débuts sont difficiles, Sega doit affronter Nintendo qui s'est mangé près de 90 pour cent du marché US en 1986 ! Il leur sera plus facile de se faire une place en Europe l'année suivante où 30 pour cent du marché sont encore à pourvoir. Tout comme sur NES, divers accessoires feront leur apparition tel l'indispensable pistolet ou une paire de lunettes 3D, formidable outil pour qui souhaite apprendre à loucher en moins de 46 secondes.
Domination sans partage
La guerre est ouverte, même si dans un premier temps comme on le voit elle est clairement dominée par Nintendo. Sega peine à faire face à la suprématie de son concurrent et commet quelques impairs en refusant de collaborer avec les éditeurs tiers, ainsi, le parc de jeu Master System se cantonne à des titres estampillés, Sega, certes ils sont de grande qualité, mais ils sont peu nombreux. Ironie du sort, bien des années plus tard, c'est Nintendo qui sera confronté à ce problème en raison d'éditeurs lassés de ses méthode tyranniques (exclusivités contraintes et coûts de développement accrus).
Et cet affrontement ira même se jouer dans nos poches. En 1989, Nintendo accouche de la Game Boy (enfin DU Game Boy si on veut respecter la nomenclature officielle). Cette première console nomade mise au monde par Gunpei Yokoi va rencontrer un succès qu'il n'est plus utile de décrire. Sega suit une nouvelle fois l'exemple et lance la Game Gear en 1990 qui a la particularité d'être en couleur (4096 couleurs dont 32 affichables) et d'offrir une compatibilité avec les jeux Master System. Hélas elle a surtout la particularité d'être une abominable mangeuse de piles et d'être pourvue d'un écran de piètre qualité recouvert d'un plastique qui finissait rapidement par se trouver irrémédiablement altéré. Là encore, Nintendo a vaincu, ce qui sera toujours le cas dans le domaine des consoles portables jusqu'à aujourd'hui.
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Sega : du photomaton à la Mark III
Remontons une fois de plus le temps, alors que nous sommes actuellement au début des années 80, réglons la machine sur 1955, en visant un américain venu s'installer au Japon, David Rosen qui fondera la société Rosen Enterprises qui s'appropriera une société plus ancienne, Standard Games. A ses débuts, Rosen Enterprises donne dans l'exportation d'oeuvres d'arts avant de se tourner vers une toute autre activité, l'importation de cabines photomatons et autres jeux mécaniques répondant aux principes du "Coin Up". C'est à ce moment là justement qu'elle prendra le nom de Sega, suite à la fusion de Rosen, contraction du nouveau nom de Standard Games, devenu Service Games Of Japan. Ca va, vous suivez ? J'espère parce que c'est pas fini, car Rosen s'offre également une société dont la spécialité était originalement les juke-box, du coup, il gagne un paquet d'ouvriers et pas mal d'usines à travers le Japon. Bon, ça, c'est en 1965, l'année au cours de laquelle Rosen décida d'être plus qu'un simple importateur, devenant lui-même producteur de jeux mécaniques. Le premier à sortir en 1967 de ses usines toutes fraîches sera Periscope. Un simulateur de combat sous-marin qui se pratique avec un... périscope. Gros succès aussi bien au Japon qu'aux USA où Rosen exportera le produit. En 1969, Gulf And Western Industries rachètent la firme, marquant le début d'un réel penchant pour les jeux vidéo à travers l'arcade.
A partir de 1970, Sega se tourne en toute logique vers l'Atari VCS2600 mais peine grandement à se faire remarquer avec des productions mineures même si quelques perles percent tout de même comme Frogger ou Zaxxon qui finiront par lui faire connaître le succès et lui permettre de sortir sa propre machine, le SG 1000... qui fut un cuisant échec, de même que son successeur le SG 3000. De plus, la firme subit de plein fouet le retour de bâton de 1984, le crash pousse Gulf & Western Industries à retirer ses billes, Sega sera repris alors par Bally et un groupe d'investisseurs nippons qui placeront à sa tête 2 personnes bien connues : Yu Suzuki et Yuji Naka. En 1985, Sega retente sa chance sur le marché des machines de salon avec la Mark III qui réalise de bonnes ventes sur l'archipel. Encouragés par l'énorme succès de Nintendo, ils essaient logiquement de conquérir les Etats-Unis. Pour l'occasion, on rebaptise la machine en Master System et on lui fait un look tout neuf. Mais les débuts sont difficiles, Sega doit affronter Nintendo qui s'est mangé près de 90 pour cent du marché US en 1986 ! Il leur sera plus facile de se faire une place en Europe l'année suivante où 30 pour cent du marché sont encore à pourvoir. Tout comme sur NES, divers accessoires feront leur apparition tel l'indispensable pistolet ou une paire de lunettes 3D, formidable outil pour qui souhaite apprendre à loucher en moins de 46 secondes.
Domination sans partage
La guerre est ouverte, même si dans un premier temps comme on le voit elle est clairement dominée par Nintendo. Sega peine à faire face à la suprématie de son concurrent et commet quelques impairs en refusant de collaborer avec les éditeurs tiers, ainsi, le parc de jeu Master System se cantonne à des titres estampillés, Sega, certes ils sont de grande qualité, mais ils sont peu nombreux. Ironie du sort, bien des années plus tard, c'est Nintendo qui sera confronté à ce problème en raison d'éditeurs lassés de ses méthode tyranniques (exclusivités contraintes et coûts de développement accrus).
Et cet affrontement ira même se jouer dans nos poches. En 1989, Nintendo accouche de la Game Boy (enfin DU Game Boy si on veut respecter la nomenclature officielle). Cette première console nomade mise au monde par Gunpei Yokoi va rencontrer un succès qu'il n'est plus utile de décrire. Sega suit une nouvelle fois l'exemple et lance la Game Gear en 1990 qui a la particularité d'être en couleur (4096 couleurs dont 32 affichables) et d'offrir une compatibilité avec les jeux Master System. Hélas elle a surtout la particularité d'être une abominable mangeuse de piles et d'être pourvue d'un écran de piètre qualité recouvert d'un plastique qui finissait rapidement par se trouver irrémédiablement altéré. Là encore, Nintendo a vaincu, ce qui sera toujours le cas dans le domaine des consoles portables jusqu'à aujourd'hui.
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